Défouloir


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provence26
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poésies

Message par provence26 le Mer 8 Jan - 17:23




Les Loups

Nous n'avions pour eux aucune haine.

Ils faisaient métier de loups

Comme nous faisions métier d'hommes.

Ils étaient créatures de Dieu.

Comme nous.

Ils étaient nés prédateurs.

Comme l'homme.

Mais ils étaient restés prédateurs,

Alors que l'homme était devenu destructeur.

Paul-Emile Victor.









Le Loup vexé



Un loup sous la pluie,

Sous la pluie qui mouille.

loup sans parapluie,

pauvre loup gribouille.

Est-ce qu'un loup nage?

Entre chien et loup,

sous l'averse en rage,

un hurluberloup?

Le loup est vexé

parce qu'on prétend

que par mauvais temps

un loup sous la pluie

sent le chien mouillé.


Claude Roy.







Le loup moraliste


Un loup, à ce que dit l’histoire,
Voulut donner un jour des leçons à son fils,
Et lui graver dans la mémoire,
Pour être honnête loup, de beaux et bons avis.
« Mon fils, lui disait-il, dans ce désert sauvage,
A l’ombre des forêts vous passez vos jours ;
Vous pourrez cependant avec de petits ours
Goûter les doux plaisirs qu’on permet à votre âge.
Contentez-vous du peu que j’amasse pour vous,
Point de larcin : menez une innocente vie ;
Point de mauvaise compagnie ;
Choisissez pour amis les plus honnêtes loups ;
Ne vous démentez point, soyez toujours le même ;
Ne satisfaites point vos appétits gloutons :
Mon fils, jeûnez plutôt l’avent et le carême,
Que de sucer le sang des malheureux moutons ;
Car enfin, quelle barbarie,
Quels crimes ont commis ces innocents agneaux ?
Au reste, vous savez qu’il y va de la vie :
D’énormes chiens défendent les troupeaux.
Hélas ! Je m’en souviens, un jour votre grand-père
Pour apaiser sa faim entra dans un hameau.
Dès qu’on s’en aperçut : O bête carnassière !
Au loup ! s’écria-t-on ; l’un s’arme d’un hoyau,
L’autre prend une fourche ; et mon père eût beau faire,
Hélas ! Il y laissa sa peau :
De sa témérité ce fut le salaire.
Sois sage à ses dépens, ne suis que la vertu,
Et ne sois point battant, de peur d’être battu.
Si tu m’aimes, déteste un crime que j’abhorre. »
Le petit vit alors dans la gueule du loup
De la laine, et du sang qui dégouttait encore :
Il se mit à rire à ce coup.
Comment, petit fripon, dit le loup en colère,
Comment, vous riez des avis
Que vous donne ici votre père ?
Tu seras un vaurien, va, je te le prédis :
Quoi ! Se moquer déjà d’un conseil salutaire !
L’autre répondit en riant :
Votre exemple est un bon garant ;
Mon père, je ferai ce que je vous vois faire.
Tel un prédicateur sortant d’un bon repas
Monte dévotement en chaire,
Et vient, bien fourré, gros et gras,
Prêcher contre la bonne chère.

Voltaire.







Le Renard, le Loup, et le Cheval

Un renard, jeune encor, quoique des plus madrés,
Vit le premier Cheval qu'il eût vu de sa vie.
Il dit à certain Loup, franc novice : Accourez
Un animal paît dans nos prés,
Beau, grand ; j'en ai la vue encor toute ravie.
Est-il plus fort que nous ? dit le Loup en riant.
Fais-moi son Portrait, je te prie.
Si j'étais quelque Peintre ou quelque Etudiant,
Repartit le Renard, j'avancerais la joie
Que vous aurez en le voyant.
Mais venez. Que sait-on ? peut-être est-ce une proie
Que la Fortune nous envoie.
Ils vont ; et le cheval, qu'à l'herbe on avait mis,
Assez peu curieux de semblables amis,
Fut presque sur le point d'enfiler la venelle.
Seigneur, dit le Renard, vos humbles serviteurs
Apprendraient volontiers comment on vous appelle.
Le Cheval, qui n'était dépourvu de cervelle,
Leur dit : Lisez mon nom, vous le pouvez, Messieurs :
Mon Cordonnier l'a mis autour de ma semelle.
Le Renard s'excusa sur son peu de savoir.
Mes parents, reprit-il, ne m'ont point fait instruire ;
Ils sont pauvres et n'ont qu'un trou pour tout avoir.
Ceux du Loup, gros Messieurs, l'ont fait apprendre à lire.
Le Loup, par ce discours flatté,
S'approcha ; mais sa vanité
Lui coûta quatre dents : le Cheval lui desserre
Un coup ; et haut le pied. Voilà mon Loup par terre
Mal en point, sanglant et gâté.
Frère, dit le Renard, ceci nous justifie
Ce que m'ont dit des gens d'esprit :
Cet animal vous a sur la mâchoire écrit
Que de tout inconnu le Sage se méfie.

Jean de La Fontaine






Les Loups et les Brebis

Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C’était apparemment le bien des deux partis ;
Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté ni pour les pâturages,
Ni d’autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir qu’en tremblant de leurs biens.
La paix se conclut donc on donne des otages ;
Les Loups leurs Louveteaux et les Brebis leurs Chiens.
L’échange en étant fait aux formes ordinaires
Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
lls vous prennent le temps que dans la Bergerie
Messieurs les Bergers n’étaient pas,
Etranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens qui sur leur foi reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu’à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux un seul n’en échappa.
Nous pouvons conclure de là
Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi,
J’en conviens mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi .

Jean de La Fontaine.





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poésies pour vous

Message par provence26 le Mer 8 Jan - 17:24





L'écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au dessus de l'écureuil;
Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l'écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière
Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.


Maurice Carême.






L'écureuil

Dans le tronc d'un platane
Se cache une cabane.
Un petit écureuil
Est assis sur le seuil.
Il mange des cerises,
Tricote une chemise;
Recrache les noyaux,
Se tricote un maillot;
Attaque les noisettes,
Fait des gants, des chaussettes.
Qu'importe s'il fait froid !
Tant pis si vient l'hiver !
Une maille à l'endroit,
Une maille à l'envers :
L'écureuil, fort adroit,
Se fait des pull-overs.

Jean-Luc Moreau.







Savez-vous pas

Savez-vous pas quelque douce retraite,
Au fond des bois, un lac au flot vermeil,
Où des palmiers la grande feuille arrête
Les bruits du monde et les traits du soleil
Oh ! je voudrais, loin de nos vieilles villes,
Par la savane aux ondoyants cheveux,
Suivre, en rêvant, les écureuils agiles,
Et voir sauter, sur les branches mobiles,
L'ara de pourpre et les bengalis bleus !

Savez-vous pas, sur les plages lointaines
Où n'ont jamais passé les matelots,
Une île heureuse aux suaves haleines,
Bouquet de fleurs effeuillé sur les flots ?
Oh ! je voudrais, seul avec ma pensée,
Jetant au vent la poussière des jours,
Sentir mon âme aux vagues balancée,
Et m'endormir sur l'onde cadencée
Comme un enfant que l'on berce toujours !

Savez-vous pas, loin de la froide terre,
Là-haut ! là-haut ! dans les plis du ciel bleu,
Un astre d'or, un monde solitaire
Roulant en paix sous le souffle de Dieu ?
Oh ! je voudrais une planète blonde,
Des cieux nouveaux, d'étranges régions,
Où l'on entend, ainsi qu'un vent sur l'onde,
Glisser la nuit, sous la voûte profonde,
Le char brillant de constellations !

Où fuir ? où fuir ? Par les routes humaines
Le sable est dur et le soleil est lourd.
Ma bouche ardente a tari les fontaines
Et l'arbre est mort où j'ai cueilli l'amour.
Oh ! je voudrais, loin du temps et des choses,
Débarrassé de tout lien charnel,
Courir joyeux dans les métamorphoses,
Puis me plonger à la source des causes,
Où l'Infini flotte dans l'Éternel

Louis Bouilhet.

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citations zen

Message par provence26 le Ven 10 Jan - 21:09

Citations Zen

« Bouddha, celui qui causait avec le silence. » (E.Ribas)

« C’est lui qui ouvrira les portes du désespoir. » (E.Ribas)

« Il écrivit ses lois sur le vent. » (E.Ribas)


§ Le corps est l’étui fragile qui, durant un certain nombre d’années, renferme ton âme.(Bouddha)

§ La seule loi de l’univers qui ne soit pas soumise au changement est que tout change, tout est impermanent. (Bouddha)

§ L’homme qui, au lieu de mettre de l’huile dans sa lampe, l’alimente avec de l’eau, ne dissipera pas les ténèbres qui l’entourent. (Bouddha)

§ La force est l’arme de ceux qui ont tort. (Bouddha)

§ N’interrogez pas le silence car il est muet… c’est en nous même que nous devons chercher la délivrance.(Bouddha)

§ Les hommes dès qu’ils naissent sont exposés à la mort. Jeunes et vieux, ignorants et savants, tous mourront. Ce n’est ni par les plaintes, ni par le désespoir que l’on atteint à la paix de l’âme.

La mort est sourde, elle n’entend pas la voix de l’amour.

Celui qui désire la paix du cœur doit arracher de sa blessure la flèche de la peine, la plainte et la lamentation...

La mort est la suprême solution, c’est le chemin qui mène à la perfection et à la paix(Bouddha)

§ Rien n’échappe à la censure des hommes ; ils critiquent celui qui demeure silencieux, ils blâment celui qui parle, ils murmurent contre celui qui prêche la voie droite. Mais cela importe peu ; faites le bien et laissez parler les autres ! (Bouddha)
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poésies pour vous

Message par provence26 le Sam 11 Jan - 18:59


Hiver

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège;
De leur œil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.


Guy de Maupassant.














Il neige

Il neige, il neige,
De gros flocons
Comme du coton,
Qui tombent sur les toits tout blancs,
Et les petits oiseaux peureux
Se pelotonnent entr'eux
Avec des airs frileux,
En fermant les yeux.
Il neige, il neige,
Tout est couvert d'un blanc manteau de neige !

Il neige, il neige,
Comme il fait froid
Par les durs frimas,
Qui glacent nos âmes d'effroi !
Et se sentant très malheureux
Les jeunes cœurs amoureux,
Deux à deux
Se réchauffent entr'eux.
Il neige, il neige,
Tout passe, tout s'efface sous la neige !

Hermann Bemberg






https://youtu.be/Hnbyga7hCz0






La tendresse


On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y´en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l´histoire
Et s´en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n´en est pas question
Non, non, non, non
Il n´en est pas question

Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l´amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L´amour ne serait rien
Non, non, non, non
L´amour ne serait rien

Un enfant vous embrasse
Parce qu´on le rend heureux
Tous nos chagrins s´effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l´amour
Règne l´amour
Jusqu´à la fin des jours

Marie Laforêt.




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Message par nicou le Dim 12 Jan - 14:16

Merci Provence...J'aime beaucoup Marie Laforêt...
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les fleurs ma passion

Message par provence26 le Dim 12 Jan - 17:08







La Lavande vraie ou officinale
Antistress ,calmante , sédative et antidéprime
La lavande est aussi cicatrisante et régénérante pour la peau.
Antiseptique général,elle est aussi un décontractant
musculaire
Un antidouleurs et est antispasmodique.
Idéale contre les insomnies , irritabilités , anxiétés et stress,
ainsi que leurs manifestations
Tachycardie,asthme d'origine nerveuse ,douleurs digestives ,
maux de têtes,nausées,vomissements

La lavande est essentielle également concernant
les affections et infections de la peau
acné,allergie,brûlure (y compris feu de rasoir )
cicatrice,eczéma,escarre,démangeaisons,infections , piqûres.






Une place pour l’hortensia
Les jardins de bord de mer affichent tous des
hortensias Hydrangea macrophylla et espèces proches
dans leur massif ou dans des haies embellies par leurs
ombelles denses roses, bleues ou mauves.
Et finalement, tous les jardins de France peuvent y
prétendre car l’hortensia sait s’adapter à des climats
plus frais. Cette plante tenant très bien en bac,
les terrasses et balcons peuvent aussi profiter
de sa floraison abondante
et de son large feuillage.
Il faudra juste s’assurer qu’elle ne reçoit pas trop
de soleil, l’idéal étant une exposition mi-ombre,
contre un mur orienté nord ou ouest.
L'hortensia atteint en moyenne une hauteur d’1m50.



Un peu de chaleur
L’hortensia préfère le climat doux de Bretagne et d’Anjou
où il peut supporter le plein soleil même en été.
C’est dans ces régions qu’il est le plus beau.
Dans celles où les hivers sont plus rigoureux,
il est nécessaire de prendre quelques précautions
un paillage à la base de la plante et un voile protecteur
pour mettre les jeunes pousses à l’abri des gelées.
Un sol sur mesure
Pour assurer à l’hortensia une bonne croissance et
une belle floraison, le mélange idéal de sol est
un quart de terre de jardin, un quart de sable,
un quart de terreau et le dernier quart
en terre de bruyére.
L’hortensia préfère un sol neutre ou légèrementacide
à un sol calcaire



La marguerite




Une plante de la famille des astéracées.
Elle est originaire d' Europe et les colons
lui feront traverser l' Atlantique.
Nom botanique: Chrysanthemum leucanthemum.
Il en existe au moins 140 variétés.
C'est une vivace fleurie à feuillage caduc.
Elle peut pousser jusqu'à 80 centimètres.
La marguerite n'est pas gélive.

On peut la planter en pots, bordure, massif.




Plantation et multiplication
Elle aime une terre ordinaire, même pauvre
et bien drainée

pousse souvent en talus.
Elle supporte le calcaire.
Son exposition favorite est le plein soleil.
Se plante au printemps au en automne.

On multiplie la marguerite par semis en Mars-Avril
ou par division de la touffe à la même
époque ou en fin de floraison.




Culture et entretien
L'entretien consiste à limiter
son extension en terrains riches.


Ennemis et maladies
La marguerite est très rustique
si elle n'a pas d'excès d'eau.
On cherche souvent à la détruire lorsqu'elle
devient envahissante dans un pâturage.


En cuisine

Les feuilles jeunes et fraîches de marguerite
se consomment en salade.


En médecine
On utilise les fleurs séchées en infusion.
La marguerite possède des propriétés antispasmodiques, calmantes, digestives, astringentes tout comme
la camomille de la même famille.



L'Arum
Une plante de la famille des aracées.
Elle est originaire d' Afrique du sud.
Nom botanique: zantedeschia.
C'est une plante vivace à tubercules .
Son feuillage est caduc à semi-persistant.
Sa taille est de l'ordre de 1 mètre.
Cette plante est rustique au gel -14°C
pour les variétés blanc.
On plante l’arum dans un massif ou
près d'un bassin, en sous-bois ou en pot.





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les fleurs que j'aime

Message par provence26 le Dim 12 Jan - 17:10

tres beaux textes sur l'amitié

Magnifique texte sur l'amitié ** les roses de l'amitié *

Les roses de l'amitié




L'amitié

Un ami , Qu'est-ce qu'un ami
Je vais vous le dire.
C'est une personne
Avec qui vous pouvez mettre votre coeur à nu.
Il ne demande de vous aucun artifice;
il vous suffit d'être ce que vous êtes.
Il ne vous demande pas d'être meilleur ou pire.

Quand vous êtes avec lui, vous savez ce qu'un prisonnier
Ressent quand on le déclare innocent.
Vous n'avez pas à être sur vos gardes.
Vous pouvez dire ce que vous pensez.
Il comprend les contradictions de votre nature qui amènent
Souvent d'autres personnes à vous mal juger.
En compagnie d'un ami, vous respirez librement.

Vous pouvez lui avouer vos petites vanités,
Envies, haines, méchancetés et absurdités.
En les dévoilant, vous les noyez dans l'océan de sa loyauté.
Il vous comprend, il vous comprend vraiment.

Vous pouvez pleurer avec lui, pécher avec lui,
Rire avec lui, prier avec lui.
Et à travers tout ça, il vous voit,
Il vous connaît et il vous aime.

Un ami? Qu'est-ce qu'un ami?
C'est tout simplement une personne
Avec qui vous osez être vous-mêmes.



https://youtu.be/2ICFtXx546A   écouter





L'amitié

Une amitié est comme une fleur.
Elle naît et s'épanouit en douceur.
Elle peut durer une vie, pour toujours.
Où s'arrêter et se faner, en un jour.
Une amitié c'est donner, beaucoup de soi.
Ne jamais rien demander en retour.
C'est être toujours présent, toujours là.
Le faire avec plaisir, beaucoup d'amour.
Une amitié est une qualité qui se fait rare.
Qu'il ne faut jamais ranger au fond d'un placard.
Il faut la conserver, la garder, près de son coeur,
Pour qu'elle nous apporte douceur et bonheur.
L'amitié c'est d'être sincère sans détour,
Une confiance que l'on espère, pour toujours.
L'amitié la plus profonde, comme un frère,
Rebute les paroles meurtrières.
Une amitié c'est être discret, silencieux.
Elle se partage en groupe, ou même à deux.
C'est la joie de rencontrer, de vraies personnes,
ou amitié, fidélité, sincérité , ces mots résonnent.

Max Alexis

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poésies choisies pour vous

Message par provence26 le Lun 13 Jan - 17:42






L'hirondelle

elle tourne et virevolte, plongeant dans les tourbillons du vent
ambassadrice du ciel des prémices annonciatrices du printemps
elle s'efforce de s'échapper en fuyant les rigueur du mauvais temps
le ciel s'obscurcit s'habillant d'un épais manteau d'argent
des gouttes de pluie fines et glacées commencent leur clapotis
elle se réfugie dans les ruines protectrices de cette vieille tour
l'hirondelle atterri, éveillée et alerte sur une vieille pierre moussue
je ne peux détourner mon regard dans l'attente de son envol
quand la douceur de son chant se fera l'écho du retour du soleil
une légère chiquenaude du vent et voilà, elle a repris son ciel
volant plus haut et plus vite encore, voulant consolider son plan

jusqu'à que du triomphe de la chaleur, naît son retour sur nos terres







Rester sauvage

Dans l'herbe ou bien sur un rocher
l'été là haut dans un alpage
rester bien loin de mon sillage
n'essayer pas de m'approcher
comme un chalet ou un clocher
je fais parti du paysage,
moi je reste sauvage
et les chasseurs veulent me tuer
dans les sous-bois caché j'attends
l'hiver en vallée je descend
je serai là pour quelques mois
attendant que la neige fonde
pour me nourrir je vagabonde

voilà ma vie celle d'un chamois




J'aime pas les mots en ite

J'ai jamais aimé les hypocrites,
Ni d'ailleurs tout ce qui finit en ite:
Les pharyngites, les trachéites.
Encore moins les colites, j'évite.
Très souvent, je cogite et médite,
Et parfois même je périclite.
D'un seul coup, je me place en orbite
Pour chasser loin tous les conformistes,
Les opportunistes parasites.
J'aime pas du tout les amanites,
Les araignées, mouches et mites,
c'est tout simple,toujours je les évite.
Mais si survient une sinusite,
Je fais appel de façon fortuite
Au meilleur médecin que je mérite.
Suffit de prendre la potion prescrite!
Si je suis séduite, mon coeur palpite,
Mais gare si l'hypocrite en profite.
Tiens, je n'ai plus attrapé de bronchite!
Je n'aime toujours pas les mots en ite.
L'oesophagite, la méningite,
La rhinite, sont pour moi maudites.
Dans la vie, il faut mettre des limites
Et combattre ce qui est illicite.
Je milite contre les hypocrites,
La gastro-entérite et trachéite,
Alors, vous lecteurs, poètes d'élites,
Avez participé à la faillite
D'un texte non digne d'une érudite.
J'ai jamais aimé les hypocrites!




Les bienfaits du vin

Les épreuves ne nous épargneront jamais
Mais notre amour du vin sera toujours "présent".
Cela peut mal s'interpréter si j'abusais,
Les bienfaits du destin toujours nous plaisent.

Nos deux mains se croisant autour de notre verre,
Se joindront de joie, de bonheur et d'ivresse.
Nous ferons fi du chagrin et du tonnerre,
Le choix d'un breuvage fin étant tendresse.

Bacchus nous tend les bras: entrons donc dans la danse,
Voyons l'avenir d'un bel oeil émoustillé:
Avec discrétion, voyons toujours notre chance,
Jouissons du vin, notre très puissant allié.

Dès maintenant, avec enjouement suprême,
Partageons notre verre avec félicité,
Nos esprits, en concert, sauront que l'anathème
Ne provient pas du vin mais de l'absurdité.



Ode à mon lit

Il y a des matins ou plus rien ne m'importe,
Je n'ai qu'une envie ne pas ouvrir ma porte.
Sous la couette je suis, ne veut quitter mon lit,
Il est depuis toujours mon seul et grand ami.

Ne pensez pas pourtant que j'aime la paresse,
Pour mon lit j'ai toujours une grande tendresse.
Il connait tout de moi, mes secrets et mes joies,
De mes plus grands chagrins et tout ce qui foudroie.

Il n'a qu'un seul défaut c'est bien la jalousie.
Seize ans durant, nous deux, nous fûmes en aphasie.
Est venu mon amour, lit il a partagé,
Depuis ce jour, foutu , je n'y puis plus rester.

Il a changé de forme, il a fait un grand trou
Du côté du plus fort, n'ai plus de garde-fou.
Je pense aux jours bénis où j'avais tout mon lit
Pour flâner et rêver lorsque j'aurai vieillit.























Les mésanges à tête noire

lorsque le soleil se lève, même sur une aquarelle d'hiver
ou tout est mis en sourdine comme un demi-sommeil
j'ai regardé bien au-delà des profondeurs enneigées
les plumes hérissées par le vent froid de l'hiver
les mésanges se blottissaient les unes contre les autres
pourquoi restent-elle combattre les rigueurs glaciales ?
alors que d'autres bien plus gros, se sont envolés vers le sud
restent-elles ici pour connaître les frissons de la mort ?
il est aisé pour nous de penser que ce qui est petit est faible
pour seule réponse, elles me laissent entendre leurs chants mélodieux
accompagnées par le son de l'eau qui s'écoule vers le lointain
puis plantent leur tête, ébouriffant les plumes de leur poitrail
comme pour me prouver qu'elles connaissent le rigorisme hiémal







La sauvageonne

les étoiles devenues impitoyables dans leur manteau de nuit indigo
enveloppent la lumière sur ces cheveux noirs
le vent porte sa voix presque inaudible, mais plus mortelle que le chant d'une sirène captive de liberté
le loup l'accompagne, son hurlement porté par le maelström sifflant à travers les branches fléchies des arbres
dans ses yeux d'acier se reflète la lumière brisant les ténèbres comme deux diamants scintillants au soleil
sous les premières morsures des rayons de lune avalant l'obscurité, s'abandonne leur étreinte
le ciel pleurant les larmes qu'autrefois elle a versé dans la frayeur enfantine de son innocence
le parfum du temps s’attarde dans la fuite de ses doigts dans la créativité de sa nature instinctive
dans les cieux s'entendent les chant funestes des corbeaux comme des chuchotement d'ultimes vêpres
accroupie, désormais seule, ne poussant aucun cri, la rage se lisant dans le profond de son regard
dans la cupidité sauvage, chacun de ses mouvements devient subtil, presque naturel
la mort comme une braise attisée par la faim, se lit dans ses yeux, avant de frapper à mort sa proie
puis elle se réfugie dans son antre dans les murmures sourds d'un avenir de plus en plus incertain
l'enfant sauvage arrivera t-elle un jour à guérir ses blessures sans pour cela ré-ouvrir de vieilles cicatrices
repue, blottie tout contre la fourrure épaisse de ses frères loups, elle s'endort irrémédiablement







Prendre la mer

entends-tu mon cœur résonner tel un triste refrain
en mouvement hardi marin sus aux déferlantes
prélude de la musique sourde de mon chagrin
les tourments de ma vie dansant sur une valse lente

aux sons des cris des goélands, du chant des sirènes
je retourne à l'océan, venant à moi, charger de souvenirs
le vent du large claquant et sifflant sur la mer souveraine
combien bien seul dans l'ouragan n'ont pas pu revenir

solitaire, je déverse mes sanglots au flux de l'écume
dans les flots j'aime à fuir me multiples contraintes
s'envolant dans les airs, légers et aériens telle ma plume
je serai alors être heureux, pris dans son étreinte

doux souvenirs d'un jour naît au crépuscule d'un rêve
se refusant à moi dans le sommeil d'une mort annoncée
dans l'écho des soupirs de mon âme se meurt sur la grève
telle la douceur en sommeil d'une cantate inachevée


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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par nicou le Mar 14 Jan - 14:37

Merci Provence... 
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poésies choisies pour vous

Message par provence26 le Mer 15 Jan - 12:05






Comme le champ semé en verdure foisonne


Comme le champ semé en verdure foisonne,
De verdure se hausse en tuyau verdissant,
Du tuyau se hérisse en épi florissant,
D'épi jaunit en grain, que le chaud assaisonne :

Et comme en la saison le rustique moissonne
Les ondoyants cheveux du sillon blondissant,
Les met d'ordre en javelle, et du blé jaunissant
Sur le champ dépouillé mille gerbes façonne :

Ainsi de peu à peu crût l'empire romain,
Tant qu'il fut dépouillé par la barbare main,
Qui ne laissa de lui que ces marques antiques

Que chacun va pillant : connue on voit le glaneur
Cheminant pas à pas recueillir les reliques
De ce qui va tombant après le moissonneur.

Joachim du Bellay.







Aux arbres
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! - vous m’avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
L’étude d’un atome et l’étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, - je vous atteste, ô bois aimés du ciel! -
J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!
Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

Victor Hugo.






Beau poème pour le 1 er mai
Premier Mai
Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime !
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor Hugo.







Le Printemps

Dans les cieux que son orbe dore,
Le soleil monte radieux;
Sous ses rayons on voit éclore
Tout un monde mystérieux.
La nature s'éveille et chante
Et s'emplit de tendres soupirs;
Partout la feuille frémissante
S'ouvre aux caresses des zéphirs.

La rose se penche, vermeille,
Tout auprès du lis embaumé,
Et, sur le trèfle blanc, l'abeille,
Vient puiser son miel parfumé.
Près de la source qui murmure
Sur son lit de cailloux brunis,
On entend dans chaque ramure
Le doux gazouillement des nids.

C'est le printemps, c'est la jeunesse,
C'est le réveil de l'univers;
C'est la mystérieuse ivresse
Qui frémit sous les arbres verts :
Et, puisqu'ici bas tout s'enivre,
Les oiseaux, les feuilles, les fleurs,
Enfants, vous qui vous sentez vivre,
A l'allégresse ouvrez vos cœurs.


Napoléon Legendre







Poème sur Dame Nature
Le Printemps


Les bourgeons verts, les bourgeons blancs
Percent déjà le bout des branches,
Et, près des ruisseaux, des étangs
Aux bords parsemés de pervenches,
Teintent les arbustes tremblants;

Les bourgeons blancs, les bourgeons roses,
Sur les buissons, les espaliers,
Vont se changer en fleurs écloses;
Et les oiseaux, dans les halliers,
Entre eux déjà parlent de roses;

Les bourgeons verts, les bourgeons gris,
Reluisant de gomme et de sève
Recouvrent l’écorce qui crève
Le long des rameaux amoindris;
Les bourgeons blancs, les bourgeons rouges,
Sèment l’éveil universel,
Depuis les cours noires des bouges

Jusqu’au pur sommet sur lequel,
O neige éclatante, tu bouges;
Bourgeons laiteux des marronniers,
Bourgeons de bronze des vieux chênes,
Bourgeons mauves des amandiers,
Bourgeons glauques des jeunes frênes,
Bourgeons cramoisis des pommiers,

Bourgeons d’ambre pâle du saule,
Leur frisson se propage et court,
A travers tout, vers le froid pôle,
Et grandissant avec le jour
Qui lentement sort de sa geôle,
Jette sur le bois, le pré,
Le mont, le val, les champs , les sables,
Son immense réseau tout prêt
A s’ouvrir en fleurs innombrables
Sur le monde transfiguré.

Auguste Angellier.














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poésies "les chats"

Message par provence26 le Jeu 16 Jan - 17:01






Le petit chat


C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.

Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

Quand il s'amuse,
Il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe; et dès lors il est à son affaire
Et l’on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.


Edmond Rostand.










Chat

Chat, chat, d'où viens-tu ?
Je viens du fond de la nuit,
je viens de jouer sans bruit
avec le vent et la lune.

Chat, chat, d'où viens-tu ?
Je viens d'aiguiser mes dents
à l'or du soleil levant
je l'ai cardé de mes griffes.

Chat, chat, d'où viens-tu ?
Je viens de lustrer mon corps
sous la pluie des gouttes d'or
et ma fourrure étincelle.

Chat, chat, d'où viens-tu ?
D'un pays silencieux
qui dort au fond de mes yeux
à l'abri de mes paupières.

Chat, chat, d'où viens-tu ?
D'un pays où je suis roi
moi, j'en viens, vous n'irez pas,
vous n'irez pas, demoiselle !


Louisa Paulin.










Le Chat

Au commencement,Dieu créa le chat à son image.
Et bien entendu, il trouva que c'était bien.
Et c'était bien d'ailleurs.

Mais le chat était paresseux.
Il ne voulait rien faire.
Alors, plus tard, après quelques millénaires,
Dieu créa l'homme.
Uniquement dans le but de servir le chat,
De lui servir d'esclave jusqu'à la fin des temps.

Au chat, il avait donné l'indolence et la lucidité;
À l'homme, il donna la névrose,
Le don du bricolage et la passion du travail.
L'homme s'en donna à cœur joie.
Au cours des siècles,
Il édifia toute une civilisation basée sur l'invention,
La production et la consommation intensive.

Civilisation qui n'avait en réalité
Qu'un seul but secret
Offrir au chat le confort, le gîte et le couvert.

Jacques Sternberg.








Le chat

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.

Cette voix qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a plus besoin de mots.

Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur,parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux!

Charles Baudelaire.










Le chat et le miroir


Philosophes hardis, qui passez votre vie
A vouloir expliquer ce qu'on n'explique pas,
Daignez écouter je vous prie,
Ce trait du plus sage des chats.
Sur une table de toilette
Ce chat aperçut un miroir ;
Il y saute, regarde, et d'abord pense voir
Un de ses frères qui le guette.
Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté.
Surpris, il juge alors la glace transparente,
Et passe de l'autre côté,
Ne trouve rien, revient, et le chat se présente
Il réfléchit un peu ; de peur que l'animal,
tandis qu'il fait le tour, ne sorte,
Sur le haut du miroir, il se met à cheval
deux pattes par içi, deux par là ; de la sorte
Partout il pourra le saisir.
Alors, croyant bien le tenir,
Doucement vers la glace il incline la tête,
Aperçoit une oreille, et puis deux à l'instant,
A droite, à gauche il va jetant
Sa griffe qu'il tient toute prête :
Mais il perd l'équilibre, il tombe et n'a rien pris.
Alors, sans davantage attendre,
Sans chercher plus longtemps ce qu'il ne peut comprendre,
Il laisse le miroir et retourne aux souris :
Que m'importe, dit-il, de percer ce mystère ?
Une chose que notre esprit,
Après un long travail, n'entend ni ne saisit,
Ne nous est jamais nécessaire.

Jean-Pierre Claris de Florian.










La chatte blanche


Chatte blanche, chatte sans taches,
Je te demande, dans ces vers,
Quel secret dort dans tes yeux verts,
Quel sarcasme sous ta moustache.
Tu nous lorgnes, pensant tout bas
Que nos fronts pâles, que nos lèvres
Déteintes en de folles fièvres,
Que nos yeux ne valent pas
Ton museau que ton nez termine,
Rose comme un bouton de sein,
Tes oreilles dont le dessin
Couronne fièrement ta mine.
Pourquoi cette sérénité?
Aurais-tu la clé des problèmes
Qui nous font frissonnant et blêmes,
Passer le printemps et l'été
Devant la mort qui nous menace,
Chats et gens, ton flair, plus subtil
Que notre savoir, te dit-il
Où va la beauté qui s'efface,
Où va la pensée, où s'en vont
Les défuntes splendeurs charnelles
Chatte, détourne tes prunelles
J'y trouve trop de noir au fond.

Charles Cros.





Le chat sous la fenêtre

Le chat sous la fenêtre
soulève sa petite patte
pour pouvoir sortir
et ses yeux grands ouverts
qui cherchent des regards
pour qu’il puisse l’ouvrir
Le chat sous la fenêtre
tapote doucement
avec son coussinet
sur quelques marguerites
qui se reflètent sur la vitre
derrière une ombre bleutée
Le chat sous la fenêtre
observe les oiseaux,
et d’un coup sec
s’envole dans le ciel
pour attraper le papillon
qui a pu s’échapper
La chat sous la fenêtre
d’un coup a disparu
Alors je regarde une corbeille de cerises
posée sur le vieux banc cassé
La petite patte n’est plus là
Le papillon vole un peu plus loin
J’entends le son du beau ruisseau qui coule au pied de ma maison
il n’y a plus qu’un grand rayon de soleil
qui traverse la fenêtre
Et c’est bientôt l’été

Elodie Santos.













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poésies choisies

Message par provence26 le Jeu 16 Jan - 17:02






L'aigle et le hibou

L'aigle et le chat-huant leurs querelles cessèrent,
Et firent tant qu'ils s'embrassèrent.
L'un jura foi de roi, l'autre foi de hibou,
Qu'ils ne se goberaient leurs petits peu ni prou.
Connaissez-vous les miens ?
dit l'oiseau de Minerve.
Non, dit l'aigle. Tant pis, reprit le triste oiseau :
Je crains en ce cas pour leur peau :
C'est hasard si je les conserve.
Comme vous êtes roi, vous ne considérez
Qui ni quoi : rois et dieux mettent,
quoi qu'on leur die,
Tout en même catégorie.
Adieu mes nourrissons, si vous les rencontrez.
Peignez-les-moi, dit l'aigle, ou bien me les montrez :
Je n'y toucherai de ma vie.
Le hibou repartit :«Mes petits sont mignons,
Beaux, bien faits, et jolis sur tous leurs compagnons
Vous les reconnaîtrez sans peine à cette marque.
N'allez pas l'oublier; retenez-la si bien
Que chez moi la maudite Parque
N'entre point par votre moyen.
Il advint qu'au hibou Dieu donna géniture.
De façon qu'un beau soir qu'il était en pâture,
Notre aigle aperçut d'aventure,
Dans les coins d'une roche dure,
Ou dans les trous d'une masure
Je ne sais pas lequel des deux,
De petits monstres fort hideux,
Rechignés, un air triste, une voix de Mégère.
Ces enfants ne sont pas, dit l'aigle, à notre ami.
Croquons-les. Le galant n'en fit pas à demi :
Ses repas ne sont point repas à la légère.
Le hibou, de retour, ne trouve que les pieds
De ses chers nourrissons, hélas ! pour toute chose.
Il se plaint; et les dieux sont par lui suppliés
De punir le brigand qui de son deuil est cause.
Quelqu'un lui dit alors .
N'en accuse que toi,
Ou plutôt la commune loi
Qui veut qu'on trouve son semblable
Beau, bien fait, et sur tous aimable.
Tu fis de tes enfants à l'aigle ce portrait :
En avaient-ils le moindre trait ?

Jean de La Fontaine.










Citation sur la tendresse

La vie est courte, même pour ceux qui vivent longtemps.
Il faut vivre pour quelques-uns qui vous connaissent,
vous apprécient, vous jugent et vous absolvent,
et pour lesquels on a même tendresse et indulgence.

Sarah Bernhardt.


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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par nicou le Jeu 16 Jan - 17:27

Merci gentille Provence... 
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poésies sur le printemps

Message par provence26 le Sam 18 Jan - 17:43




Lilas
La pluie larmoyante caresse ton parfum
aime le déséquilibre éphémère
des gouttelettes assoiffées de sève
À chaque pétale elle découvre ta beauté
symphonie d’unités réfractées
Les fleurs minuscules bleutées par la lumière
avancent comme un cortège
joyeux
dansent comme une valse
d’amour
Forsythias et pivoines couronnent cet instant
courtisent l’allégorie
Sous le sublime chapiteau de la nature
un voile parfumé fleurit notre chimère

Sybille Rembard.




===



Hymne au Printemps  https://youtu.be/MSa9Ri2oCaw    "écouter"

Les blés sont mûrs et la terre est mouillée,
Les grands labours dorment sous la gelée.
L'oiseau si beau, hier, s'est envolé ;
La porte est close sur le jardin  fané.

Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner,
Photos d'enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps ;

Mes cabanes d'oiseaux sont vidées,
Le vent pleure dans ma cheminée
Mais dans mon cœur je m'en vais composer
L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté.

Quand mon amie viendra par la rivière,
Au mois de mai, après le dur hiver,
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre...

Vois, les fleurs ont recommencé,
Dans l'étable crient les nouveaux-nés,
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée :

Les bourgeons sortent de la mort,
Papillons ont des manteaux d'or,
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté.

Félix Leclerc





La boîte à surprises.

Avril, dans mon coin de pays,
est souvent un hiver qui s'étire,
comme un gros chat qui n'en finit plus de se reposer.
On voudrait le voir déguerpir et inviter
monsieur Le Mai !

Les bulbes en ont assez de dormir.
Ils travaillent fort pour poindre du nez,
nous sourire malgré le froid qui les traumatise.

Et vlan! sans avertissement,
ils se font rhabiller de blanc
et claquer la porte au nez.
Soumis, ils retournent s'assoupir...

Le soleil, à l'oeil coquin tel un séducteur,
réussit à les amadouer par de douces
caresses improvisées.
Allez! réveillez-vous! nous avons un printemps à célébrer.

Crocus, muscaris et narcisses se bousculent à nouveau,
pour accéder aux premières loges tant convoitées.

La terre reprend ses couleurs.
Elle se maquille sans trop s'inquiéter de son allure.
Après tout, les yeux qui l'admirent ne
sont-ils pas fascinés
par ce nouveau miracle de la nature

Ah... avril dans mon coin de pays,
sera toujours une jolie boîte à surprises.

Céline Blondeau




VIVE LE PRINTEMPS
Premier sourire de Printemps.
*********************
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.
Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement, lorsque tout dort,
Il repasse les collerettes
Et cisèle les boutons d'or.
Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.
La nature au lit se repose,
Lui, descend au jardin désert
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril, tournant la tête,
Il dit "Printemps,tu peux venir"

Théophile Gautier.




Allez! réveillez-vous! nous avons un printemps à célébrer.


===

=


Le Printemps

Enfin la belle  Aurore, a tant versé de pleurs,
Que l'aimable Printemps nous fait revoir ses charmes ,
Il peint en sa faveur, les herbes et les fleurs,
Et tout ce riche Émail, est l'effet de ses larmes.
Cibèle que l'Hiver accablait de douleurs,
Et qui souffrait des vents les insolents vacarmes ;
Mêle parmi ses Tours, les plus vives couleurs,
Et triomphe à la fin par ces brillantes Armes.
Les Roses et les Lis, d'un merveilleux éclat,
Confondent la blancheur, au beau lustre incarnat ;
La Tulipe changeante, étale sa peinture,
Le Narcisse agréable, à l'Anémone est joint ;
Bref, tout se rajeunit ; tout change en la Nature,
Mais superbe Philis, mon sort ne change point.

Georges de Scudéry.





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Message par provence26 le Sam 18 Jan - 18:04


























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Message par Corsica le Sam 18 Jan - 18:29

BRAVO Provence,
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Message par provence26 le Mar 21 Jan - 20:25








vieillir

Quand on a tout perdu... la beauté, la jeunesse, la gaieté, la santé et le goût de l'amour.
Pourquoi désespérer?...
Il reste la tendresse,
il reste l'amitié et la beauté du jour
Inexorablement les jours fuient, le temps passe.
Mais quand le soleil luit sur nos épaules lasses
moins lourd semble à porter le poids de nos années,
hélas, il n'est pas tous de Méditerranée!
Bien sûr, l'hiver est triste et la pluie est maussade.
Le cœur se sent plus lourd quand souffle la tornade.
Mais un rire d'enfant chante par tous les temps.
Si le chant de l'oiseau ne revient qu'au printemps
il reste les petits à regarder grandir
et la rose en bouton qui va bientôt s'ouvrir.

Il reste à savourer la jeunesse des autres,
plutôt qu'à déplorer la perte de la nôtre.
Le bel âge est discret, il passe inaperçu,
on n'en conçoit le prix, que lorsqu'on l'a perdu.
Il ne faut jamais oublier que si nous avons le cœur jeune...
Les années n'ont pas d'emprise sur nous.


Frédéric MISTRAL





Dis-moi…. La vie

Vis ta vie, elle profitera de toi sinon
Vis-là aujourd’hui, elle a une date d’expiration
Vivre c’est aussi souffrir, mais être heureux
Pour bien vivre on a besoin des deux
On rencontre parfois des gens merveilleux
Mais on en rencontre aussi des ennuyeux
Qu’on se batte, qu’on pleure ou qu’on rit
Qu’on se laisse guider par nos envies
On sait, que c’est juste un passage
Ce que d’autres appellent un voyage
Que c’est avant tout pour nous, un destin
Que tout cela, nous conduira à une fin
La vie vaut la peine d’être vécue
Elle peut nous rendre heureux par surplus
Elle est belle, et j’y crois en notre vie
De plus, ses p’tits bonheurs sont gratuits
Si elle n’est pas toujours sereine, discrète
Notre conduite à nous est-elle parfaite
Puis la vie surtout, c’est notre histoire
C’est toutes ces choses que l’on aime voir
C’est notre reflet, c’est vraiment notre image
Nos vrais souvenirs, non pas un mirage

Texte Claude Marcel Breault 15-5-12




Mes Grands-Parents

L’été m’a abandonné
L’automne a pris sa place
Avec ses colories saisissants
Je contemple ces paysages qui s’offrent

À mes yeux bleues vieillissants
Je suis à l’automne de ma vie.
Mes cheveux sont tout ivoirins,
Je sais qui je suis et ce que je vaux.

Je ne porte plus de faux
J’ai encore bien des moyens.
Je profite de la vie qui m’est offerte.
Avec tout ce qui me reste.

À l’automne on émonde les arbres
J’ai perdu quelques dents.
A l’automne on sème de l’engrais
Je prends des multiples vitamines.

À l’automne on range les objets de l’été
J’ai mis mes talons hauts de côté.
L’automne est une belle saison,
Je suis encore et même plus magnifique
Comme la saison d’automne

Publié dans le Journal des ÉFA
Écrivains Francophones d’Amérique 2009







Autrefois, quand j’étais un enfant
Je me questionnais sur mes grands-parents
J’étais fasciné par un mot, la vieillesse
Alors qu’éternelle je croyais ma jeunesse

Je les regardais avec de grands yeux
En me disant, à quel âge devient-t-on vieux
Je me rappelle, j’en parlais à mon père
Qui avait dit… un jour on est tous des grands-pères

Alors, c’était donc ça devenir vieux
Je me sentais déjà un peu malheureux
Hélas ! Un jour j’ai vu les choses autrement
Je ne les regardais plus avec mes yeux d’enfant

Grand-mère était encore amoureuse
Et je trouvais que ses rides étaient joyeuses
Ses yeux semblaient toujours nous regarder
L’enfant que j’étais se sentait favoriser

Puis quand je regardais ses cheveux blancs
Ils étaient si beaux dans mes yeux d’enfant
Je trouvais mes grands-parents sages
J’avais presque hâte de vivre leur âge

On leur parlait, souvent on les embrassait
Ils recevaient tout ce que moi j’aimais
Aujourd’hui, j’ai enfin atteint cet âge
De ma vie je me rappelle toutes les images

Je remercie le ciel, d’avoir une bonne mémoire
Mais je souris souvent, devant mon miroir
Il me semble que mes rides sont joyeuses
Et que ma vie est vraiment délicieuse


Texte Claude Marcel Breault








"L'abeille et la fleur."




"Allez à vos champs et à vos jardins,
et vous apprendrez que c'est le plaisir
de l'abeille de butiner le miel de la fleur.
Mais, c'est aussi le plaisir de la fleur
de céder son miel à l'abeille.

Car, pour l'abeille,
la fleur est une source de vie.
Et, pour la fleur,
une abeille est une messagère d'amour.
Et, pour les deux,
abeille et fleur,
donner et recevoir le plaisir
sont un besoin et une extase."




- Khalil Gibran -


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poésies a méditer

Message par provence26 le Ven 24 Jan - 11:19





Le Ciel ****
Un homme, son cheval et son chien, marchaient sur une route. Ils passèrent près d'un arbre énorme. La foudre tomba sur cet arbre et tous les trois furent foudroyés.
Mais ce fut si soudain que l'homme ne se rendit pas compte tout de suite qu'il avait abandonné le monde. Et il continua son chemin avec ses deux animaux.
Et oui... les morts marchent souvent un certain temps avant de comprendre qu'ils sont bien morts.
La route était très longue. Ils grimpèrent sur une haute colline. Le soleil était brûlant. Ils étaient en sueur et assoiffés. Dans un virage ils virent un magnifique couloir de marbre. Il conduisait à une place pavée d'or. Un homme en gardait l'entrée. Le marcheur s'adressa à cet homme.
"Bonjour !" "Bonjour," répondit le gardien.
"Comment s'appelle ce si bel endroit ?" demanda le marcheur
"C'est le Ciel, " répondit le gardien.
Oh tant mieux ! Nous sommes arrivés au Ciel ! car nous avons si soif ! " Pouvons-nous entrer et boire ?"
Vous pouvez entrer et boire tant qu'il vous plaira. Et le gardien lui indiqua la source.
" Mais mon cheval et mon chien ont soif aussi...." ajouta l'homme.
"Je suis désolé, dit le gardien, mais ici on ne permet pas l'entrée aux animaux."
L'homme se leva, déçu, car il avait très soif, mais il ne voulait pas être seul à boire. Il remercia le gardien et continua son chemin. Après avoir marché un long moment, tous les trois, en montant une côte très pénible, ils arrivèrent devant une vieille porte qui donnait sur un chemin de terre planté d'arbres. A l'ombre d'un se ces arbres il y avait un homme couché, la tête couverte d'un chapeau. Il dormait probablement.
" Bonjour" dit le marcheur.
L'homme couché répondit par un geste de la main.
Le marcheur reprit : " Nos avons très soif, mon cheval,mon chien et moi-même. Pouvons-nous entrer pour boire ?"
Oui, dit l'homme, en indiquant le lieu, il y a une source là bas, entre les rochers, vous pouvez y aller tous les trois et boire toute l'eau que vous voudrez.
L'homme, le cheval et le chien allèrent à la source et apaisèrent leur soif.Puis l'homme retourna vers le gardien et demanda :
" Où sommes-nous ici ?" " C'est le Ciel. "
" Le Ciel ici ? " Mais le gardien du couloir de marbre m'a dit que c'était là-bas !
" Là bas, ce n'était pas le Ciel, c'était l'Enfer" répondit le gardien. Le marcheur demeura perplexe.
Et il ajouta : " Vous devriez leur interdire d'utiliser le nom de Ciel, car cette fausse appellation doit provoquer de grandes confusions."
" En aucune manière, reprit l'homme. En réalité ils nous font une grande faveur. Parce que tous ceux qui sont capables d'abandonner leurs amis restent là bas. N'arrivent ici que ceux qui ne quittent jamais leurs amis même si cela leur pose des problèmes."






Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées. Sois gentil quand même…
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis. Réussis quand même…
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi. Sois honnête et franc quand même…
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit. Construis quand même…
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux. Sois heureux quand même… Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain. Fais le bien quand même…
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez. Donne au monde le meilleur que tu as quand même…
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Khalil Gibran

Message par provence26 le Sam 25 Jan - 11:45

Parle-nous de la Douleur ?


Il répondit :

Votre douleur est cette fissure
de la coquille qui renferme votre entendement.

Et comme le noyau du fruit doit se briser
afin que le cœur puisse se tenir au soleil,

ainsi vous devez connaître la douleur.

Si votre cœur pouvait continuer
de s’émerveiller des miracles
quotidiens de votre vie,

votre douleur vous semblerait
aussi merveilleuse que votre joie ;

Et vous accepteriez
les saisons de votre cœur,

comme vous avez toujours accepté
les saisons qui traversent vos champs.

Et vous observeriez avec sérénité
les hivers de vos chagrins.

Une grande part de votre douleur
est choisie par vous-mêmes.

C’est la potion amère
avec laquelle le médecin en vous
guérit votre Moi malade.

Ayez confiance en ce médecin
et buvez donc sa potion
en paix et en silence.

Car sa main,
bien que rude et pesante,

est guidée par la tendre main
de l’Invisible.

Et la coupe qu’il vous tend,
bien qu’elle vous brûle les lèvres,

a été faite de cette argile
que le Potier a mouillée

de Ses larmes sacrées.




--------------------------------------------------------------------------------------------



DES ENFANTS

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit:
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.



--------------------------------------------------------------------------------------------



DE LA VIE

La Vie est comme une île perdue dans l'océan de la solitude, une île dont les rochers seraient nos espérances, et les arbres nos rêves, dont les fleurs seraient notre solitude et les ruisseaux nos aspirations.

3Votre Vie, ami, est une île séparée de toutes les autres îles et régions. 3 Quel que soit le nombre de bateaux qui quittent vos rivages pour d'autres pays, quel que soit le nombre de flottes qui y accostent, 3vous serez à jamais une île séparée, souffrant les affres de la solitude et aspirant au bonheur. 3 Les autres hommes ne vous connaissent point et ils sont loin de compatir à votre solitude ou de vous comprendre.

Je t'ai aperçu mon frère quand, assis sur ton monticule d'or, tu te réjouissais de tes richesses.

Tu étais fier de tes trésors et ancré dans la conviction que chaque poignée d'or amassée tisserait un lien invisible entre les désirs et les pensées d'autrui et les tiens propres.

Dans mon imagination tu apparaissais en grand conquérant, conduisant ses troupes à l'assaut des forteresses de l'ennemi.

Mais quand à nouveau je regardai, je ne vis plus qu'un coeur solitaire se languissant derrière ses coffres d'or, qu'un oiseau affamé dans une cage dorée à la mangeoire vide.

Mon frère, je t'ai vu alors que tu étais assis sur le trône de la gloire.

Tout autour, le peuple t'acclamait comme sa majesté.

Il chantait les louanges de tes actes et magnifiait ta sagesse.

Les yeux étaient fixés sur toi comme sur un prophète et les chants des esprits réjouis montaient jusqu'à la voûte céleste.

Lorsque tu regardais tes sujets, je distinguais dans ton regard les signes du bonheur, de la puissance et du triomphe, tu paraissais être l'âme de leur corps.

Mais, quand à nouveau je regardai, tu étais seul dans ta solitude.

Debout près de ton trône, tu te tournais dans toutes les directions, les bras tendus, comme un exilé qui demanderait grâce et miséricorde à d'invisibles fantômes ou qui mendierait un abri, ne serait-ce que celui pouvant offrir chaleur et amitié.

Mon frère, je t'ai vu aimer une femme merveilleusement belle et poser ton coeur sur l'autel de sa beauté.

Quand je la vis te regarder, les yeux empreints de tendresse et d'amour maternel, je me dis: « Puisse vivre longtemps l'amour qui a chassé la solitude du coeur de cet homme et l'a uni à un autre coeur. »

Hélas, quand à nouveau je regardai, dans ton coeur aimant la solitude était enclose !

Il révélait tout haut ses secrets à la femme aimée, en vain.

Car, derrière ton âme pleine d'amour, je distinguai une autre âme solitaire.

Elle ressemblait à un nuage errant que tu eusses voulu transformer en larmes coulant dans les yeux de ta bien-aimée...

Mon frère, ta vie est comme une maison isolée, loin de toute demeure humaine.

Une maison où aucun regard étranger ne peut pénétrer.

Si elle était privée de lumière, la lampe e ton voisin ne pourrait l'éclairer.

Si elle était sans vivres, les garde-manger de tes voisins ne pourraient lui en procurer.

Si elle s'élevait dans le désert, tu ne pourrais la transporter dans le jardin d'autres hommes, labouré et cultivé par d'autres mains.

Si elle était construite au sommet d'une montagne, tu ne pourrais la descendre dans la vallée, parcourue par le pas d'autres hommes.

Mon frère, la vie de l'esprit s'écoule dans la solitude, et n'y aurait-il cette solitude et cet isolement, tu ne serais point ce que tu es, ni moi ce que je suis.

Sans cet isolement et cette solitude, j'arriverais à croire en entendant ta voix que c'est ma voix qui parle, ou en voyant ton visage que c'est le reflet de moi-même dans un miroir.
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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par Corsica le Sam 25 Jan - 12:18

  c'est très beau
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tres beau texte !!!!!!!!!!!!!

Message par provence26 le Dim 26 Jan - 18:39



> > > Très beau texte. Cette personne mériterait d'être connue !!!

Alors il entama sa marche triomphale,
Il mentait tant et tant, qu'à une heure vespérale,
D'un mois de mai maudit, la France choisit le mou.
Il promit le changement et la justice partout,

Le retour à Paris à bord de jets privés,
La Bastille envahie de drapeaux étrangers,
Les artistes généreux avec l'argent public,
Lançaient le quinquennat du petit boulimique.

Et celui qui voulait rassembler le pays,
Méprisa le vaincu et la France avec lui,
Soignant son premier geste au sommet du perron,
Présenta son séant en lui tournant les talons.

Les choses étaient lancées et l'euphorie passée,
Hollande découvrit les ficelles du métier,
La crise que jusqu'alors il ne voulait pas voir,
Nourrissait ses jours et nuits jusque dans ses cauchemars.

Le monde a bien bougé depuis quatre vingt un
Mais cette gauche momifiée ne veut pas changer d'ère,
Il reste une unique chose quelle sait faire très bien,
C'est détruire les emplois et semer la misère.

En dix tous petits mois, en moins d'un an seulement,
Ils auront réussi avec un grand talent,
A reléguer la France dans le camp des perdants,
Tout en scandant encore « le changement c'est maintenant ».

Mais sur ce point au moins ils n'auront pas menti,
Le changement est criant depuis ce jour maudit,
Où le peuple berné, a porté au pouvoir,
Le chef le plus mauvais de notre longue histoire.

Lui Président voulait rompre avec le passé,
Prendre de la hauteur, montrer sa dignité
Et se vautra très vite dans la médiocrité,
Montrant qu'il avait feint son souci d'unité.

Lui Président voulait incarner le pouvoir,
De sa normalité avait fait un devoir,
La France découvrit que ce très grand flemmard,
Ne gouvernait même pas dans son propre plumard.

Lui Président voulait rompre avec ces années,
Où la France était forte, écoutée des alliés,
Il réussit l'exploit d'un revers de la main,
De fâcher notre France avec son voisin germain.

Lui Président voulait être proche des gens,
Se faire aimer aussi des petits et des grands,
Mais sa légèreté aux affaires de l'Etat,
Dans l'abîme sondagière pour longtemps le plongea.

Lui Président voulait conduire de grands débats,
Mais le mariage pour tous que la France ne veut pas,
Devra passer quand même et si le peuple gronde,
C'est qu'il est vérolé par des idées immondes.

La machine est en panne, l'économie en crise,
La croissance un souvenir, ils n'ont plus la maîtrise,
Et si en mai dernier, les Français ont choisi,
Ceux qui vont nous ruiner, c'est qu'ils avaient menti.

Alors ne laissons pas ces vendeurs de misère,
Détruire plus encore le pays des Lumières,
Faisons jaillir la flamme, rallumons cette braise,
Renvoyons au plus vite, Pépère dans sa Corrèze.

Auteur inconnu


"Dommage, car il faudrait lui rendre grand hommage !"

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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par Corsica le Dim 26 Jan - 19:39

Mais c'est super, merci Provence,
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poésies choisies pour vous

Message par provence26 le Mer 29 Jan - 17:18





Un mot sans âme



L'âge est un mot sans âme

Il désigne un nombre de jours

Sans se soucier de l' état d'esprit

Il arrête les sentiments

Que le coeur peut encore donner

C'est un frein au bonheur

L'âge ne veut pas dire jeune

Il s'en dégage de l'amitié

Qui devient de l'amour

Sentiment éternel sans âge

Oubliez ce mot " vieux "

Pour être encore heureux à deux.




Les enfants qui s'aiment



Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour.

Jacques Prévert





La courbe de tes yeux.




La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,

un rond de danse et de douceur,

auréole du temps, berceau nocturne et sûr,

et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu,

c'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,

roseaux du vent, sourires parfumés,

ailes couvrant le monde de lumière,

bateaux chargés du ciel et de la mer,

chasseurs des bruits et sources des couleurs,

parfums éclos d'une couvée d'aurores

qui gît toujours sur la paille des astres,

comme le jour dépend de l'innocence,

le monde entier dépend de tes yeux purs,

et tout mon sang coule dans leurs regards.



Paul Eluard







LA VIE...

La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends en soin.
La vie est richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est un bonheur, mérite-le.
Là est la vie, défends-la.

(Mère Thérésa)













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poésies pour vous

Message par provence26 le Mar 4 Fév - 10:45




Aux champs

Je me penche attendri
Sur les bois et les eaux
Rêveur , grand père aussi
Des fleurs et des oiseaux
J'ai pitié sacrée et profonde des choses ,
J'empêche les enfants de maltraiter les roses
Je dit ; N' effarez point la plante et l'animal
Riez sans faire peur
Jouez sans faire mal

Victor Hugo.





Mars

En mars, quand s'achève l'hiver,
Que la campagne renaissante
Ressemble à la convalescente
Dont le premier sourire est cher ;

Quand l'azur, tout frileux encore,
Est de neige éparse mêlé,
Et que midi, frais et voilé,
Revêt une blancheur d'aurore ;

Quand l'air doux dissout la torpeur
Des eaux qui se changeaient en marbres ;
Quand la feuille aux pointes des arbres
Suspend une verte vapeur ;

Et quand la femme est deux fois belle,
Belle de la candeur du jour,
Et du réveil de notre amour
Où sa pudeur se renouvelle,

Oh ! Ne devrais-je pas saisir
Dans leur vol ces rares journées
Qui sont les matins des années
Et la jeunesse du désir ?

Mais je les goûte avec tristesse ;
Tel un hibou, quand l'aube luit,
Roulant ses grands yeux pleins de nuit,
Craint la lumière qui les blesse,

Tel, sortant du deuil hivernal,
J'ouvre de grands yeux encore ivres
Du songe obscur et vain des livres,
Et la nature me fait mal.

René-François Sully Prudhomme

[img]http://holaf44.h.o.pic.centerblog.net/2_49.png[/img=====


Le Vent

Il fait grand vent, le ciel roule de grosses voix,
Des géants de vapeur y semblent se poursuivre,
Les feuilles mortes fuient avec un bruit de cuivre,
On ne sait quel troupeau hurle à travers les bois
Et je ferme les yeux et j'écoute. Or je crois
Ouïr l'àpre combat qui nuit et jour, se livre :
Cris de ceux qu'on enchaîne et de ceux qu'on délivre,
Rumeur de liberté, son du bronze des rois...
Mais je laisse aujourd'hui le grand vent de l'histoire
Secouer l'écheveau confus de ma mémoire
Sans qu'il éveille en moi des regrets ni des vœux,
Comme je laisse errer cette vaine tempête
Qui passe furieuse en flagellant ma tête
Et ne peut, rien sur moi qu'agiter mes cheveux.

Sully Prudhomme





Poème sur Dame Nature
Aux arbres

Arbres de la forêt vous connaissez mon âme.

Au gré des envieux la foule loue et blâme ;

Vous me connaissez vous , vous m'avez vous souvent,

Seul dans vos profondeurs regardant et rêvant.

Vous le savez la pierre où court un scarabée,

Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,

Un nuage un oiseau m'occupent tout un jour.

La contemplation m'emplit le coeur d'amour.

Vous m'avez vu cent fois dans la vallée obscure,

Avec ces mots que dit l'esprit à la nature,

Questionner tout bas vos rameaux palpitants,

Et du même regard poursuivre en même temps,

Pensif le front baissé l'oeil dans l'herbe profonde,

L'étude d'un atome et l'étude du monde.

Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,

Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu ,

Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,

Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,

Clairières vallons verts déserts sombres et doux,

Vous savez que je suis calme et pur comme vous.

Comme au ciel vos parfums mon culte à Dieu s'élance,

Et je suis plein d'oubli comme vous de silence ,

La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;

Toujours je vous atteste ô bois aimés du ciel ,

J'ai chassé loin de moi toute pensée amère,

Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère !

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,

Je vous aime et vous lierre au seuil des autres sourds,

Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,

Buissons que les oiseaux pillent joyeux convives !

Quand je suis parmi vous arbres de ces grands bois,

Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime !

Aussi taillis sacrés où Dieu même apparaît,

Arbres religieux chênes mousses forêt,

Forêt c'est dans votre ombre et dans votre mystère,

C'est sous votre branchage auguste et solitaire,

Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,

Et que je veux dormir quand je m'endormirai.

Victor Hugo










la Pluie


Pendant la pluie,
M'a dit la pluie : Écoute
Ce que chante ma goutte,
Ma goutte au chant perlé.
Et la goutte qui chante
M'a dis ce chant perlé :
Je ne suis pas méchante,
Je fais mûrir le blé.

Ne sois pas triste mine
J'en veux à la famine.
Si tu tiens à ta chair,
Bénis l'eau qui t'ennuie
Et qui glace ta chair ;
Car c'est grâce à la pluie
Que le pain n'est pas cher.

Le ciel toujours superbe
Serait la soif à l'herbe
Et la mort aux épis.
Quand la moisson est rare
Et le blé sans épis,
La paysan avare
Te dit : Crève, eh ! tant pis !

Mais quand avril se brouille,
Que son ciel est de rouille,
Et qu'il pleut comme il faut,
Le paysan bonasse
Dit à sa femme : il faut,
Lui remplir sa besace,
Lui remplir jusqu'en haut.

M'a dit la pluie : Écoute
Ce que chante ma goutte,
Ma goutte au chant perlé.
Et la goutte qui chante
M'a dit ce chant perlé
Je ne suis pas méchante,
Je fais mûrir le blé.

Maurice Rollinat.









La forêt

Forêt silencieuse, aimable solitude,
Que j'aime à parcourir votre ombrage ignoré
Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
J'éprouve un sentiment libre d'inquiétude !
Prestiges de mon coeur ! je crois voir s'exhaler
Des arbres, des gazons une douce tristesse :
Cette onde que j'entends murmure avec mollesse,
Et dans le fond des bois semble encor m'appeler.
Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière
Ici, loin des humains . Au bruit de ces ruisseaux,
Sur un tapis de fleurs, sur l'herbe printanière,
Qu'ignoré je sommeille à l'ombre des ormeaux !
Tout parle, tout me plaît sous ces voûtes tranquilles ;
Ces genêts, ornements d'un sauvage réduit,
Ce chèvrefeuille atteint d'un vent léger qui fuit,
Balancent tour à tour leurs guirlandes mobiles.
Forêts, dans vos abris gardez mes voeux offerts !
A quel amant jamais serez-vous aussi chères ,
D'autres vous rediront des amours étrangères ;
Moi de vos charmes seuls j'entretiens les déserts.

François-René de Chateaubriant.[url="http://holaf44.centerblog.net"][/url]



La pluie venue du Mont Ki-Chan
Le vent avait chassé la pluie aux larges gouttes,
Le soleil s'étalait, radieux, dans les airs,
Et les bois, secouant la fraîcheur de leurs voûtes,
Semblaient, par les vallons, plus touffus et plus verts.

Je montai jusqu'au temple accroché sur l'abîme ,
Un bonze m'accueillit, un bonze aux yeux baissés.
Là, dans les profondeurs de la raison sublime,
J'ai rompu le lien de mes désirs passés.

Nos deux voix se taisaient, à tout rendre inhabiles ,
J'écoutais les oiseaux fuir dans l'immensité ,
Je regardais les fleurs, comme nous immobiles,
Et mon coeur comprenait la grande vérité .
Louis Bouilhet.





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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par nicou le Mar 4 Fév - 11:26

 Merci Provence... 
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recettes simples et pas chéres

Message par provence26 le Mar 4 Fév - 18:14


Cuisses de poulet à l'Indienne




Ingrédients: 4 cuisses de poulet 1 c. à soupe de cumin moulu (15 ml) 1 pincée de safran 1 gousse d'ail 2 c. à soupe de crème fraîche épaisse (30 ml) Sel et poivre Préparation: Saler et poivrer les cuisses de poulet. Les déposer dans un plat allant au four. Mélanger la crème fraîche, le cumin, le safran et l'ail écrasé. Ajouter un 1/4 tasse (65 ml) d'eau. Verser le mélange sur les cuisses de poulet et laisser cuire pendant 40 minutes à 350 F/180 C (T/6). Servez avec des pommes de terre sautées ou avec du riz blanc.

=================================




Escalopes de poulet au coulis de poivron


Ingrédients 4 escalopes de 110 à120g chacune 1kg de poivrons vert 2 c à café d'huile végétale 12,5 cl de vin blanc sec 10 cl d'eau 8 c à café de crème allégée fines herbes ciselées sel .et poivre Préchauffer le four th 6 '180°.Retirer les graines et les parties blanches des poivrons , les émincer. Cuire les escalopes en papillotes 20 mns à four chaud. Dans une cocotte à fond épais , mettre l'huile et les poivrons , les faire suer 10 mns puis mouiller avec le vin blanc et l'eau.Saler et poivrer.Laisser cuire à petit feu 45 mns à découvert. Passer au mixer puis remettre à chauffer avec la crème,ajouter quelques fines herbes. Servir les escalopes nappées du coulis de poivrons chaud.

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Moules sauce à la crême



Ingrédients: 2.3 kg de moules fraîches grattées, ébarbées, lavées 100 grammes de beurre 3 échalotes pelées, hachées 2 tasses de vin blanc sec (500 ml) 1 tasse de crème à 35 % (250 ml) 1 c. à soupe de persil frais haché sel et poivre Préparation: Mettre les moules dans une grande casserole avec 100 grammes de beurre, les échalotes, le vin et le poivre fraîchement moulu. Couvrir et porter à ébullition. Baisser le feu à doux et cuire environ 5 minutes ou jusqu'à ce que les coquilles s'ouvrent. Secouer la casserole plusieurs fois pendant la cuisson. Retirer les moules de la casserole et jeter celles qui son restées fermées; garder les autres au chaud. Filtrer le liquide à travers une passoire tapissée d'une mousseline. Cuire à feu moyen le liquide filtré jusqu'à ce qu'il ait réduit du tiers. Ajouter la crème et le reste du beurre. Cuire 4 minutes à feu doux. Incorporer le persil et rectifier l'assaisonnement. Remettre les moules dans la casserole, ajouter la sauce à la crème, laisser mijoter quelques minutes et sservir

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Acras de crevettes




Ingrédients: 150 g de crevettes décortiquées, 200 g de filets de cabillaud, 200 g de pommes de terre, 1 oeuf, Farine, sel, poivre de Cayenne, 2 c. à soupe de persil haché ou de menthe, Préparation: Faire cuire les pommes de terre en robe des champs, ensuite les éplucher et les écraser à la fourchette. Mixer les crevettes et les filets de cabillaud; saler, poivrer, ajouter le poivre de Cayenne, le persil haché, l'oeuf entier, mixer à nouveau 30 secondes puis verser dans un saladier. Ajouter les pommes de terre écrasées, mélanger à la fourchette. Réserver au frais. Faire chauffer l'huile de friture. Former les acras en petites boules de la valeur d'une cuillère à soupe, les rouler dans la farine et les faire frire 2 à 3 minutes en leur donnant une belle coloration. Servir chaud

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Recette:Légumes

Flan de courgettes



Ingrédients: 500 g de courgettes 4 oeufs 2 poivrons rouges 4 tomates 1 oignon 100 g de gruyère râpé 4 c. à soupe de lait 2 c. à soupe d'huile d'olive sel, poivre Préparation: Laver et couper les courgettes en dés. Laver et épépiner les poivrons puis les couper en petits morceaux. Ébouillanter les tomates, les peler, les épépiner et les couper en petits dés. Éplucher l'oignon et l'hacher. Faire revenir tous les legumes dans l'huile pendant 20 minutes. Saler et poivrer. Battre les oeufs et ajouter le lait et le gruyère râpé. Saler et poivrer. Ajouter ensuite tous les légumes, bien mélanger et verser dans un moule. Faire cuire au bain marie au four (T/7) pendant 30 minutes. Servir chaud.


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