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A une fleur poésie

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provence
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A une fleur poésie

Message par provence le Mar 29 Mar - 12:01





: À une fleur

Poète : Alfred de Musset (1810-1857)

Recueil : Poésies nouvelles (1850).

Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu'à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main
Qui sur le buisson t'a coupée ?

N'es-tu qu'une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?

S'il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S'il n'en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d'un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N'en auraient pu trouver la soeur
Qu'en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s'emparer d'elle
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m'arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de Musset.
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Re: A une fleur poésie

Message par provence le Mar 5 Avr - 12:04





Un jardin sous mes mots

Roses, jasmins, iris, lilas, volubilis,
Cerisiers du Japon et jeunes arbousiers,
Colorant le matin de leurs chants printaniers
Adornent mon jardin de vivants ex libris.
Abeilles et frelons s’y disputant les lys,
Piétinent les pistils sans aucune pitié,
Alors que, s’échappant des pages d’un herbier,
Un papillon de nuit dévore un myosotis.
Solitaire et pensif, un arôme somnole
Sous le dais argenté d’un antique olivier,
Dont l’ombre de satin imite l’Acropole.
Dans mon jardin aussi, le soleil a planté
Une pure fontaine, comme un encrier,
Où je plonge ma plume et bois l’éternité.

Francis Etienne Sicard.

===




Les dictons du mois d'Avril
Les dictons du mois d'Avril

Avril le doux, quand il se fâche, est le pire de tous.
Avril pleut pour les hommes, mai pleut pour les bêtes.
A la mi-avril, le blé est à l'épi.
Au mois d'avril, le chêne rit.
Avril a 30 jours. Si 31 il avait, personne ne s'en plaindrait.
Avril et mai sont les clés de l'année.
Avril fait la fleur, mai en a l'honneur.
Avril pluvieux et mai venteux rendent le paysan heureux.
Avril tantôt pleure, tantôt rit.
Avril tempéré n'est jamais ingrat.
Avril, un de bon sur mille.
En avril, bas ou haut, tout arbre a son loriot.
En avril, bruine obscure, trois jours dure.
En avril, froidure est bonne.
En avril, le sureau doit fleurir, sinon le paysan va souffrir.
Fleur d'avril ne tient qu'à un fil.
Quand avril se met en fureur, il est le pire des laboureurs.
Quand avril tombe de l'eau, le vigneron répare le fond de son tonneau.
S'il pleut en avril, prépare tes silos.
S'il tonne en avril, prépare ton baril.
Il faut que mars sèche les balcons et qu'avril les mouille.
Il n'est d'avril si beau, qui n'ait de neige à son chapeau.
Il n'est si gentil mois d'avril qui n'ait son chapeau de grésil.
Les mois d'avril et de mai font la farine de toute l'année.
Lune rousse sur la semence aura toujours mauvaise influence.
Mars gris, avril pluvieux, font l'an fertile et plantureux.
Neige d'avril dévore le blé comme le bœuf le ferait.
Nul avril sans épi.
Bourgeon qui pousse en avril met peu de vin au baril.
Caprices d'avril font tomber les fleurs et trembler les laboureurs.
Ce n'est jamais avril si le coucou ne l'a dit.
Chaque goutte d'avril en vaut mille.
Chêne qui pèle en avril pèle deux fois.
D'avril, les ondées font les fleurs de mai.
On n'a pas hiverné tant qu'avril n'est pas passé.
Petite pluie d'avril fait la belle saison.
Petite pluie d'avril salit la terre, grande pluie l'approprie.
Quand le raisin naît en avril, il faut préparer son baril.
Si la pluie d'avril vaut son pesant d'or, quand le tonnerre va, c'est un trésor
Quand il pleut le jour de Saint-Georges, sur cent cerises on a quatorze.
S'il gèle à la Saint-Georges, sur cent bourgeons en restent quatorze....
Saint-Georges, Saint-Marc sont réputés saints grêleurs.







Fleurs d'Avril

Le bouvreuil a sifflé dans l'aubépine blanche ;
Les ramiers, deux à deux, ont au loin roucoulé,
Et les petits muguets, qui sous bois ont perlé,
Embaument les ravins où bleuit la pervenche.
Sous les vieux hêtres verts, dans un frais demi-jour,
Les heureux de vingt ans, les mains entrelacées,
Echangent, tout rêveurs, des trésors de pensées
Dans un mystérieux et long baiser d'amour.
Les beaux enfants naïfs, trop ingénus encore
Pour comprendre la vie et ses enchantements,
Sont émus en plein cœur de chauds pressentiments,
Comme aux rayons d'avril les fleurs avant d'éclore.
Et l'homme ancien qui songe aux printemps d'autrefois,
Oubliant pour un jour le nombre des années,
Ecoute la voix d'or des heures fortunées
Et va silencieux en pleurant sous les bois.

André Lemoyne.









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Re: A une fleur poésie

Message par nicou le Mar 5 Avr - 17:44

Merci Drôme...
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incroyablement beau

Message par provence le Sam 30 Avr - 16:56


Le Thérémine, c'est l'un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1919 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen (connu sous le nom de « Léon Theremine »).
>
> C'est un instrument très curieux mais, un son magnifique !!!
>
Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l'instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste.

Ennio Morricone - "Il était une fois dans l'Ouest"

Le Thérémine joué par Katica Illenyi.





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textes a méditer

Message par provence le Jeu 12 Mai - 12:12







   Un jour un homme arriva au Paradis et demanda à Dieu s'il pouvait revoir toute sa vie aussi bien dans les joies que dans les moments difficiles et Dieu le lui accorda.
Il lui fit voir toute sa vie comme si elle se trouvait projetée le long d'une plage de sable et comme si lui, l'homme, se promenait le long de cette plage.
L'homme vit que tout le long du chemin, il y avait quatre empreintes de pas sur le sable, les siennes et celles de Dieu mais dans les moments les plus difficiles, il n'y en avait plus que deux...
Très surpris et même peiné, il dit à Dieu :
"Je vois que c'est justement dans les moments difficiles que tu m'as laissé seul..."
"Mais non ! lui répondit Dieu, dans les moments difficiles il y avait seulement les traces de mes pas à moi, parce qu'alors... je te portais dans mes bras








 Ne laisse jamais mourir tes rêves
Ne sois jamais avide de démontrer tes sentiments.

Quand tu es heureux, partage-le avec les autres
Si tu te sens triste, pleure-le avec un ami.

N'aie jamais peur de faire les choses mieux que tu crois
Tu seras surpris du résultat, il y a en nous des forces inexplorées.

Ne prends jamais le poids des autres sur tes propres épaules
Car tu ne changeras pas le monde, il l continuera de tourner.

Ne t'en fais jamais pour l'avenir
Prends la vie un jour à la fois.

Ne te sens jamais coupable du passé
Car ce qui est fait est fait et saches en tirer une leçon de vie.

Ne pense jamais que tu es seul
Car il y a toujours quelqu'un qui te cherche peut-être quelque part, tu n'es jamais seul.

N'oublie jamais que tu peux accomplir autant de choses que tu l'imagines
Ce n'est pas si difficile que tu penses, il te suffit d'essayer, c'est tout.

Ne cesse jamais d'Aimer
Ne cesse jamais de Croire
Ne cesse jamais de rêver à tes rêves et surtout continue de rêver et ne laisse jamais mourir tes rêves.

===========



L'âge mûr c'est être toujours jeune mais avec beaucoup plus d'efforts
Vieillir c'est passer de la passion à la compassion.

Plein de gens n'arrivent pas à 80 ans car pendant trop longtemps ils se sont battus pour rester à 40 ans
Passé le cap de la soixantaine peu de choses paraissent absurdes.

Les jeunes pensent que les vieux sont fous
Les vieux savent que les jeunes le sont.

Personne ne va plus vite que les années.

Dans les yeux d'un jeune brille la flamme
Dans les yeux d'un vieux brille la lumière
L'initiative des jeunes vaut autant que l'experience des vieux.

Derrière chaque homme il y a un enfant
Les jeunes vont en groupe
Les adultes en couple
Les vieux vont seuls.

Heureux celui qui a été jeune pendant sa jeunesse et sage l'âge venu.

Nous désirons tous vivre vieux mais refusons de l'être
C'est plaisant d'arriver à un grand âge mais pas de l'avoir
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poésies choisies pour vous

Message par provence le Dim 15 Mai - 21:24






Un soir on frappait à ma porte.

Brusquement je fus éveillé.

Qui peut donc agir de la sorte :

C'étaient l'Amour et l'Amitié.

Quoi ! c'est vous, jeunesse incivile !

Pourquoi donc faire un tel fracas ?

En pénétrant dans votre asile,

Nous nous disputions pour le pas.



Entre nous deux soyez arbitre,

Nous ne pourrions pas mieux choisir.

Moi, dit l'Amour, voici mon titre :

Je suis le père du plaisir.

Pour balancer cet avantage,

L'Amitié dit avec douceur :

Si le plaisir est votre ouvrage,

C'est à moi qu'on doit le bonheur.



D'un magistrat en audience

Je prends alors la gravité :

Donner à l'un la préséance

Serait trahir la vérité ;

Tous deux aux mortels favorables,

Cessez de grâce vos débats :

Vous devez être inséparables,

Entrez chez moi du même pas.



L'Amour, d'une audace effrénée,

Envahit tout mon logement,

Sans égard pour sa sœur aînée.

Halte-là ! petit garnement !

Quand chez moi le sort vous rassemble.

Jouissez de tout par moitié :

Un sage doit savoir ensemble

Loger l'Amour et l'Amitié.







Libre de penser, de rire et d'aimer,

Profiter des secondes de bonheur,

De paix, de joie et savoir décider,

Sans aucune crainte et sans peur :

Savoir dire non, oser et choisir,

Construire, entreprendre et bâtir.



Il suffit de si peu de chose,

Un peu de courage si j'ose.

La vie n'est pas toujours facile,

Mais il suffit de redresser la tête,

D'affronter certaines adversités,

Avec beaucoup de sincérité.



Suivre son cœur, ses pensées,

Ses choix et ses propres idées.

C'est alors et seulement ainsi,

Que l'on devient acteur de sa vie.



Il faut dans la vie savoir aussi,

Tendre la main à qui en a besoin,

Sans espérer un retour... ni rien,

Juste se dire que c'était bien.



Alors s'installe l'harmonie avec soi-même,

Et ainsi le monde parait presque parfait




L'amitié, c'est comme une fleur ;

Elle naît et s'épanouie tout en douceur.

Elle peut durer une vie, pour toujours,

Où s'arrêter et se faner en un jour.



L'amitié, c'est donner beaucoup de soi,

Sans jamais rien demander en retour.

C'est être toujours présent, toujours là,

Le faire avec plaisir avec beaucoup d'amour.



L'amitié, c'est une qualité simple mais si rare,

Qu'il ne faut la ranger au fond d'un placard.

Il faut la conserver, la garder près de son cœur,

Pour qu'elle nous apporte amour et douceur.



L'amitié, se veut d'être sincère sans détour,

Une confiance que l'on espère pour toujours.

L'amitié, la plus profonde comme un frère,

Rebute les mensonges et paroles meurtrières.



L'amitié, c'est être discret et silencieux,

Elle se partage en groupe ou même à deux.

L'amitié, c'est la joie de rencontrer des personnes,

Ou fidélité sincérité ces mots résonnent !












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poésies choisies pour vous

Message par provence le Sam 28 Mai - 16:57




L'APPARENCE



Ici bas, oh vraiment c'est une étrange chose :
Quand on souffre le plus, on prend un air joyeux ;
Quand on porte en son sein le cœur le plus morose,
On met, pour le cacher, un sourire en ses yeux.


De sa peine chacun meurt, et personne n'ose
Ôter à son chagrin son voile insoucieux ;
Homme, on veut être gai comme un enfant bien rose,
Et l'on refoule en soi sa douleur de son mieux.


Dans ce monde d'oubli, voilà, voilà l'usage !
Mais qu'on aille donc pas nous juger au visage,
Ni prendre pour du vrai tout ce clinquant moqueur !


Comme un arbre fleurit et verdit à l'écorce
Quand son vieux tronc creusé penche et tremble sans force,
On sourit au dehors, et l'on est mort au cœur.


Evariste Boulay-Paty

Recueil : Sonnets (1851)

===







LE JARDIN MOUILLÉ


La croisée est ouverte ; il pleut
Comme minutieusement,
A petit bruit et peu à peu,
Sur le jardin frais et dormant.


Feuille à feuille la pluie éveille
L'arbre poudreux qu'elle verdit ;
Au mur, on dirait que la treille
S'étire d'un geste engourdi.


L'herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l'on croirait là-bas
Entendre sur le sable et l'herbe
Comme d'imperceptibles pas.


Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel ;
L'averse semble maille à maille
Tisser la terre avec le ciel.


Il pleut, et les yeux clos, j'écoute,
De toute sa pluie à la fois,
Le jardin mouillé qui s'égoutte
Dans l'ombre que j'ai faite en moi.


Henri de Régnier
(1864-1936)

===

LA VIEILLE ÉCHELLE





Gisant à plat dans la pierraille,
Veuve à jamais du pied humain,
L'échelle, aux tons de parchemin,
Pourrit au bas de la muraille.

Jadis, beaux gars et belles filles,
Poulettes, coqs, chats tigrés
Montaient, obliques, ses degrés,
La ronce à présent s'y tortille.


Mais, une margot sur le puits
Se perche... une autre encore ! et puis,
Toutes deux quittant la margelle

Pour danser sur ses échelons,
Leurs petits sauts, tout de son long,
Ressuscitent la pauvre échelle.


Maurice ROLLINAT

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pensées inspirantes

Message par provence le Lun 30 Mai - 16:54



Pensées inspirantes



Si je pouvais prétendre remonter le temps

Et revenir au seuil de mes jeunes printemps

Effacer les rides, retrouver la jeunesse

Revivre pour aimer, car l'amour n'a de cesse.

Oui mais on ne peut pas retourner en arrière

Et l'on ne saura jamais arrêter le temps

Nous devons accepter cette vie passagère

Tout le poids de ces ans et le corps vieillissant

Que reste-t-il de nos belles années passées ?

Qu'adviendra-t-il de notre sage destinée ?

Du futur de notre vie et de la vieillesse

Tomberons-nous dans l'oubli et sans la tendresse ?

==


Il y a trois personnes en nous,
celle que nous imaginons être,
celle que nous rêvons d'être,
et celle que nous sommes vraiment.
La seule que nous ne connaissons absolument pas,
c'est celle que nous sommes vraiment.
===


PENSEE
Certaines personnes ne sont pas capables de rattraper les personnes qu'elles aiment juste parce qu'elles sont terrifiées à l'idée de se dévoiler, de laisser tomber le masque.
Elles ne veulent pas être vues sous leur forme la plus fragile ou seulement montrer ce qu'elles ressentent vraiment.
Elles ne sont pas capables de vous dire que vous leur manquer ou qu'elles ont besoin de vous seulement parce qu'elles ont peur.
Alors, elles font souffrir les personnes qui ne font que les attendre, qui espèrent un peu plus chaque jour et qui voient un signe là où il y en a aucun.
Elles préfèrent les voir souffrir de leur absence plutôt que de les voir souffrir de leur présence.
Mais ce qu'elles finissent par oublier, c'est qu'on finit par détester les personnes qui nous ont trop longtemps fait du mal
==

HISTOIRES DE TEMPS



La pendule ne pourra plus jamais sonner les heures qui appartiennent au passé.

Vous avez beau tuer le temps, c'est toujours lui qui finit par vous enterrer.

Certains attendent que le temps change, d'autres le saisissent avec force et agissent.

Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable qu'à celui de notre temps irremplaçable.

Ne perdez pas votre temps à me raconter qu'il n'y a rien à faire.

Les gens charitables sont tellement occupés à soulager les misères que leur temps n'a pas de prix; c'est pour cela qu'ils le donnent.

Le temps devient plus gris. Le sommeil va gagner la nature. Secouez-vous!... il n'y a rien de triste dans le repos

Le temps que vous prenez à penser à demain est volé sur celui dont vous avez besoin pour accomplir la tâche d'aujourd'hui.

C'est vrai que le temps perdu ne revient pas; mais il n'est jamais perdu quand on le garde dans ses souvenirs.

Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur c'est qu'il tue ses élèves...

Le temps est à l'amour ce que le vent est au feu. Il éteint les petits et ranime les grands...

Le temps ne nous pardonne pas ce que l'on fait sans lui.
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poésies choisies pour vous

Message par provence le Mar 31 Mai - 17:58






Premier sourire du printemps



Tandis qu'à leurs œuvres perverses

Les hommes courent haletants

Mars qui rit, malgré les averses,

Prépare en secret le printemps

Pour les petites pâquerettes,

Sournoisement, lorsque tout dort,

Il repasse les collerettes

Et cisèle les boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,

ll s'en va, furtif perruquier,

Avec une houppe de cygne,

Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose,

Lui, descend au jardin désert

Et lace les boutons de rose

Dans leur corset de velours vert.

Puis, lorsque sa besogne est faite,

Et que son règne va finir,

Au seuil d'avril, tournant la tête,

Il dit : "Printemps, tu peux venir."

===

Les soleils de Novembre

(extrait)



Un beau ciel de novembre aux clartés automnales

Baignait de ses tiédeurs les vallons vaporeux ;

Les feux du jour buvaient les gouttes matinales

Qui scintillaient dans l’herbe au bord des champs pierreux.



Les coteaux de Lormont, où s’effeuillaient les vignes,

Étageaient leurs versants jaunis sous le ciel clair ;

Vers l’orient fuyaient et se perdaient leurs lignes

En des lointains profonds et bleus comme la mer.



Lente et faible, la brise avait des plaintes douces

En passant sous les bois à demi dépouillés ;

L’une après l’une au vent tombaient les feuilles rousses,

Elles tombaient sans bruit sur les gazons mouillés.



Hélas ! plus d’hirondelles au toit brun des chaumières,

Plus de vol printanier égayant l’horizon ;

Dans l’air pâle, émanant ses tranquilles lumières,

Rayonnait l’astre d’or de l’arrière-saison.



La terre pacifique, aux rêveuses mollesses,

Après l’âpre labeur des étés florissants,

Semblait goûter, pareille aux sereines vieillesses,

Les tièdes voluptés des soleils finissants.



Avant les froids prochains, antique Nourricière,

Repose-toi, souris à tes champs moissonnés !

Heureux qui, l’âme en paix au bout de sa carrière,

Peut comme toi sourire à ses jours terminés !


Auguste Lacaussade, Les Automnales (1876)

===


Vive l'automne



Dans le parc aux lointains voilés de brume, sous

Les grands arbres d’où tombe avec un bruit très doux

L’adieu des feuilles d’or parmi la solitude,

Sous le ciel pâlissant comme de lassitude,

Nous irons, si tu veux, jusqu’au soir, à pas lents,

Bercer l’été qui meurt dans nos coeurs indolents.

Nous marcherons parmi les muettes allées ;

Et cet amer parfum qu’ont les herbes foulées,

Et ce silence, et ce grand charme langoureux

Que verse en nous l’automne exquis et douloureux

Et qui sort des jardins, des bois, des eaux, des arbres

Et des parterres nus où grelottent les marbres,

Baignera doucement notre âme tout un jour,

Comme un mouchoir ancien qui sent encor l’amour.



Albert Samain

Le Chariot d'or

===



J'aime bien le mois de juin

C'est celui des cerises

Des longues journées sans fin

Aux douces soirées exquises



Très tôt dès le matin

Tous les oiseaux devisent

Et tard quand la nuit vient

Certains encore s'avisent



C'est temps des examens

Où les sérieux révisent

Et leurs moments malsains

Des attentes indécises



C'est tendres gazons coussins

Où la rosée irise

Les beaux serments divins

Des amants qui se bisent



Et puis au mois de juin

On pense à ses valises

Car très bientôt revient

L'heure des vacances promises



Robert Casanova

==





PRINTEMPS

Tout est lumière, tout est joie.

L'araignée aux pieds diligents

Attache aux tulipes de soie

Les rondes dentelles d'argent.

La frissonnante libellule

Mire les globes de ses yeux

Dans l'étang splendide où pullule

Tout un monde mystérieux.

La rose semble, rajeunie,

S"accoupler au bouton vermeil,

L'oiseau chante plein d'harmonie,

Dans les rayons pleins de soleil.

Sous les bois, où tout bruit s'émousse,

Le faon craintif joue en rêvant :

Dans les verts écrins de la mousse,

Luit le scarabée, or vivant.

La lune au jour est tiède et pâle

Comme un joyeux convalescent ;

Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale

D'où la douceur du ciel descend !

Tout vit et se pose avec grâce,

Le rayon sur le seuil ouvert,

L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,

Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure ;

Le bois jase ; l'herbe fleurit.

- Homme ! Ne crains rien ! La nature

Sait le grand secret, et sourit.



(Victor Hugo)

==

La rose de novembre




Il n'est plus belle fleur qu'une rose d'automne,

Quand elle sait déjà que ses jours sont comptés,

Et que près de sa fin, généreuse, elle donne

Encor plus de parfum qu'aux beaux jours de l'été.



Dans le brouillard léger d'une aube de novembre,

Alors que les oiseaux ne savent plus chanter,

Elle va défroisser sa robe d'or et d'ambre

Pour s'offrir aux regards dans toute sa beauté.



Mais un souffle de vent la blesse, la défeuille.

Sitôt qu'il a séché ses larmes de rosée,

Elle cache ses joues dans son écrin de feuilles

Pour vivre encor un peu, encor une journée.



O toi qui ne sais pas combien est éphémère

La rose qui s'endort et va vers son trépas,

Si tu passes près d'elle au jardin de ta mère,

Je t'en supplie, enfant, non, ne la cueille pas.



Laisse-la retenir la vie qui l'abandonne,

Suivre des vols d'oiseaux glissant dans le ciel clair.

Il n'est plus belle fleur qu'une rose d'automne

Qui se meurt doucement, aux premiers jours d'hiver.



Renée Jeanne Mignard



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poésies choisies pour vous

Message par provence le Mer 1 Juin - 20:46








PONCTUATION

Une virgule,
Enfermée dans une bulle
Par un auteur indigne,
Essayait de rattraper
Un point à la ligne
Qui s’était échappé.

Elle escalada une majuscule,
Descendit un point d’exclamation,
Retomba sur un tréma,
Rebondit sur un point d’interrogation,
Trébucha sur une cédille,
Se raccrocha à un point de suspension,
Et plutôt mal à l’aise,
S’arrêta entre deux parenthèses.

Le point, qui ne bougeait point
Prit un accent grave,
Et dit à un tiret :
« Avant que je ne t’apostrophe,
Ouvre un peu les guillemets,
Sinon jamais,
Cette pauvre virgule minuscule
Qui déambule
De-ci, de-là
Ne me rattrapera »

L’accent circonflexe,
Sans complexes,
Déclara d’un accent aigu
Qu’ils étaient déjà trop à l’étroit
Et qu’un de plus ….
Ce à quoi le point répondit :
« Puisqu’il en est ainsi,
Je prendrai la vagabonde sous mon toit. »
Ce qu’il fit ma foi de bon cœur.

Et maintenant,
Que vais-je faire de ce point-virgule,
Dit l’auteur ?

=



AURORE



A l’horizon confus qui soudain s’illumine,
Le voile de la nuit vient de se déchirer.
Dans la douce clarté de l’aurore opaline,
Eole va bercer ses nuages dorés.

C’est le moment divin de la reconnaissance,
L’instant mystérieux où le rêve prend fin,
Où le jour qui renaît redevient espérance,
Où le cœur angoissé peut s’apaiser enfin.

Le ciel s’est embrasé comme bûche dans l’âtre.
Le rossignol s’est tu aux premières lueurs.
Dame Lune assoupie va quitter le théâtre.
Derrière la colline une étoile se meurt.

Un chien vient d’aboyer près de la bergerie.
Le petit chat s’étire en sortant du sommeil.
La mésange perchée sur la branche fleurie
Va chanter plein gosier son aubade au soleil.

Bientôt s’exhaleront les senteurs parfumées
Des roses, des lilas si prompts à refleurir.
Et moi, tout près de toi comme à l’accoutumée,
Je vais le cœur en paix te regarder dormir.

==





COLERE

Je ne supporte plus, s’écria la grammaire,
L’usage que l’on fait de mon vocabulaire.
Je sens l’impérieux sentiment de rejet
Quand j’entends malmener le verbe et le sujet.

La télé en fournit le meilleur des exemples.
Le bon ton, la rigueur ont déserté le temple.
On use sans pudeur de mots crus et vulgaires.
De cette mode là, je ne me flatte guère.

Sans parler des journaux, de ce langage écrit
Qui me fait m’indigner et pousser les hauts cris.
Vois comment sont traités mes pauvres participes.
On en a, c’est flagrant, oublié les principes.

Quant à mon orthographe, ô chère méconnue,
Elle est mon grand souci, ma quête continue.

Te parlerai-je enfin de ma conjugaison,
De mon plus-que-parfait, de ma négation,
Laquelle a disparu du langage parlé,
Qu’on ne prononce plus. Mais jusqu’où vont aller
Ce manque de savoir, cette carence extrême
Qui me rendent souvent importune à moi-même ?
Qui saura partager mes craintes, mes émois ?
Quand pourrai-je à nouveau être fière de moi ?

De l’école voisine un rire s’envolait.
Le cœur lourd de chagrin, la grammaire pleurait.












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poésies choisies pour vous

Message par provence le Mar 5 Juil - 18:40







Art Poétique
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Il faut aussi que tu n’ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Ou l’Indécis au Précis se joint.
C’est de beaux yeux derrière des voiles,
C’est le grand jour tremblant de midi ;
C’est par un ciel d’automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !
Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la couleur, rien que la Nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !
Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L’Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l’Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !
Prend l’éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d’énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l’on y veille, elle ira jusqu’où ?
Ô qui dira les torts de la Rime !
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d’un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?
De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée
Vers d’autres cieux à d’autres amours.
Que ton vers soit la bonne aventure
Éparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym
Et tout le reste est littérature.
Paul Verlaine.


====



Les fleurs

Oh ! de l'air ! des parfums ! des fleurs pour me nourrir !
Il semble que les fleurs alimentent ma vie ;
Mais elles vont mourir..Ah ! je leur porte envie :
Mourir jeune, au soleil, Dieu ! que c'est bien mourir !
Pour éteindre une fleur il faut moins qu'un orage :
Moi, je sais qu'une larme effeuille le bonheur.
À la fleur qu'on va fuir qu'importé un long courage ?
Heureuse, elle succombe à son premier malheur !
Roseaux moins fortunés, les vents, dans leur furie,
Vous outragent longtemps sans briser votre sort ;
Ainsi, roseau qui marche en sa gloire flétrie,
L'homme achète longtemps le bienfait de la mort !
Et moi, je veux des fleurs pour appuyer ma vie ;
A leurs frêles parfums j'ai de quoi me nourrir :
Mais elles vont mourir..Ah ! je leur porte envie ;
Mourir jeune, au soleil, Dieu ! que c'est bien mourir !
Marceline Desbordes-Valmore.


===



Les deux amitiés
Il est deux Amitiés comme il est deux Amours.
L'une ressemble à l'imprudence;
Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance,
C'est une enfant qui rit toujours.
Bruyante, naïve, légère,
Elle éclate en transports joyeux.
Aux préjugés du monde indocile, étrangère,
Elle confond les rangs et folâtre avec eux.
L'instinct du cœur est sa science,
Et son guide est la confiance.
L'enfance ne sait point haïr;
Elle ignore qu'on peut trahir.
Si l'ennui dans ses yeux on l'éprouve à tout âge
Fait rouler quelques pleurs,
L'Amitié les arrête, et couvre ce nuage
D'un nuage de fleurs.
On la voit s'élancer près de l'enfant qu'elle aime,
Caresser la douleur sans la comprendre encor,
Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-même,
L'obliger à la fuite et reprendre l'essor.
C'est elle, ô ma première amie !
Dont la chaîne s'étend pour nous unir toujours.
Elle embellit par toi l'aurore de ma vie,
Elle en doit embellir encor les derniers jours.
Oh ! que son empire est aimable !
Qu'il répand un charme ineffable
Sur la jeunesse et l'avenir,
Ce doux reflet du souvenir !
Ce rêve pur de notre enfance
En a prolongé l'innocence;
L'Amour, le temps, l'absence, le malheur,
Semblent le respecter dans le fond de mon cœur.
Il traverse avec nous la saison des orages,
Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit :
C'est, ma chère, un jour sans nuages
Qui prépare une douce nuit.
L'autre Amitié, plus grave, plus austère,
Se donne avec lenteur, choisit avec mystère;
Elle observe en silence et craint de s'avancer;
Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser.
Choisissant la raison pour conseil et pour guide,
Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas :
Son abord est craintif, son regard est timide;
Elle attend, et ne prévient pas.

Marceline Desbordes-Valmore.





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poésies choisies pour vous

Message par provence le Mer 20 Juil - 12:15



 

Petit oiseau

Pour chanter le retour
Du jour
L'oiseau plus ne sommeille;
Dès l'aurore il s'éveille
Pour chanter le retour
Du jour
Sa voix douce et si pure,
Et l'onde qui murmure
Raniment la nature

Salut ! petit oiseau,
Si beau,
L'écho du bois répète
Ta douce chansonnette;
J’aime ton chant nouveau,
Si beau.
Caché sous le feuillage,
Par ton tendre ramage
Tu ravis le bocage.

Viens écouter ses chants
Touchants,
Ma bonne et vieille mère,
Sous la feuille légère !
Il te dira des chants
Touchants
Que pour toi ma tendresse
Embellisse sans cesse
Les jours de ta vieillesse !

Adieu ! petit oiseau,
Si beau,
Je viendrai dès l'aurore
Pour t'écouter encore.
Adieu ! petit oiseau,
Si beau !
A bénir tu m'engages,
Dieu qui fit le bocage,
Et ton brillant ramage.

Adolphe de Bouclon.



==



Les Hirondelles

Que j'aime à voir les hirondelles
A ma fenêtre tous les ans,
Venir m'apporter des nouvelles
De l'approche du doux printemps.
Le même nid, me disaient-elles,
Va revoir les mêmes amours,
Ce n'est qu'à des amants fidèles
A vous annoncer les beaux jours.  
Lorsque les premières gelées
Font tomber les feuilles de bois,
Les hirondelles rassemblées
S'appellent toutes sur les toits.
Partons, partons, se disent-elles,
Fuyons la neige et les autans,
Point d'hiver pour les coeurs fidèles,
Ils sont toujours dans le printemps.
Si par malheur, dans ce voyage,
Victime d'un cruel enfant,
Une hirondelle mise en cage
Ne peut rejoindre son amant,
Vous voyez mourir l'hirondelle,
D'ennui, de douleur et d'amour,
Tandis que son amant fidèle,
Près de là, meurt le même jour

Florian et Devienne.



==



En écoutant les oiseaux


Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux,
De jaser au milieu des branches et des eaux,
Que nous nous expliquions et que je vous querelle ?
Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle,
Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez
Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés,
De votre mélodie et de votre langage.
Celle que j'aime est loin et pense à moi ; je gage,
O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux,
Donne un frémissement à l'astre dans les cieux,
Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme.
Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme,
Oiseaux ; Quand nous aimons et quand nous triomphons,
Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds,
Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles,
Vous saisissez au vol ces strophes invisibles,
Et vous les répétez tout haut, comme de vous ;
Et vous mêlez, pour rendre encor l'hymne plus doux,
A la chanson des coeurs, le battement des ailes ;
Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles,
Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls :
« Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls ! »
Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure,
Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure ;
Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris ;
Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix ;
Et que les loups s'en vont songer auprès des louves !
« Divin ! » dit le hibou ; le moineau dit : « Tu trouves ? »
Amour, lorsqu'en nos coeurs tu te réfugias,
L'oiseau vint y puiser ; ce sont ces plagiats,
Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches,
Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches,
Et que les lourds rochers, stupides et ravis,
Se penchent, les laissant piller le chènevis,
Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges,
La langue des oiseaux de la langue des anges.

Victor Hugo.







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ballade a Montauban

Message par provence le Sam 20 Aoû - 20:47




ce jour nous sommes allés nous ballader en dehors de la ville a 20 km a peu prés en pleine campagne remplie de champs de tournesols et immenses vergers de pommiers ,en passant sur un pont, de la voiture j'ai pris ces fleurs,le pont en ai rempli mais on ne pouvais pas s'arrêter ,je retournerais une autre fois a pieds , sur ce beau pont il y en a plusieurs a Montauban tous fleuris










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poésies choisies pour vous

Message par provence le Mar 30 Aoû - 21:04





Regarder passer ses pensées
Comme autant de branches sur l’eau
Attendre que toutes les idées
Lentement s’enfoncent dans les flots
Petit à petit ralentir
Dans la tête l’effervescence
Ouïr les plus vaillants désirs
Puis laisser la place au silence
Que le coeur parle maintenant
Que le terrain est favorable
Et bien non il prendra son temps
Avant que de se mettre à table

Théa d’Albertville - 2 juillet 2007

===


Une belle image d'échange, entre un pigeon et un bébé chimpanzé. Ce pigeon se rend compte de l'âge du petit chimpanzé et le laisse faire, comme il le fait aussi quand il s'occupe de ses petits. On a déjà vu des adultes d'une espèce élever et nourrir des petits d'une autre espèce.
Quand l'amilentation est compatible, les petits peuvent survivre.
En fonction de l'espèce, ce comportement parental peut être celui des femelles et/ou des mâles. Il est suscité par la forme de la tête des petits, plus arrondie dans toutes les espèces, que celle de la la tête des adultes.
Certaines espèces savent utiliser ce comportement à leur profit, ainsi, le coucou, chez les oiseaux par exemple, ne fait jamais de nid pour pondre et élever ses petits, il préfère pondre dans les nids des autres espèces et y abandonner ses oeufs.
===
le ballet des heures



Les heures sont des fleurs l’une après l’autre écloses
Dans l’éternel hymen de la nuit et du jour ;
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
Et ne les donner qu’à l’amour.

Ainsi que de l’éclair, rien ne reste de l’heure,
Qu’au néant destructeur le temps vient de donner ;
Dans son rapide vol embrassez la meilleure,
Toujours celle qui va sonner.

Et retenez-la bien au gré de votre envie,
Comme le seul instant que votre âme rêva ;
Comme si le bonheur de la plus longue vie
Était dans l’heure qui s’en va.

Vous trouverez toujours, depuis l’heure première
Jusqu’à l’heure de nuit qui parle douze fois,
Les vignes, sur les monts, inondés de lumière,
Les myrtes à l’ombre des bois.

Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines ;
Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé,
Rajeunit l’autre sang qui vieillit dans vos veines
Et donne l’oubli du passé.

Que l’heure de l’amour d’une autre soit suivie,
Savourez le regard qui vient de la beauté ;
Être seul, c’est la mort ! Être deux, c’est la vie !
L’amour c’est l’immortalité !
==



Aimer la Vie
C'est d'abord apprendre
À s'aimer soi-même
À accepter ses limites, s'y adapter
À reconnaître ses forces, les utiliser au service des autres

Oser la vie...
C'est avoir un rêve
Assez puissant pour croire passionnément
Assez grand pour qu'il soi envahissant
Assez beau pour qu'il égaye chaque jour

C'est croire...
Croire que nous sommes une Étincelle divine
Une Étincelle venue rayonner, le temps d'un passage
Croire que nous avons une mission
Croire que nous pouvons l'accomplir, malgré les obstacles
Croire en soi, en l'autrui, en la vie

C'est voir...
Voir toutes les beautés du monde
Au-delà des nuages
Voir tous les élans du coeur
Avec les yeux de l'âme

C'est créer...
À travers le geste, la parole, le regard
Créer et recréer son existence
Et tendre vers l'espoir
Créer la plénitude du moment

C'est communiquer...
Abandonner sa solitude première
S'ouvrir au regard et aux paroles des autres
Reconnaître la puissance d'un groupe
Et s'y joindre en toute confiance

C'est se libérer...
Car la vraie liberté est intérieur
Elle brise les chaînes
Elle nous donne la clé qui mène vers la lumière
Cette Lumière qui nous fait...
Aimer la vie

Texte de lise Thibault
Lieutenant gouverneur du Québec












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contes et légendes

Message par provence le Mar 30 Aoû - 21:05





Pluie d'étoiles





Caché, loin de la civilisation de l'homme blanc, vit un petit village amérindien que l'on appelle "esprit de nuit". Derrière la porte de cet univers mystérieux, l'amour le respect et la vie, font de cet endroit un lieu magique.

L'azur revêt son habit de nuit aux teintes d'orange, de lilas, de rose, qui s'enlacent aux ailes du souffle.

Les teepees disposés en cercle comme symbole de l'unité, dégagent par leur feu, une douce chaleur maternelle.

Le bruissement du vent, la mélodie de l'eau et le pas feutré des animaux, éveillent la force de l'esprit qui vit à travers ses habitants.

Mais à chaque tombée du jour, ce clan de "l'Esprit de nuit" se réunit pour l'avènement de leur protectrice...

C'est le signal ! Sœur lune dans sa blancheur argentée annonce la venue de la cérémonie...

Assis en tailleur autour du grand feu qui les enveloppent de ses flammes ardentes, les hommes, les femmes et les enfants entament leurs chants au rythme du tam-tam.
La vibration profonde de ses sons, amène la quiétude et la paix de l'aigle silencieux.

Le grand chef, serviteur doué et homme de pensée, s'élève à la gloire de ces ancêtres.

Soudain, une lumière éblouissante illumine de ses rayons ce clair de lune sans étoiles ! Les enfants charmés, figés en statue de pierre, s'émerveillent par tant de féerie, tandis que les adultes s'inclinent à l'apparition de leur Gardienne "pluie d'Étoiles".

Ses longs cheveux d'ébène ornés de rubans de cuir, incrustés de plumes aux feux multicolores, embrassent la délicatesse de son visage. Ses yeux de l'océan dont l'écume poétise son regard, recèle un trésor de bonté. Sa robe d'azur fluide d'une brise d'été, offre cette finesse que seul l'univers détient la grâce. Ses bijoux de perles célestes, symboles des dieux, ornent la pureté de son cœur.

Elle tient aux creux de ses bras," la jarre des cieux", le coffre du secret des étoiles d'où l'on aperçoit l'espace de la création de la nuit. De sa main légère de l'oiseau-mouche, elle plonge dans l'abîme de la cruche et d'un mouvement de l'aile de l'ange, couronne le ciel de milliards d'étoiles...

L'obscurité éclate de ces libellules lumineuses comme la pluie qui déverse ses larmes de joie. Le firmament nuancé de pervenche et saphir, gratifie cet artifice de diamants. "Pluie d'étoiles" louangée par les villageois, du bout de son doigts dessine, des comètes aux traînées vertueuses pour rendre hommage à l'Amour que lui portent ses Enfants.

Vous devez vous demander, pourquoi lorsque le soleil se couche et que sœur Lune de sa tristesse apparaît, les étoiles ne brillent pas à leur tour ? Il y a très longtemps le sorcier du village "Ours Sauvage" était l'homme medecine respecté du clan. Son pouvoir grandissait de plus en plus et son orgueil ayant soif de grandeur, tombait dans le piège de" l'Esprit Noir". Un soir de pleine lune il voulut donner en sacrifice la fille du chef, mais sauvée de justesse par les "guerriers de Lumière" il ne put terminer son œuvre abominable.

L'ours symbole de sagesse, de puissance et d'éveil spirituel, aux yeux des habitants ne représentait plus ses croyances par leur guérisseur et le bannissaient du clan, pour que puisse revenir l'Harmonie Éternelle. Avant de partir pour le monde de l'exil, "Ours sauvage" prophétisa cette malédiction : "Que les étoiles meurent par la flèche de mes griffes, Que leurs lumières sombrent dans le ventre du serpent !"
Depuis ce jour, les étoiles se consument avant leur apparition et les villageois à la tombée du clair-obscur, invoquent le Grand Esprit pour que la voûte céleste revive de nouveau...
Le Grand Manitou fier du clan " l'Esprit de nuit" par leur combat contre le mal, envoie sa fille tous les soirs baigner le village du scintillement d'une pluie étoilée ! Et ce petit peuple, n'oubliant jamais les ténèbres que lui fit subirent le noir sorcier, reçu le plus beau cadeau que "L'Esprit de la nature" puissent offrir "Aux Marches sur Terre"... Les Étoiles "Enfants de la Lune", la Vie tout simplement...
===



Le pot fêlé - Conte Chinois

A tous les fêlés de la terre, du corps, du coeur, ou de l'âme.
Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait, appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé, alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.
Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.
Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses
propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.
Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. "J'ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison."
La vieille dame sourit : " As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.
Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison".
Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craques et chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes à trouver ce qu'elle a de bon en elle.

Donc, à tous mes amis fêlés, passez une superbe journée et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !

Vivez, donnez, aimez et soyez reconnaissant !
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poesies en prose

Message par provence le Lun 5 Sep - 11:57


quel "boss" peux avoir sa secrétaire sur les genoux ?????







Silence…



Le silence des jours déroule son écheveau.

Le temps s écoule dans le sablier.

La couleur du vécu change selon la façon dont on la regarde,

Parfois elle s’habille de gris,

Parfois de rose ou de multicolore.

Elle oscille comme un pendule, qui ne sait que choisir.

Son mouvement perpétuel semble ne jamais s’arrêter,

Car chaque sollicitation du vivant le relance inexorablement.

Lorsqu’il se ralenti au maximum des possibles,

Le cœur peut percevoir un interstice qui se pare de blancheur.

Un espace qui attire par sa neutralité et la paix qu’il dégage.

Un air que l’on respire discrètement avec bonheur.

Comme si le trouver est déjà un exploit et que le garder devient périlleux.

L’on ne comprend plus car il ni a rien à raisonner mentalement.

Pourtant cette porte entre le temps et le non temps,

Une fois perçue, ouverte et franchie, ne permet plus le retour en arrière.

Le regard a changé sur le monde de la matière dense.

La perception de l’énergie qui anime chaque particule de matière est visible.

Les myriades d’atomes dansent le ballet de la création.

Ils se forment fluides sur le flux des lignes de pensées.

L’être voit autrement l’intégralité des mouvements du vivant,

L’ensemble animé de la vie qui sillonne le non temps,

Et se montre un instant visible par ses créations dans le sablier du temps,

Qui s’écoule l’espace d'une vie.

Une vie si précieuse que le corps recueille un certain temps,

Devenant ainsi symboliquement cette coupe du graal emplie de lumière.

Lumière, particules atomiques, énergie vibratoire en mouvement,

Une et indivisible.

Lumière qui se meut indéfiniment dans l’immensité universelle…

Comme la vague de l’océan... revient alors le silence,

Sur le voyage devenu conscient du sens de la vie.

Silence…



Mariam de Sainte Cécile

23 AVRIL 2016

===



Amour-Passion

La passion est une étreinte de feu,

Elle peut nous détruire ou nous élever.

Ce feu dévorant consume tous sur son passage.

Il n’a ni cesse ni répit, lors qu’il s’empare d’un être.

Chacune des cellules du corps lui appartiennent,

Tour à tour il les embrase, les attise de désirs,

Portant son souffle brûlant d’envie,

Sur l’extérieur choisi comme support par reflet de nous même en l’autre.

Il jette ses rets sur l’objet, la chose ou le sujet convoités.

Si l’abnégation, la compassion, la sagesse ne nous habite pas,

Il fait de nous une torche vivante qui s’auto alimente perpétuellement.

Dépasser la passion, ce n’est pas la rejeter car ce serait se nier soi même.

Il faut donc le vivre pour la dépasser et permettre à ce feu passionnel de s’élever en esprit.

Nous permettant de devenir ainsi, un feu salvateur pour nous même et pour autrui.

Nos cellules s’illuminent alors, notre regard porte le véritable amour, juste avec le savoir du silence !

Donnant à celui ou celle qui vous croise, cette étincelle qui éclaire et attire afin de réchauffer son cœur au feu élevé de la passion.

Dépasser la passion c’est « ça voir » aimer.



Mariam de sainte Cécile










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poésies choisies pour vous

Message par provence82 le Jeu 22 Sep - 17:52





************
Apologie à L'Automne

J'ai vainement lutté contre ton charme, Automne :
A ton impérieux attrait je m'abandonne.
J'ai cru que je n'avais qu'à te fermer mon cœur
Pour me soustraire au doux péril de ta langueur,
Mais ta beauté sereine à jamais me possède,
Et pareil à la feuille au vent puissant, je cède...
Je ne puis pas ne pas t'aimer sans repentir !
Je ne puis pas ne pas te voir ni te sentir,
Puisque ta grâce grave en mes yeux est entrée,
Et que de ta splendeur mon âme est pénétrée !
En tes bras, que j'ai fuis par crainte d'y mourir,
Prends-moi ! Berce mon cœur faible de trop souffrir...
Endors-moi, si tu veux, pourvu que dans mon rêve
J'entende murmurer l'arbre au vent qui s'élève,
Et que je voie, au fond de l'horizon pourpré,
Descendre avec lenteur le grand soleil doré !
J'accepte ton sommeil, fût-il fatal à l'âme,
Je le désire, Automne, et même le réclame !
Et j'ai honte aujourd'hui des mots présomptueux
Que proféra mon cœur subjugué, mais peureux.
Je ne repousse plus, je subis et j'appelle
Ton influence étrange, ô Saison la plus belle,
O ciel baigné de brume où transparaît l'azur,
O terre dépouillée où tombe le fruit mûr !
Sur la ville bruyante et de laideur punie,
Tu fais régner, Automne, une paix infinie,
Et ton soleil couchant rayonnant sur les toits
Rend toute chose pure et douce comme toi.
Je t'aime, car tu mets ton cœur sur ma pensée,
Comme une lune d'or sur une onde apaisée...

Albert Lozeau.


==


L’automne

Lâche comme le froid et la pluie,
Brutal et sourd comme le vent,
Louche et faux comme le ciel bas,
L’automne rôde par ici ;
Son bâton heurte aux contrevents ;
Ouvre la porte, car il est là.
Ouvre la porte et fais-lui honte.

Car je le connais bien, c’est lui
Qui vint l’autan avec des phrases,
Avec des sourires et des grappes,
Parlant du bon soleil qui luit,
Du vent d’été qui bruit et jase,
Du bon repos après l’étape ;

Il a soupé à notre table
Je le reconnais bien, te dis-je,
Il a goûté au vin nouveau,
Puis on l’a couché dans l’étable
Entre la jument et le veau :
Le lendemain, l’eau était prise ;
Les feuilles avaient plu sous la gelée.
Ferme la porte et les volets.

Qu’il passe son chemin, au moins,
Qu’il couche ailleurs que dans mon foin,
Qu’il aille mendier plus loin.
Avec des feuilles dans sa barbe
Et ses yeux creux qui vous regardent
Et sa voix rauque et doucereuse ;
À d’autres ! moi, je le reconnais,
Qu’il s’attife d’or ou qu’il gueuse.
Rentre la cloche : s’il sonnait !
Prépare une flambée : j’attends
Le vieil hiver au regard franc.

Francis Vielé-Griffin.

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poésies choisies pour vous

Message par provence82 le Lun 26 Sep - 20:27









Charles BAUDELAIRE   (1821-1867)

L'ennemi

Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

- Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

======

La vie antérieure
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

====

Harmonie du Soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir

====

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

— Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
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poésies choisies pour vous

Message par provence82 le Jeu 3 Aoû - 17:49








L'Offrande à la nature

L'offrande à la nature
Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses,
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.
La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,
Je me suis appuyée à la beauté du monde
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.
J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité,
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.
Je suis venue à vous sans peur et sans prudence
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal,
Ayant pour toute joie et toute connaissance
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.
Comme une fleur ouverte où logent des abeilles
Ma vie a répandu des parfums et des chants,
Et mon cœur matineux est comme une corbeille
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.
Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète,
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes
La belle impatience et le divin vouloir.
Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature.
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour,
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure
Que ne visitent pas la lumière et l'amour.

Anna de Noailles.



Chanson d'autrefois

Quelqu'un connaît-il ma cachette ?
C'est un lieu calme, où le ciel clair
En un jour de printemps rachète
Le mal qu'ont fait six mois d'hiver.
Il y coule des eaux charmantes ;
L'iris y naît dans les roseaux ;
Et le murmure des amantes
S'y mêle au babil des oiseaux.
Là vivent, dans les fleurs, des groupes
Épars, et parfois réunis,
Avec des chants au fond des coupes
Et le silence au fond des nids.
La grâce de cette ombre heureuse
Et de ce verdoyant coteau
Semble faite des pleurs de Greuze
Et du sourire de Watteau.
Paris dans les brumes se plonge ;
Et le cabaret de Régnier
Ne vaut pas une heure de songe
Sous les branches d'un châtaignier.
Les plus belles choses du rêve
Sont celles qu'admet l'antre frais,
Et que confusément achève
Le balancement des forêts.
Je comprends peu qu'on soit superbe
Et qu'il existe des méchants,
Puisqu'on peut se coucher dans l'herbe
Et qu'il fait clair de lune aux champs.
Toutes les fleurs sont un langage
Qui nous recommande l'amour,
Qui nous berce, et qui nous engage
A mettre dans nos coeurs le jour.
Les vagues robes brillantées,
Les seins blancs et les jeunes voix
Des Phyllis et des Galatées
Conseillent le rire et les bois.


Victor Hugo.



===


Art Poétique
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Il faut aussi que tu n’ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Ou l’Indécis au Précis se joint.
C’est de beaux yeux derrière des voiles,
C’est le grand jour tremblant de midi ;
C’est par un ciel d’automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !
Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la couleur, rien que la Nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !
Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L’Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l’Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !
Prend l’éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d’énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l’on y veille, elle ira jusqu’où ?
Ô qui dira les torts de la Rime !
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d’un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?
De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée
Vers d’autres cieux à d’autres amours.
Que ton vers soit la bonne aventure
Éparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym
Et tout le reste est littérature.

Paul Verlaine.









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ce matin mon jardin le06/08/2017

Message par provence82 le Dim 6 Aoû - 12:02




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mes citations préférées

Message par provence82 le Lun 14 Aoû - 16:40




La signification de la vie de l'individu consiste à rendre l'existence de tous plus belle et plus digne»
Citation d'Albert Einstein

Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-la à un but, et non pas à des personnes ou des choses»
Citation d'Albert Einstein

N’essayez pas d’être un homme de succès, mais plutôt un homme de valeur.»
Citation d'Albert Einstein


Si regarder en arrière te fait souffrir, et si regarder en avant te fait peur, regarde à tes côtés, je serai toujours là.

Le matin, quand tu te réveilles et que ça ne va pas fort, cherche la petite lumière qui éclairera ta journée : un café pris avec une amie, une balade, quelques pages d'un bon livre, un instant de musique...

Si tu ne la trouves pas, invente-la.

Nous ne sommes pas responsables de tout ce qui nous arrive mais nous avons la tâche de l’intégrer à la trame de notre vie et d’en faire du sens.

Le plus difficile n'est pas forcément d'obtenir ce que l'on veut, mais de savoir le garder.
Guillaume Musso


On n'oublie jamais une personne disparue, on s'habitue seulement à son absence.

Nous sommes tous porteurs de racines et nous avons plus de racines que nous ne pouvons porter de fruits. Même quand les feuilles tombent, que les fruits se font rares et les fleurs absentes, la sève est là, présente et vivante, prometteuse de feuilles, de fruits et de fleurs qui ne demandent qu'à éclore.

Il y aura des matins clairs et d'autres obscurcis de nuages.
Il y aura des jours de doute, des jours de peur, des heures vaines et grises dans les salles d'attente aux odeurs d'hôpital.
Il y aura des parenthèses légères où la maladie elle-même se fera oublier.
Comme si elle n'avait jamais existé.
Et la vie continuera.
Et tu t'y accrocheras.
Guillaume Musso

Ne pas laisser la beauté de l’instant être contaminée par la lourdeur du passé ou l’incertitude de notre avenir.»
Citation de Guillaume Musso, L'instant présent

La roue tourne. Il faut savoir encaisser les coups. Il faut faire preuve d'endurance. Faire le dos rond. Laisser passer l'averse. Survivre au déluge. La plupart du temps, le balancier finit par s'inverser. Pas toujours, mais souvent.
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mes recettes

Message par provence82 le Lun 14 Aoû - 16:43




Bœuf aux piments verts à la chinoise




Difficulté : Facile
Temps : Rapide
Coût : Économique

Ingrédients :

500 g de surlonge coupé en languettes de 1/8po (2.54cm) d’épaisseur
3 c. à table d’huile d’arachide (45 ml)
1 gousse d’ail hachée finement
1 c. à thé de gingembre moulu (5 ml)
1/2 c. à thé de sel (3 ml)
1/4 c. à thé de poivre (1 ml)
3 piments verts coupés en grosses languettes
1 oignon coupé en 8
4 c. à table de sauce soya (60 ml)
1 tasse de bouillon de bœuf (250 ml)
2 c. à table de fécule de maïs (30 ml)
1/4 tasse d’eau froide (65 ml)

Préparation :

Chauffer l’huile dans un poêlon ou un wok.
Sauter la viande, l’ail et le gingembre dans l’huile chaude.
Ajouter piments verts et oignon; sauter 1 ou 2 minutes.
Ajouter sauce soya et bouillon, cuire sous couvercle 3 à 4 minutes.
Mélanger le reste des ingrédients et ajouter au bouillon chaud.
Cuire et remuer constamment jusqu’à épaississement.
Servir avec pommes de terre pilées

====
Bibimpap, bol coréen




Temps de préparation: 30 minutes
Temps de cuisson: 5 à 10 minutes
Difficulté: Facile
Ingrédients (2 personnes):
250 g de bœuf (tranché finement)

sa marinade :
2 cuillères à soupe d’huile de sésame
1 cuillère à soupe de sucre
2 cuillères à soupe de sauce de soja
1 pincée de sel
2 gousses d’ail finement hachées
1 cuillère à café de gingembre râpé

les légumes :
1 carotte coupée en julienne
60 g de pousses de soja
60 g d’épinards
50 g de haricots verts
1 oignon coupé en rondelles
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
3 cuillères à soupe d’huile de sésame
2 cuillères à café de graines de sésame
2 œufs crus ou sur le plat si vous n’aimez pas cru
2 bols de riz cuit à la vapeur

pour la sauce :
1 cuillère à soupe de gojujang (sauce piquante coréenne à base de tamarin et de piment on peut en trouver en épicerie asiatique) ou du tabasco
2 cuillères à soupe d’huile de sésame

Préparation:
Faites mariner la viande dans sa marinade pendant 30 minutes au frais. Faites cuire séparément dans de l’eau bouillante salée les légumes en commençant par les épinards (1 minute, récupérez-les et égouttez-les), puis les pousses de soja (3 minutes, récupérez-les et égouttez-les) et enfin les haricots (dès qu’ils sont tendres, récupérez-les et égouttez-les). Séparément, assaisonnez ces légumes avec une cuillère à soupe d’huile de sésame, le sel et les graines de sésame, puis mettez de côté. Dans une poêle, mettez 1 cuillère à soupe d’huile d’olive et faites revenir les carottes, salez-les et les retirez-les. Dans la même poêle, ajoutez 1 cuillère à soupe d’huile d’olive et faites cuire la viande avec sa marinade, quand la viande commence à dorer ajoutez l’oignon. Dans chaque bol de riz, répartissez les légumes, la viande et déposez l’œuf sur le dessus. Saupoudrez de graines de sésame et d’1 cuillère à café de sauce.


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