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Fonctionnement de l'espace personnel.

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nicou
Râleur
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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par nicou le Dim 20 Sep - 19:58

Merci Provence...
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provence
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poésies choisies pour vous

Message par provence le Mer 7 Oct - 11:41









Elle attend tristement que s’écoule le temps
Près de la vieille horloge qui égrène les ans.
La vie s’est écoulée, une vie bien remplie
Elle occupe ses mains, laisse errer son esprit.

La maison silencieuse lui fait froid dans le cœur.
Il y manque les rires des enfants du bonheur
Et le pas de cet homme à qui elle a donné
Ses seize ans, son amour, ses meilleures années.

Il s’en va à pas lents, il est vite essoufflé
Les années ont usé l’homme fier qu’il était,
Son cœur et son esprit sont brisés à jamais
Depuis qu’il a perdu l’être cher qu’il aimait.

Hier est déjà si loin, demain est incertain,
A l’aube de sa vie, on ne sait son destin…
La jeunesse s’enfuit plus vite qu’on le croit
A chacun de tenir sur son chemin de croix.

Vieillir, c’est apprendre chaque jour à mourir,
Le rêve de chacun, c’est de ne pas souffrir…
S’échapper doucement sur la pointe des pieds,
S’endormir brusquement…ne plus se réveiller.

Tous ces vieux que l’on croise avec dans le regard
La tristesse résignée d’une vie de hasard
Tous ces vieux qui regardent au-delà du passé
Sans projet d’avenir leur présent s’écouler…


Venelles, le 08 septembre 1991
Brigitisis

============


Une seconde

Une seconde, une minute, une heure…
Trop courts sont les moments de bonheur
Mais lorsque l’on se sent abandonné
Le temps semble s’être arrêté.

Emportée par le flot des souvenirs
Je recherche l’esquisse de ton sourire
Sur notre plage, au fil des marées
Inévitablement, il s’est effacé.

Un jour, une semaine, un mois
La vie continue même sans toi
J’ai gardé quelques clichés de ton regard
Dans un vieux tiroir de ma mémoire.

Ensevelie sous un amas de soupirs
Je chasse la poussière du désir
Quand j’entends encore ta voix
Qui murmure toujours au fond de moi.

Une année, un siècle, un millénaire
Le temps se moque de nos prières
Plus on essaie de le défier
Plus il nous rit au nez.

Une heure ou l’éternité…
Je donnerais tout ce que j’ai
Pour une fraction d’immortalité
… Quelques secondes à tes cotés….

Isabelle Fluckiger Jachym

Parfois on voudrait arrêter le temps, d'autres fois l'accélérer...alors on se dit qu'il faut vivre le temps présent...
Alors il faut chercher dans le présent à quoi se raccrocher..
===



Éssences météores

Déposer ses bagages dans un pré, dans un champ,
Et d’un doigt magicien s’extraire du carcan
Que la vie a forgé, parfois à notre insu,
Pour une liberté, une liberté nue.



Offrir l’apesanteur aux sources de l’esprit,
Essences météores en cristaux de lumière
Voyageant aux confins où règne l’harmonie,
Pour aller fusionner avec ceux de l’éther.


Cette parenthèse dessinant une ellipse,
Emportera notre Etre sur l’arche d’une éclipse
Entre ce qui était et ce qui adviendra,
Et l’on aura perçu ce que l’on ne voit pas…


Pantherspirit

==




LIBERTÉ

Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve ;
Partez à l’instant,
La jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L’horizon briller.

Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n’ont rien.

Maurice CARÊME


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poésies choisies pour vous

Message par provence le Lun 19 Oct - 16:20






L'indifférence


Auteur Maryse Froncoux



L'indifférence vous transit
Glaçant votre sang, engourdi
Figeant votre cœur, meurtri
Transperçant votre âme, effrayée

L'indifférence, c'est la transparence
De cette eau pure qui s'écoule
Effaçant sur son passage
Les traces abandonnées par vos pas.

L'indifférence balaye les sentiments.
Autant être mal aimé
Dans cette société qui rend sa place facile
Dans cette foule où vous n'êtes qu'un anonyme

L'indifférence est meurtrière
Elle tue sans vergogne
Dérobant le regard des autres
Assoiffant l'âme devenue aride

L'indifférence est sourde
Vos cris de désespoirs se liquéfient
Parmi les voix assourdissantes des autres
Ceux qui reçoivent encore

L'indifférence vous perd
Dans un monde parallèle
Où le rien vous fait affront
Où la solitude vous rejoint.

L'indifférence est cruelle
Elle désintéresse les égoïstes
Dans cette société âpre
Où l'individualisme culmine




L'anonyme


Auteur Maryse Froncoux


L'anonyme, sous un pont de pierres délabrées
Pose un regard livide sur sa vie brisée
Il n'a plus de rêves, ses pensées se sont évaporées
Il n'est plus qu'un corps à la peau usée.

L'anonyme, allongé sur des bouts de cartons déchirés
Regarde de loin cette société aux sentiments évaporés
Qui l'a rejeté et privé de dignité
Qui l'a blessé et mis au banc des condamnés.

L'anonyme, sous un ciel humide
Se meurt doucement sous les regards arides
L'alcool, comme unique lipide
Noie le mot égalité de son cœur devenu insipide.

L'anonyme, dans les bas quartiers de brume
Par habitude, attend l'aumône sans volume
Les yeux figés sur le bitume
Il n'a plus d'espoir ni d'amertume.

L'anonyme, qui dégoûte et qui importune
Eloigne les pas de son être sans fortune
Sur un trottoir différent, la culpabilité devient lacune
Et l'indifférence, une attitude commune.

L'anonyme, ce pauvre diable
Ce soir, s'en ira sans regards aimables
Et le pont de pierres lamentables
Sera le lieu de sa délivrance délectable.

Il ne restera aucune trace de son passage
Le pont de pierre ne servira plus d'ancrage
Le trottoir sera libéré de son barrage
Et son absence n'entraînera aucun hommage




Invitation au bonheur d'une petite fille


Auteur Emilien Bahuaud


Elle m'a tendu sa toute petite main,
Ses yeux plongés dans les miens,
Elle me dit doucement : " allez papy, viens "
J'ai ouvert ma grosse paluche,
Comme un gros nounours en peluche.
Je l'ai suivi sur son chemin,
Rempli de fleurs et de rêves, sans fin.

Avec cette petite fille, j'ai ouvert les yeux,
Partagé le bonheur des jours heureux.
Elle s'extasiait sur tout ce qu'elle voyait,
Et, très longuement, me questionnait.
Sa main dans la mienne me réchauffait le cœur,
Si naïve pourtant mais remplie de douceur.
Le regard de cette petite fille sur les choses
Me fascinait car il était absolument grandiose,
Un regard tout neuf, limpide et pur,
Qui découvrait les beautés de la nature.
Mais soudain elle s'arrêta :
" Dis papy, c'est quoi çà ? "
Devant la carcasse d'une voiture noircie,
J'ai longuement réfléchi,
Et puis je lui ai dit :
" Après le paradis,
C'est un peu l'enfer.
Mais, promets moi de faire
Tout… pour qu'il n'y ait plus jamais çà. "

La petite fille me serra très fort la main.
Elle me regarda tendrement, mais elle ne dit rien.
Etait-ce la promesse d'un heureux lendemain…
Je le voudrais bien.

























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ô mes lettres d'amour !!!

Message par provence le Mar 24 Nov - 18:57






Ô mes lettres d'amour,
de vertu, de jeunesse
Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse,
C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ;
Je vous lis à genoux.
Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge !
Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage,
Pour pleurer avec vous !
J'avais donc dix-huit ans !
j'étais donc plein de songes !
L'espérance en chantant me berçait de mensonges.
Un astre m'avait lui !
J'étais un dieu pour toi
qu'en mon cœur seul je nomme !
J'étais donc cet enfant, hélas! devant qui l'homme
Rougit presque aujourd'hui !
Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce !
Attendre tous les soirs une robe qui passe !
Baiser un gant jeté !
Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire !
Etre pur, être fier, être sublime et croire
A toute pureté !
A présent j'ai senti, j'ai vu, je sais. - Qu'importe ?
Si moins d'illusions viennent ouvrir ma porte
Qui gémit en tournant !
Oh ! que cet âge ardent, qui me semblait si sombre,
A côté du bonheur qui m'abrite à son ombre,
Rayonne maintenant !
Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années !
Pour m'avoir fui si vite et vous être éloignées
Me croyant satisfait ?
Hélas ! pour revenir m'apparaître si belles,
Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes,
Que vous ai-je donc fait ?
Oh ! quand ce doux passé, quand cet âge sans tache,
Avec sa robe blanche où notre amour s'attache,
Revient dans nos chemins,
On s'y suspend, et puis que de larmes amères
Sur les lambeaux flétris de vos jeunes chimères
Qui vous restent aux mains !
Oublions ! oublions ! Quand la jeunesse est morte,
Laissons-nous emporter par le vent qui l'emporte
A l'horizon obscur,
Rien ne reste de nous ; notre œuvre est un problème
. L'homme, fantôme errant, passe sans laisser même
Son ombre sur le mur !
© Victor Hugo (1802-1885)
(Recueil : Les feuilles d'automne)
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Au Pays de Gruyère en Suisse "legende"

Message par provence le Mer 16 Déc - 17:12

J'ai habité 15 ans a Fribourg et je marchais beaucoup ,le Moléson n'a plus de secret pour moi

le village de Gruyère ma ballade des dimanches
   







 AU PAYS DES LÉGENDES DE LA GRUYÈRE


Catherine ou Catillon Repond surnommée la Touâscha ou la tordue, grâce à une bosse qui la signalait à l'attention publique, naquit le 18 août 1663 et vécut avec ses deux soeurs à Villarvolard, dans la maison paternelle.
Sans fortune et sans éducation, elle atteignit l'âge de quarante ans sans découvrir de mari. Des faits marquants la rendirent célèbre.

Un jour, un violent orage éclate autour du Moléson. Le ciel s'est empourpré des lueurs d'un vaste incendie, Sarine, Albeuve et Trême, tous les torrents semblent rouler de flots de flammes. Bientôt une trombe déracine mille arbres, emporte vingt chalets et s'en vient expirer contre les rochers du Pré-de-l'Essert. Pendant que toute une population désolée lutte contre les éléments déchaînés, soudain le sommet du Moléson apparaît sous l'aspect d'un volcan et l'on voit Catillon s'agiter joyeuse dans un tourbillon de nuages enflammés. Elle n'est pas seule : d'affreux démons lui font escorte. Tous, sur le versant de la montagne, s'acharnent des pieds et des mains contre un énorme rocher. Enfin un bloc énorme se détache, roule à travers le pâturage du Petit-Moléson, écrasant les plus belles vaches, continue à bondir et à rebondir, lorsque enfin la main du Seigneur l'arrête et lui fixe une limite qu'il ne pourra jamais franchir. La Pierre-à-Catillon est encore là, entourée de jeunes sapins et reconnaissable à des figures en relief qui en ornent les parois : ce sont les empreintes laissées par la sorcière et par ses compagnons infernaux.

Elle a même une fois déclenché un ouragan et la foudre est tombée sur le clocher de l'église d'Avry-devant-Pont ! Le lendemain matin, quand l'ouragan a passé, on a trouvé le coq de l'église dans le poulailler de la cure !

Catillon avait des pouvoirs surnaturels !! Un jour, elle a fait courir des chasseurs dans le Gibloux. Elle s'était métamorphosée en lièvre et ce n'est que la nuit tombée qu'elle reprit sa forme humaine, sans jamais avoir été inquiétée par lesdits chasseurs.

Catillon fut jugée pour sorcellerie et brûlée le 15 septembre 1731, au Guintzet, à Fribourg. Elle fut la dernière victime des superstitions populaires.

Jetée au bûcher. Ainsi périt Catherine Repond, dite Catillon, après avoir été accusée d’avoir pactisé avec le diable. Celle qui mendiait du lait et du fromage dans les alpages et prédisait le malheur à ceux qui lui refusaient l’aumône eut droit à deux procès en sorcellerie successifs, l’un à Corbières, l’autre à Fribourg. On l’accusa de tout et un témoin clé, le bailli de Corbières, jura même l’avoir vue se transformer en renard ou en lapin. Sous la torture, elle avoua sa relation avec Satan. Et devint ainsi, le 15 septembre 1731, la dernière sor­cière de Suisse à rôtir dans les flammes.

le gros rocher est toujours devant le retaurant au bas du moleson

===



la comtesse de Gruyère, jeune, belle, aimable et bonne, était désolée. Elle pleurait, priait et faisait d'abondantes aumônes. Elle voulait obtenir ce qu'elle désirait.
Alors, comme aujourd'hui, dans la bonne petite ville haut perchée sur la colline, toutes les femmes allaient, venaient et vaquaient à leurs occupations, entourées de cinq, six, huit, dix «moutards » bien portants, roses et joufflus. Et la comtesse n'avait pas d'enfant... Pas même une fillette !

La pauvre se désolait d'autant plus que les hommes de ces temps-là étaient légers et volages. Surtout quand ils n'avaient pas un petit garçon pour les retenir auprès de la maman...

Pour remédier à tant de maux et afin de posséder toute seule son seigneur et maître inconstant, elle voulait un fils. Un gros garçon, rose, potelé et joufflu, comme en désire toute jeune épouse... Elle en voulait un...

Tandis que l'aimable comtesse de Gruyère se désolait ainsi, vivait en pays d'Intyamon un homme pauvre comme Job, mais heureux comme Crésus. Il s'appelait Jean l'Eclopé. Toujours content, appuyé sur son long bâton noueux, il portait sa besace dans toute la Gruyère, de la Tour à Montbovon, de la Valsainte à La Part-Dieu. Il ne passait jamais devant une chapelle sans y entrer pour prier longuement.

Qui était Jean l'Eclopé ? D'où venait-il ? Nul ne le sut jamais.

Le carillon de la vieille église de Gruyères avait annoncé Noël. La nuit était froide et il neigeait à gros flocons. Le château entier était en liesse de Noël. Profitant de l'entrain général, la comtesse se glissa furtivement hors du château, et, dans la nuit noire, s'en vint prier à la chapelle dédiait à saint Jean le Précurseur.

Là, laissant, éclater la tristesse de son coeur, elle se mit avec ferveur à supplier celui qui était venu annoncer le Messie de bien vouloir intercéder pour elle auprès du petit Jésus.

Elle pleurait à chaudes larmes... Au fond de la chapelle, dans la profonde obscurité, elle n'avait pas aperçu Jean l'Eclopé.

Il ne reconnut pas la jeune comtesse dans cette femme abîmée de douleur. Il crut que c'était une pauvresse comme lui. Qui mourant de faim, venait confier ses peines à saint Jean.

Emu de pitié à la vue de tant de misère, il plonge sa large main dans sa besace et en sort le plus gros des morceaux de pain qu'elle contient...

S‘avançant alors doucement vers la pauvresse, il le lui tend en disant : « Tenez et mangez, pauvre femme ; cela vous consolera ! »La comtesse reconnut aussitôt Jean l'Eclopé à sa voix. Se rappelant qu'il apportait la bénédiction dans les familles, elle crut trouver dans ces paroles comme la promesse que ses prières et ses larmes seraient enfin exaucées. Des deux mains, elle saisit le morceau de pain que le pauvre lui tend.

L'automne ! L'année avait été bonne et les récoltes magnifiques. Il y avait grande fête au château de Gruyères.

Nobles seigneurs et dames de haute lignée étaient accourus des environs, du pays de Vaud et même de Savoie pour assister à ces grandes réjouissances.

C'est qu'on avait baptisé ce jour-là, du nom de Jean, dans la chapelle du château, un héritier du comte de Gruyère, rose, joufflu et potelé à souhait. Et que la comtesse étrennait ses relevailles.

===


Qui n'a entendu parler de Djan de la Bolyèta, le lutin de Tsuatzô? C'était un esprit bienfaisant qui rendait mille services aux armaillis.
Grâce au servant, Tsuatzô était le pâturage le plus apprécié de la Gruyère. Et pour les services tout bénévoles qu'il rendait aux bergers, l'esprit ne demandait qu'une petite marque de reconnaissance : il suffisait de lui réserver un peu de crème dans un «diètzo» placé dans un coin du chalet sous les chevrons de l'auvent.

Or, un jour, ce mince tribut de reconnaissance lui fut refusé par un mauvais armailli, impie, avare, orgueilleux, qui se vantait de n'avoir besoin de personne. Au lieu d'offrir de la crème à l'hôte pacifique et méritant du chalet, il mit dans le «diètzo» certaine chose que les gens bien élevés ont garde de ne désigner jamais par son vrai nom. Ce malappris s'appelait Franz.

La réponse ne se fit pas attendre. La nuit suivante, pendant que les bergers dormaient profondément sur leur lit de fougères, une voix stridente et moqueuse criait par la cheminée : «Franz, écouârtze, ch'ta né !»

Le coupable armailli se réveille en sursaut, écoute et n'entend plus les sonnailles de ses vaches. Il se lève en toute hâte, appelle son monde et court à la recherche de son troupeau.

En ce moment, la lune, planant au-dessus de la dent de Lys, laissa entrevoir dans la déchirure d'un nuage une face grimaçante. Sa lumière blafarde éclairant les «Riondès de Tsuatzô» permit à Franz de découvrir au fond des précipices tout son troupeau qui ne formait plus qu'un amas de chairs pantelantes. Et, pendant que le malheureux se lamentait en désespéré, la voix moqueuse du lutin répétait encore «Franz, écouârtze, ch'ta né !»

Aujourd'hui, Djan de la Bolyèta semble avoir pardonné. Mais quelle est cette voix de femme que l'on entend dans le lointain, tantôt dans la forêt des Albeuves, tantôt du côté du Tsuatzô? C'est, assure-t-on, Franz le méchant berger. A la vue de son troupeau perdu, dans son désespoir, il se serait précipité lui-même dans le gouffre où ses bêtes avaient péri. En punition de sa lâcheté, il doit pendant mille ans..., porter continuellement, en ayant soin d'éviter tous les passants, de l'eau du ruisseau des Albeuves jusqu'au chalet de Tremettaz, au moyen d'une boille.

La pierre mouillée du chalet indique l'endroit où il la dépose pendant qu'il reprend haleine, avant de continuer sa course. La voix de femme avec laquelle il pleure son péché d'ingratitude est le témoignage laissé aux vivants de son manque de courage en face du malheur. Un homme doit rester ferme en présence de l'épreuve et ne jamais s'abandonner au désespoir.
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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par nicou le Jeu 17 Déc - 7:42

Merci Provence... flower
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Re: Fonctionnement de l'espace personnel.

Message par Jean-pierre le Jeu 17 Déc - 20:25

Beaux textes, Simone, merci.


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histoire vécue ....Peyrebeille

Message par provence le Mar 22 Déc - 17:52

je suis allée souvent visiter  et lorsqu'on monte les escalliers celà fait tout bizarre brrrrr




   L'auberge de Peyrebeille est située sur la commune de Lanarce en Ardèche. Elle se trouve à environ 5 km du bourg, à la limite des communes de Issanlas et Lavillatte, sur la N 102, au croisement de la D 16, sur un plateau balayé par la burle.
Elle est plus connue sous le nom de L'Auberge rouge. Au cours du xixe siècle, elle fut le lieu d'une affaire criminelle, dite « l'affaire de l'Auberge rouge », ayant pris en raison du contexte politique de l'époque, des proportions incroyables. Ainsi en est-on arrivé à prétendre qu'elle avait été le théâtre d'une cinquantaine de meurtres, de nombreux viols et de perversions en tout genre. Finalement, les tenanciers de l'établissement, les époux Martin et leur valet Jean Rochette ont été condamnés à mort et guillotinés. Mais en vérité, seule la mort d'un client, Jean-Antoine Enjolras, est clairement établie alors que son cadavre a été retrouvé dans la nature et que rien ne prouve qu'il ait été assassiné à l'auberge.

Pendant près de vingt-trois ans, aux alentours des années 1805-1830, les époux Pierre et Marie Martin (née Breysse), d'anciens fermiers pauvres devenus propriétaires et tenanciers de l'établissement, auraient détroussé plus de cinquante voyageurs avant de les assassiner. À leur mort, leur fortune fut évaluée à 30 000 francs-or (ce qui correspond à environ 600 000 euros d'aujourd'hui). Les assassinats eurent lieu avec la complicité de leur domestique nommé Jean Rochette, surnommé « Fétiche », ainsi que de leur neveu, André Martin. Le teint hâlé de Jean Rochette le fera décrire à tort dans la littérature romanesque comme un mulâtre originaire d'Amérique du Sud. En fait, il était bien d'origine ardéchoise. Leur cupidité et le fort caractère de Pierre Martin, qui le faisait craindre dans le voisinage, avaient attiré sur eux l'attention des gens du lieu et les conduisirent à leur perte. La presse donna alors différents surnoms à « l'auberge de Pierre Martin », tels que « l’auberge rouge », « l’auberge sanglante », « l’ossuaire » ou le « coupe-gorge ».

L'affaire débuta le 26 octobre 1831. Ce jour-là, on découvrit le cadavre d’un homme sur les bords de l’Allier, à quelques kilomètres de l'auberge. Le crâne fracassé, le genou broyé, il s'agissait du maquignon Antoine (ou Jean-Antoine) Enjolras (ou Anjolras), qui, ayant perdu sa génisse en chemin, aurait cessé les recherches de sa bête et fait halte à l'auberge le 12 octobre 1831. Selon le témoin Claude Pagès, le cadavre aurait été transporté sur une charrette par Pierre Martin, « Fétiche » le domestique et un inconnu depuis l'auberge jusqu'à la rivière1.

Le 25 octobre, le juge de paix Étienne Filiat-Duclaux se rendit chez les Martin pour enquêter sur la disparition de l'« homme à la génisse ». Pierre Martin et son neveu furent arrêtés le 1er novembre 1831. Jean Rochette ne fut arrêté que le lendemain. Marie Martin ne fut arrêtée que plus tard car les autorités n'imaginaient pas au départ qu'une femme pût être une meurtrière.


Le four à pain de l'auberge

Meurtres en série à l'Auberge Rouge
Le 18 juin 1833, le procès des « quatre monstres » s'ouvrit aux assises de l'Ardèche à Privas. Cent neuf témoins furent appelés à la barre (témoins indirects, relayant essentiellement les rumeurs de l'époque : la femme aubergiste ferait manger aux clients pâtés et ragoûts accommodés avec les meilleurs morceaux prélevés sur les cadavres ; certains paysans auraient vu des mains humaines mijoter dans la marmite de la cuisine ; d'autres rapportèrent avoir vu les draps du lit ou les murs tachés de sang ; d'autres racontèrent que des fumées nauséabondes s'échappaient fréquemment des cheminées, les aubergistes auraient brûlé le corps de leurs victimes, dont des enfants, dans le four à pain de la cuisine ou en faisant croire qu'ils étaient morts de froid dans la neige sur le plateau), mais le procès s'enlisa et on pensa même à prononcer l'acquittement des accusés.

Puis, coup de théâtre. Laurent Chaze, un mendiant de la région qui aurait tout vu et entendu, raconta les faits. Ce soir-là, il fut chassé de l'auberge, faute de pouvoir payer son lit. Il se serait alors caché dans une remise d’où il n'aurait, en réalité, assisté qu'à l'assassinat d'un seul voyageur (Enjolras). S'il semble vrai que Chaze eût assisté à quelque chose d'anormal, il est aussi possible que son témoignage eût été « arrangé ». En effet, celui-ci s'exprimait en patois tandis que les audiences de la cour d'assises se déroulaient en français. La communication n'était alors pas très facile.





l
la charette

le four

le chaudron

a table miam miam
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poésies choisies pour vous

Message par provence le Ven 26 Fév - 20:21








  J'ai lu et relu ce merveilleux poème comme si tu l'avais écrit pour moi... Je l'emporte dans mes moments de vie comme une communion de nos deux âmes soeurs, de nos deux coeurs qui saignent mais gardent confiance en demain pour une vie de paix, de sérénité, d'amitiés partagées et sincères...et un monde avec un peu plus d'humanité ...

Parce que ce poème parle à mon coeur .


   VIEILLIR



Elle attend tristement que s’écoule le temps
Près de la vielle horloge qui égrène les ans.
La vie s’est écoulé, une vie bien remplie
Elle occupe ses mains, laisse errer son esprit.

La maison silencieuse lui fait froid dans le cœur.
Il y manque les rires des enfants du bonheur
Et le pas de cet homme à qui elle a donné
Ses seize ans, son amour, ses meilleures années.

Il s’en va à pas lents, il est vite essoufflé
Les années ont usé l’homme fier qu’il était,
Son cœur et son esprit sont brisés à jamais
Depuis qu’il a perdu l’être cher qu’il aimait.

Hier est déjà si loin, demain est incertain,
A l’aube de sa vie, on ne sait son destin…
La jeunesse s’enfuit plus vite qu’on le croit
A chacun de tenir sur son chemin de croix.

Vieillir, c’est apprendre chaque jour à mourir,
Le rêve de chacun, c’est de ne pas souffrir…
S’échapper doucement sur la pointe des pieds,
S’endormir brusquement…ne plus se réveiller.

Tous ces vieux que l’on croise avec dans le regard
La tristesse résignée d’une vie de hasard
Tous ces vieux qui regardent au delà du passé
Sans projet d’avenir, leur présent s’écouler…
====
 

 Les caresses des yeux Auguste Angellier




 Marchant sous une pluie antique,
Voile de perles balsamiques,
Où vont mes pas, mes pas discrets ?
Vers le trépas, ça je le sais.


Mais où vont-ils de nuits en jours,
Sur ce chemin plein de détours
Laissant derrière quelques traces
Que l’eau caresse et puis efface ?

Vers une source calfeutrée,
Quérir l’embrun d’une clarté,
Tandis que la pluie danse encore
Dans le bleu pénétrant du sort…



Les caresses des yeux

Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
Elles apportent l'âme aux limites de l'être,
Et livrent des secrets autrement ineffables,
Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.


Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;
Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;
Rien n'exprime que lui les choses immortelles
Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.


Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,
Elles gardent encor leur limpide tendresse ;
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provence
Gros besoin de se défouler

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textes a méditer,psychologie ma passion lire

Message par provence le Ven 26 Fév - 20:22






j'ai lu "presque "tous ses livres ,un régal .....


Contes et Préceptes de Sagesse par Coelho : Le Destin



« Le Samouraï et le Moine ou à Chacun son destin »



Un samouraï, réputé pour sa noblesse et son honnêteté, s’en alla rendre visite à un moine zen afin de requérir son avis.

Lorsque le moine eut fini ses prières, le samouraï lui demanda :

« Pourquoi donc je me sens si inférieur ? Pourtant, j’ai fait face de nombreuses fois à la mort, et j’ai défendu ceux qui sont faibles. Néanmoins, à vous voir méditer, j'ai le sentiment que ma vie n'a absolument aucune importance. »

« Attendez, lui répondit le moine, une fois que j'aurai assisté tous ceux qui viennent me voir aujourd'hui, je vous répondrai. »

Le samouraï passa toute la journée assis dans les jardins du temple, à regarder les gens entrer et sortir à la recherche de conseils. Il vit comment le moine les reçut tous, avec la même patience et le même sourire sur son visage illuminé.

A la nuit tombée, quand tout le monde fut parti, il demanda : « Maintenant, pouvez-vous m'apprendre? »

Le maître l’invita à l'intérieur de sa maison et le conduisit à sa chambre. La lune brillait dans le ciel, et l'atmosphère faisait preuve d’une de profonde tranquillité. Il prononça les paroles suivantes :

« Voyez-vous comme la lune est belle ? Elle traversera le firmament tout entier, et demain le soleil brillera à nouveau. »

« Mais, lui rétorqua le samouraï, la lumière du soleil est beaucoup plus lumineuse, et peut afficher les détails du paysage qui nous entoure : les arbres, les montagnes, les nuages. »

« J’ai contemplé les deux pendant des années, et jamais je n’ai entendu la lune me dire : Pourquoi ne puis-je pas briller comme le soleil ? Est-ce parce que je suis inférieure ? »

« Bien sûr que non, lui répondit le samouraï. La lune et le soleil sont des choses différentes, et chacun possède sa propre beauté. Vous ne pouvez pas comparer les deux ».

« Alors vous connaissez la réponse. Nous sommes deux personnes différentes, et chacun de nous combat à sa manière pour ce qu'il croit, essayant de faire tout son possible afin de rendre le monde meilleur.

Le reste n’est que simple apparence. »

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Le Ciel ou L’Enfer en Allégorie sur l’amitié par Coelho




Un homme, son cheval et son chien se promenaient sur une route. Alors qu’ils passaient près d’un arbre gigantesque, un éclair les frappa, et ils moururent tous foudroyés.
Mais l’homme ne comprit pas qu’il avait quitté ce monde, et il continua à marcher avec ses deux bêtes ; les morts mettent parfois du temps à se rendre compte de leur nouvelle condition…

La route était très longue, la pente abrupte, le soleil était fort, ils transpiraient et avaient grand soif. Ils avaient désespérément besoin d’eau. Au détour du chemin, ils aperçurent une porte magnifique, tout en marbre, qui conduisait à une place pavée d’or, au centre de laquelle il y avait une fontaine d’où jaillissait une eau cristalline.

Le voyageur s’adressa à l’homme qui gardait l’entrée.

- Bonjour. Quel est cet endroit, si beau ?
– Ici c’est le Ciel.
– Heureusement que nous sommes arrivés au Ciel, nous avons terriblement soif.
– Vous pouvez entrer et boire l’eau à volonté.
- Mon cheval et mon chien ont soif eux aussi.
– Je suis vraiment désolé, mais ici on ne laisse pas entrer les animaux.

L’homme en fut désappointé parce que sa soif était grande, mais il ne boirait pas tout seul ; il remercia et reprit sa route. Après qu’ils eurent beaucoup marché, épuisés, ils atteignirent une place, dont l’entrée était marquée par une vieille porte, qui donnait sur un chemin de terre bordé d’arbres.

À l’ombre d’un arbre, un homme était couché, la tête couverte d’un chapeau, peut-être endormi.

- Bonjour – dit le voyageur. – Nous sommes assoiffés, mon cheval, mon chien et moi.
– Il y a une source dans ces pierres, dit l’homme, indiquant l’endroit. Vous pouvez boire à volonté.
L’homme, le cheval et le chien se rendirent à la source et apaisèrent leur soif. Ensuite il revint dire merci.
- Au fait, comment s’appelle cet endroit ?
– Ciel.
– Ciel ? Mais le gardien de la porte en marbre a dit que c’était là-bas le ciel.
– Ça ce n’est pas le ciel, c’est l’enfer.

Le voyageur était perplexe.
- Vous devriez empêcher cela ! Cette information mensongère doit causer de grandes confusions ! »
L’homme sourit :
- Pas du tout. En réalité, ils nous font une grande faveur. Parce que là-bas restent tous ceux qui sont capables d’abandonner leurs meilleurs amis…



Paulo Coelho.

( Extrait de l’ouvrage « Le démon et mademoiselle Prym », 2000 ).

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« En Vingt Secondes de Lecture » : Le Crayon.




Un petit garçon regardait sa grand-mère écrire une lettre. À un moment donné, il demanda :
« Es-tu en train d’écrire une histoire sur ce que nous avons fait ? Est-ce une histoire sur moi ? »

Sa grand-mère cessa d'écrire sa lettre et dit à son petit-fils :

« J'écris en effet sur toi, mais plus important que les mots est le crayon que j'utilise. J'espère que tu seras identique à ce crayon lorsque tu seras grand. »

Intrigué, le petit garçon regarda le crayon. Il ne semblait rien avoir de bien spécial.
« Mais il est semblable à tous les autres crayons que j’ai déjà vu dans ma vie ! »

« Cela dépend de la façon dont tu regardes les choses. Il possède cinq qualités qui, si tu parviens à les préserver, feront de toi une personne qui sera toujours en paix avec le monde. »

« Première qualité : Tu es capable de grandes choses, mais il ne faut jamais oublier qu'il y a une main qui guide tes pas. Nous l’appelons la main de Dieu, et Il nous guide toujours selon Sa volonté. »

« Deuxième qualité : De temps en temps, je dois arrêter d'écrire pour employer un taille-crayon. Cela fait souffrir un peu le crayon, mais après, il est bien mieux aiguisé. Alors, toi aussi, tu dois apprendre à supporter certaines douleurs et certains chagrins, car ils feront de toi une meilleure personne. »

« Troisième qualité : Le crayon permet toujours d'utiliser une gomme afin d’effacer toutes les erreurs. Cela signifie que la correction de quelque chose que nous avons fait n’est pas nécessairement un mal, car elle nous aide à rester sur la voie de la justice. »

« Quatrième de qualité : Ce qui compte vraiment dans un crayon n'est pas sa façade en bois, mais le graphite à l'intérieur. Ainsi, tu dois toujours prêter attention à ce qui se passe en toi. »

« Enfin, voici la cinquième qualité du crayon : Il laisse toujours une marque. Exactement de la même manière, tu dois savoir que tout ce que tu fais dans la vie va laisser une marque, alors efforce-toi d’en être conscient dans chacune de tes actions. »


Paulo Coelho.








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Message par provence le Mar 22 Mar - 18:43

voilà Pierre cet apres midi en plein travail,avec la petite maison pour oiseaux que m'ont offert Isa et manu pour mon anniversaire



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mon jardin ce jour

Message par provence le Jeu 4 Aoû - 17:38

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poésies choisies pour vous

Message par provence82 le Lun 24 Juil - 12:22





Quand le destin d’humeur changeante nous accorde des faveurs nouvelles .
Quand le fleuve des plaisirs, naguère desséché, inonde soudain notre vie .
Quand les amis frappent à notre porte et que les ennemis font trêve .
Quand des yeux tendres nous contemplent et que des sourires nous envoient leurs messages,
alors il est temps pour vous, Poète, de livrer vos rythmes au vent, d’unir votre coeur à un coeur et vos lèvres à d’autres lèvres. »

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Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses dans l'éternel hymen de la nuit et du jour ; Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses Et ne les donner qu'à l'amour
Ainsi que de l'éclair, rien ne reste de l'heure, qu'au néant destructeur le temps vient de donner ; Dans son rapide vol embrassez la meilleure, toujours celle qui va sonner.
Et retenez-la bien au gré de votre envie, comme le seul instant que votre âme rêva ; Comme si le bonheur de la plus longue vie était dans l'heure qui s'en va.
Vous trouverez toujours, depuis l'heure première Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois, les vignes, sur les monts, inondés de lumière, les myrtes à l'ombre des bois.
Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines ; Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé, Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines et donne l'oubli du passé.
Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie, Savourez le regard qui vient de la beauté ;
Être seul, c'est la mort ! Être deux, c'est la vie ! L'amour c'est l'immortalité !
Gérard de Nerval

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