Défouloir


pff

Partagez
avatar
provence82
Râleur actif

Féminin Nombre de messages : 340
Age : 77
Localisation : Montauban 82000
Loisirs : lecture,musiques ,animaux,ballades en forêts
Date d'inscription : 18/09/2016

pff

Message par provence82 le Lun 16 Oct - 15:26

un si bel oiseau a la maison que du bonheur
https://photos.app.goo.gl/ZBFN5KSqWTPd4CJq1


une nuit blanche Pierre malade toute la nuit moi j'allumais la lampe de chevet chaque fois du coup pas dormi
mais je suis contante j'ai le président du centre ornitologique du Tarn et Garonne qui vient me voir
pour me guider dans les canaris je suis sauvée,je vais pouvoir acheter une femelle mais une "vraie"

Dictons du 16 octobre :
Coupe ton chou à la saint Gall, en hiver c'est un vrai régal.
Quand de saint Gall arrive l'heure, la vache à l'étable demeure.



Dirigeant politique et guide spirituel de l'Inde né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l'État du Gujarat, Gandhi est décédé le 30 janvier 1948 à Delhi. Il meurt à l'âge de 78 ans, assassiné par un nationaliste hindou, les cendres de Gandhi ont été dispersées dans plusieurs grands fleuves du monde, dont le Nil, la Volga et la Tamise.


a Vérité doit constituer le centre de toute notre activité, elle doit être le souffle même de notre vie.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

L'amour est la force la plus puissante que possède le monde, et pourtant elle est la plus humble qui se puisse imaginer.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Faire à tout prix quelque chose qu'on doit faire est un vœu.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Une vie de parfaite continence en pensée, en paroles et en actes est nécessaire pour atteindre la perfection spirituelle.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Une des plus grandes erreurs est de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Nul être humain n'est trop mauvais pour être sauvé.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Le riche possède des quantités de choses superflues, dont il n'a pas besoin et qui sont par suite négligées et gaspillées, tandis que des millions d'hommes meurent de faim, faute de pouvoir manger. Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien et chacun se contenterait de ce qu'il a.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Il faut aimer comme soi-même tout ce qui vit.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)


Il existe un conflit mondial entre le capital et le travail, et les pauvres envient les riches. Si chacun travaillait pour gagner son pain, les distinctions de classes seraient abolies ; les riches seraient toujours là, mais ils se considéreraient seulement comme les gérants de leur fortune, qu'ils emploieraient surtout dans l'intérêt général.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Dieu a créé l'homme pour qu'il gagne sa nourriture par son travail, et il a dit que celui qui mange sans travailler est un voleur. C'est une loi divine, que nous devons pleinement employer, en utilisant notre corps. Nous n'avons pas le droit de nous y soustraire.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

La tolérance nous donne un pouvoir de pénétration spirituelle qui est aussi éloigné du fanatisme que le pôle Nord du pôle Sud.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)

Je crois qu'à travers tous les flots de sang, toute la méchanceté et toute la malhonnêteté auxquelles a recours l'Occident sur une échelle colossale, l'ensemble de l'humanité progresse silencieusement mais sûrement vers un âge meilleur.
Gandhi ; Lettres à l'Ashram (1937)




avatar
provence82
Râleur actif

Féminin Nombre de messages : 340
Age : 77
Localisation : Montauban 82000
Loisirs : lecture,musiques ,animaux,ballades en forêts
Date d'inscription : 18/09/2016

Re: pff

Message par provence82 le Sam 21 Oct - 16:38






naissance 24 décembre 1879
Montréal, Drapeau du Canada
Décès 18 novembre 1941 (à 61 ans)


Poète


EMILE NELLIGAN


Rien n'est plus doux aussi que de s'en revenir
Comme après de longs ans d'absence,
Que de s'en revenir
Par le chemin du souvenir
Fleuri de lys d'innocence,
Au jardin de l'Enfance.
Au jardin clos, scellé, dans le jardin muet
D'où s'enfuirent les gaietés franches,
Notre jardin muet
Et la danse du menuet
Qu'autrefois menaient sous branches
Nos soeurs en robes blanches.
Aux soirs d'Avrils anciens, jetant des cris joyeux
Entremêlés de ritournelles,
Avec des lieds joyeux
Elles passaient, la gloire aux yeux,
Sous le frisson des tonnelles,
Comme en les villanelles.

Cependant que venaient, du fond de la villa,
Des accords de guitare ancienne,
De la vieille villa,
Et qui faisaient deviner là
Près d'une obscure persienne,
Quelque musicienne.
Mais rien n'est plus amer que de penser aussi
À tant de choses ruinées !
Ah ! de penser aussi,
Lorsque nous revenons ainsi
Par des sentes de fleurs fanées,
À nos jeunes années.
Lorsque nous nous sentons névrosés et vieillis,
Froissés, maltraités et sans armes,
Moroses et vieillis,
Et que, surnagent aux oublis,
S'éternisent avec ses charmes
Notre jeunesse en larmes !

===


Ruines

Quelquefois je suis plein de grandes voix anciennes,
Et je revis un peu l'enfance en la villa ;
Je me retrouve encore avec ce qui fut là
Quand le soir nous jetait de l'or par les persiennes.

Et dans mon âme alors soudain je vois groupées
Mes soeurs à cheveux blonds jouant près des vieux feux ;
Autour d'elles le chat rôde, le dos frileux,
Les regardant vêtir, étonné, leurs poupées.

Ah ! la sérénité des jours à jamais beaux
Dont sont morts à jamais les radieux flambeaux,
Qui ne brilleront plus qu'en flammes chimériques :

Puisque tout est défunt, enclos dans le cercueil,
Puisque, sous les outils des noirs maçons du Deuil,
S'écroulent nos bonheurs comme des murs de briques !

==


Voeux simples

Cécile Sauvage

Vivre du vert des prés et du bleu des collines,
Des arbres racineux qui grimpent aux ravines,
Des ruisseaux éblouis de l’argent des poissons ;
Vivre du cliquetis allègre des moissons,
Du clair halètement des sources remuées,
Des matins de printemps qui soufflent leurs buées,
Des octobres semeurs de feuilles et de fruits
Et de l’enchantement lunaire au long des nuits
Que disent les crapauds sonores dans les trèfles.
Vivre naïvement de sorbes et de nèfles,
Gratter de la spatule une écuelle en bois,
Avoir les doigts amers ayant gaulé des noix
Et voir, ronds et crémeux, sur l’émail des assiettes,
Des fromages caillés couverts de sarriettes.
Ne rien savoir du monde où l’amour est cruel,
Prodiguer des baisers sagement sensuels
Ayant le goût du miel et des roses ouvertes
Ou d’une aigre douceur comme les prunes vertes
À l’ami que bien seule on possède en secret.
Ensemble recueillir le nombre des forêts,
Caresser dans son or brumeux l’horizon courbe,
Courir dans l’infini sans entendre la tourbe
Bruire étrangement sous la vie et la mort,
Ignorer le désir qui ronge en vain son mors,
La stérile pudeur et le tourment des gloses ;
Se tenir embrassés sur le néant des choses
Sans souci d’être grands ni de se définir,
Ne prendre de soleil que ce qu’on peut tenir
Et toujours conservant le rythme et la mesure
Vers l’accomplissement marcher d’une âme sûre.
Voir sans l’interroger s’écouler son destin,
Accepter les chardons s’il en pousse en chemin,
Croire que le fatal a décidé la pente
Et faire simplement son devoir d’eau courante.
Ah ! vivre ainsi, donner seulement ce qu’on a,
Repousser le rayon que l’orgueil butina,
N’avoir que robe en lin et chapelet de feuilles,
Mais jouir en son plein de la figue qu’on cueille,
Avoir comme une nonne un sentiment d’oiseau,
Croire que tout est bon parce que tout est beau,
Semer l’hysope franche et n’aimer que sa joie
Parmi l’agneau de laine et la chèvre de soie.

Cécile Sauvage, Tandis que la terre tourne

    La date/heure actuelle est Jeu 20 Sep - 14:34