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Palais , chauffeurs à gogo .... 5 infos déroutantes sur Patrick Balkany !

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A.CGT-RICHE
Invité

Palais , chauffeurs à gogo .... 5 infos déroutantes sur Patrick Balkany !

Message par A.CGT-RICHE le Ven 24 Juin - 18:17

Casseroles judiciaires , condamnations , coucherie et scandales sexuels , "le Nouvel Observateur" revient sur les frasques de Patrick Balkany .

C'est la dernière sortie en date. Patrick Balkany, qui a visiblement une certaine idée de la liberté de la presse, n'a pas hésité le 26 janvier dernier à arracher la caméra d'un journaliste de BFMTV qui l'interrogeait sur ses démêlés avec la justice.

Mais le député-maire UMP de Levallois-Perret n'en est pas à son premier scandale. Casseroles judiciaires, condamnations, coucherie cocasse et scandales sexuels : celui qui se définissait comme "l'homme le plus honnête du monde" en septembre 2013 cumule les affaires. "Le Nouvel Observateur" fait le point, sur ce que vous ignorez encore, peut-être, de Patrick Balkany.

1) Il écope de condamnations à répétition , 15 mois de prison avec sursis pour "prise illégale d'intérêt" !

Le 7 mai 1996, Patrick Balkany est condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre, jugement confirmé en appel et en cassation, à 15 mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité, 30.000 euros d'amende et près de 120.000 euros de dommages et intérêts, "pour avoir affecté trois agents municipaux de la ville de Levallois-Perret à son usage personnel", les employés municipaux étant exclusivement chargés de l'entretien de l'appartement du couple à Levallois-Perret et de sa résidence secondaire, un moulin près de Giverny, dans l'Eure. Il se réfugie alors à Saint-Martin, aux Antilles, où il assure "chercher la paix et se faire oublier".

Le 28 juillet 1999, la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France condamne par ailleurs Patrick Balkany à rembourser à la ville de Levallois-Perret le montant des salaires des employés municipaux liés à sa condamnation, soit 523.897,96 euros. Une somme que le maire de Levallois-Perret a remboursée à la Ville, étalant les paiements entre 2000 à 2006.

Reste les intérêts, que les juges ont fait courir à compter du 31 mai 1995, date du licenciement par le maire des agents communaux. Ils avaient atteint en 2007 les 230.865,57 euros. Une somme pour laquelle Patrick Balkany a demandé "une remise gracieuse", acceptée par le conseil municipal de Levallois-Perret, dont il était de nouveau maire depuis 2001, mais refusée par le ministre de l'Economie François Baroin en juin 2011. L'édile aurait réglé une partie de la somme directement (63.684,43 euros), mais devait encore, en janvier 2013, plus de 120.000 euros à sa Ville...

1.500 euros d'amende pour diffamation et injures !


En 2003, le tribunal correctionnel de Nanterre le condamne à une amende de 1.500 euros pour "images vexatoires et empreintes de mépris visant à abaisser et ridiculiser de façon publique" l'élue communiste de Levallois-Perret, Annie Mandois. Lors d'un conseil municipal, il avait accusé le PC d'avoir fait, à l'époque où il était en charge de la ville "des dépenses dans l'intérêt du Parti communiste". Avant de lancer à la seule élue communiste de l'assemblée : "Il va bientôt falloir vous mettre dans une cage ! Savez-vous qu'au conseil de Paris l'adjoint à la culture fait des acquisitions de perroquets vivants pour le musée d'Art moderne. Peut-être que pour le musée ethnologique, on pourrait également vous mettre dans une cage avec l'intitulé 'Dernier spécimen du Parti communiste vivant'."

Sa condamnation est assortie de 1.500 euros de dommages et intérêts. Il fait appel, jugeant notamment que l'élue communiste "n'a pas beaucoup d'humour". La cour d'appel de Versailles confirme la condamnation. Il est reconnu coupable de diffamation et d'injures.

2) Il collectionne les casseroles judiciaires !

Blanchiment de fraudes fiscales, détournements de fonds publics, menaces et violences... Patrick Balkany est encore visé par plusieurs enquêtes judiciaires.

Détournements de fonds publics !

Le député-maire de Levallois-Perret et son épouse sont soupçonnés d'avoir (encore) utilisé pour leur compte personnel des employés municipaux payés par la Ville. Frédéric Foncel, le secrétaire général de SNPM-FO, le syndicat de la police municipale qui a alerté la justice, dénonce l'emploi par Patrick Balkany "à des fins privées" de pas moins de "quatre chauffeurs de mairie, utilisés lorsqu'il se rend dans sa résidence de Giverny, en vacances ou à l'Assemblée nationale".

La police judiciaire de Paris cherche notamment à savoir si le séjour sur l'île de Saint-Martin d'un agent de la mairie, employé comme chauffeur pendant des vacances dans les Antilles, a été rémunéré sur les deniers personnels du couple ou par l'argent public.
Lors de ses vacances, je l'ai invité une fois, bien entendu sur mes deniers personnels, dans une maison louée à Saint-Martin", assure Patrick Balkany.

Dans une autre affaire, le parquet de Paris ouvre une enquête en 2012 pour détournement de fonds publics concernant un emploi présumé fictif à la mairie de Levallois-Perret. Un guérisseur-magnétiseur, Jean Testanière, a été embauché par la municipalité en 2006. Responsable d'une structure pour l’enfance, puis "préparateur psychologique" des athlètes du pôle olympique du Levallois Sporting Club, et enfin directeur territorial, ses prérogatives sont restées plutôt floues.

Mais il avait soigné et connaissait Isabelle Balkany avant son embauche. Embauche que Patrick Balkany a défendu personnellement devant son conseil municipal, assure Mediapart. Le "mage" comme on le surnomme est d'autant plus gênant pour le maire de Levallois qu'il vient par ailleurs d'être condamné à deux ans de prison dont un ferme pour abus de confiance et association de malfaiteurs dans l'affaire du Cercle Wagram.

Blanchiment de fraude fiscale !

Patrick Balkany est également la cible d'une enquête préliminaire à Paris pour blanchiment de fraude fiscale, soupçonné d'avoir dissimulé au fisc des avoirs à l'étranger. Ce sont les révélations de Didier Schuller à des journalistes du "Monde" dans le livre "French corruption" qui conduisent à l'ouverture d'une information judiciaire. L'ancien conseiller général RPR des Hauts-de-Seine aurait remis à la justice plusieurs documents gênants.

Parmi eux, un rapport de police datant de 2001, s'intéresse à une société suisse, Atlas Finanz Service, "dont les activités apparaissent systématiquement bénéficiant à Monsieur Balkany". Les enquêteurs établissent des liens entre Atlas Finanz Service et la villa que fréquente le couple Balkany à Saint-Martin, laissant supposer que Patrick Balkany est en fait "propriétaire" de cette résidence. Didier Schuller a également transmis aux enquêteurs un document, attestant de l'ouverture par Patrick Balkany d'un compte en Suisse le 26 juillet 1994 à la banque ABN Amro. "Ce compte lui aurait permis d'empocher des commissions occultes versées par les entreprises travaillant pour l'office des HLM des Hauts-de-Seine", accuse Didier Schuller.

L'enquête préliminaire révèle par ailleurs qu'environ 80.000 euros en espèces, dont les juges tentent d'établir la provenance, ont été dépensés par le couple Balkany pour acheter des billets d'avion.

Le "Canard enchaîné" assure également, dans son édition du 16 octobre 2013, que le couple Balkany échappe à l'Impôt sur la fortune (ISF), "grâce à d'étonnants montages financier", tout en se "prélassant dans ses trois palais de Marrakech, des Antilles et de Giverny". Dans son édition du 18 décembre, le "Canard enchaîné" rapporte par ailleurs que l'élu est officiellement domicilié... "dans sa permanence électorale". Un moyen, selon l'hebdomadaire de "voter dans la ville qui l'a élu", mais aussi de permettre au couple "d'afficher des résidences séparées et d'échapper ainsi à l'ISF".

"Menaces et violences" !

Le maire PS de Clichy-la-Garenne, Gilles Catoire, dépose plainte en juin 2012 contre Patrick Balkany, son rival UMP aux législatives dans la 5e circonscription des Hauts-de-Seine, après un incident en marge de la campagne électorale. Cette plainte vise des faits de "menaces et violences par une personne dépositaire de l'autorité publique sur une personne dépositaire de l'autorité publique", explique alors l'entourage de Gilles Catoire.

Patrick Balkany aurait tenté "d'agripper" le socialiste en tenant "des propos incompréhensibles". "Il y a eu zéro incident", selon les Balkany. A l'origine de cet énervement, le contenu de la profession de foi du candidat socialiste, dans laquelle Patrick Balkany s'estime victime d'attaques personnelles.

3) Il fait de Levallois-Perret, la "commune la plus endettée de France" !


"Quand un contribuable [de Levallois-Perret, NDLR] paye 150 euros d’impôts locaux, il perçoit neuf fois plus en services municipaux", claironne Patrick Balkany, comme le rapporte "Libération" en 2011.

Revers de la médaille, en 2011, la ville est "la commune la plus endettée de France" : "Elle bat tous les records avec 725 millions d’euros d’emprunts, pour une population de 65.000 âmes, ce qui fait 11.153 euros de dette par tête d’habitant, nourrissons compris", explique à l'époque "Libération". "La moyenne pour les communes de taille semblable est de 1.405 euros selon l’Observatoire des finances locales. La différence est colossale."

Ce dangereux endettement est toujours valable en 2013, assure France TV Info.
Les habitants se disent que s'ils élisent quelqu'un d’autre, il va vouloir assainir la situation et augmenter les impôts en se prévalant de l’héritage", confie une habitante à "Libération" en 2011.

Et pour cause : en 2001, Olivier de Chazeaux, maire RPR de Levallois-Perret depuis 1995, était parvenu à réduire la dette de la ville à 160 millions d’euros, mais après six années de baisses des dépenses et de hausses d'impôts...

4) Il affirme avoir couché avec Brigitte Bardot !

Dans son livre "Une autre vérité, la mienne", paru en janvier 2010, le maire de Levallois-Perret se targue d'avoir eu une relation intime avec Brigitte Bardot, assurant même, dans l'émission "On n'est pas couché" que c'est la star des années 1960 qui a rappelé l'anecdote devant témoins, en 2004, lors d'un Noël des animaux à Levallois.

Réponse de Brigitte Bardot : "Je commence à en avoir marre d'entendre Monsieur Balkany se vanter d'avoir eu avec moi une aventure que j'ai déjà démentie formellement le 15 janvier dernier mais qu'il a réitéré, samedi 6 février, durant l'émission de Ruquier 'On n'est pas couché', qui aurait dû s'appeler 'On n'a pas couché'. [...] Je sais avec qui j’ai couché et certainement pas avec ce gros plouc menteur, goujat et d’une inélégance rare." !

Invité le 16 novembre de la même année de l'émission "Ménard sans interdit" sur Itélé, le maire de Levallois-Perret réaffirme avoir eu une relation sexuelle avec Brigitte Bardot. Question de Robert Ménart "Vous avez bien couché avec Brigitte Bardot ?", réponse claire : "Bien sûr".

5) Il se retrouve mêlé à des scandales sexuels !

Comble des scandales, en 1997, une maîtresse de Patrick Balkany porte plainte contre lui pour "viol et menace avec armes". "L'homme le plus honnête du monde" l'aurait obligée à lui administrer une fellation sous la menace d'un 357 Magnum.

Isabelle Balkany accourt alors défendre son ex (les époux s'étaient séparés quelques temps) : Mon mari n'a jamais eu besoin d'un revolver pour se faire tailler une pipe"   , déclare-t-elle en substance à la police judiciaire, selon "Libération".

La jeune femme finit par se rétracter.

Même réaction de son épouse quand la judoka Marie-Claire Restoux, ancienne suppléante de Patrick Balkany, révèle les raisons de sa démission, en 2010, et qu'elle accuse le maire de harcèlement sexuel, à coups de "Tu sais que tu me plais" ; "De toute façon, un jour, tu finiras dans mon lit". "Elle est siphonnée" et "ferait bien d'aller consulter un psychiatre", juge Isabelle Balkany dans le "JDD".

Renaud Février "Le Nouvel Observateur"

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