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Traversée de la Turquie









LA TURQUIE.

Quand nous rentrions à Kapikule, nous changions de monde au revoir l’Europe, même si la Bulgarie n’était plus tout à fait l’Europe, mais c’était un changement radical de vie.

Tout au long de mes voyages, la douane de Kapikule a changé, les premiers temps pas de parking en dur nous garions dans la terre, les bâtiments de la douane n’étaient que des vieux baraquements, et tout était d’apparence sale.




L’odeur des grillades de moutons se répandait partout. Les vendeurs de pain ce promenaient dans la douane, avec d’autres vendeurs de produits pour nous inconnus.

Une fois franchit la frontière, les obligations de tout les routiers se mettaient en place, aller faire la queue pour faire viser le passeport, puis trouver le transitaire, pour lui remettre tout les papiers, les bureaux des transitaires se trouvaient à cinquante mettre de l’enceinte de la douane. Pour les Stouff un nom DERAGOBIAN c’était notre transitaire.

Nous lui remettions tous les papiers puis nous buvions notre premier tchaï, boisson national, ou encore un café turc, ou il y avait dans la tasse le boire et le manger.

Puis nous retournions vers le camion, afin d’attendre le bon vouloir des autorités de la douane, en règle générale quand nous arrivions le matin, nous ressortions le soir si il n’y avait pas de problèmes sinon nous avions le droit au classique, problèmes mister ? Ce qui voulait dire en clair bakchich mister.

Une histoire parmi tant d’autre qui s’est passée sur ce parking de la douane :
Un jeune transporteur, nouveau sur la ligne, est arrivée un jour sur ce parking avec un ensemble récent Scania, il était chargé de phares de marque Cibié.

Il arriva donc un matin, et le problème mister est arrivé, le premier jour il ne s’inquiéta pas son transitaire lui ayant dit qu’il allait régler le problème rapidement, le lendemain toujours pas d’inquiétude, mais il demanda des explications, il avait été l’objet d’une fouille de la marchandise, et les douaniers s’étaient aperçu que les phares étaient tous marqué made in Türkiye.

Le résultat fut l’immobilisation de l’ensemble pendant plusieurs mois. Le chauffeur pris pension au Londra Camping et sa famille venait en fin de semaine lui rendre visite.

La Turquie avait une autre particularité, quand nous entrions avec notre camion sur le pays, sur notre passeport il y avait un tampon avec les numéros du camion ainsi que ceux des triptyques et nous ne pouvions pas sortir du pays sans notre camion.

Un seul avantage pour le transporteur qui vivait au Londra Camping quand il est reparti il devait savoir le turc.

Le soir la douane fermait et tout le monde retournait soit vers son camion soit vers son domicile.

Une fois en possession de nos papiers, et après avoir acquitté la taxe, nous pouvions repartir, avec un papier en plus agrémenté de notre photo, et qui allait nous être utile sur la route, sur cette fiche de police, il y avait nos lieu de passage obligatoire, et les contrôles ce faisait dans des guérites sur la route une autre source de bakchich pour certains policiers, nous devions nous arrêter et faire viser en ces points de contrôle notre fiche de police.




La route commençait par une ligne droite et sur notre droite il y avait les garages, oh pas des garages énormes mais plutôt des ateliers de premier secours, dans ces garages des gamins servaient de mécano, et avec rien ou pas grand-chose ils arrivaient à faire des réparations qui duraient le temps d’un aller et retour.


Au bout de cette ligne droite apparaissait Edirne, et sa mosquée noire, devant cette mosquée nous tournions à droite et nous traversions la ville vers Istanbul.

En été cette route était facile de même quand règle générale l’hiver, mais certains hiver nous apprenait à nous méfier le verglas s’installait parfois, et le TCK la DRE du pays n’était pas trop préoccupé de saler les routes, je ne sais même pas si il l’on fait un jour.

Environ 100 kilomètres nous séparait de la mer méditerranée, et au carrefour de la route qui venait d’Ipsala la circulation devenait plus dense.


La conduite en turquie n’était pas facile, tout le monde voulait doubler tout le monde, et je reconnais que mes premiers tours de roues dans ce pays n’ont pas été facile, bien au contraire, la trouille, et oui la trouille devant ces fous du volant, devant les camions qui ce moquaient comme de l’an 40 des priorités, ou même des feux rouges, quand il y en avait. A cette époque il n’y avait pas de police de la route comme en Europe mais des gendarmas le gendarme du pays.



La police est arrivée après, et beaucoup de ces policiers nouvellement formés venaient de RFA ou ils avaient à peu près tous travaillés.

Avec le temps nous avons tous appris à devenir plus dangereux que les turcs, les klaxons nous ont pas aidés, plus le klaxon était puissant plus nous avions la chance de passer, et aussi le culot, car doubler se résumait souvent a prendre des risques que nous n’aurions pas pris en Europe.

Le milieu de la route était marqué par une ligne blanche, point à la ligne.
Le reste était à l’avenant et pas plus.

De plus conduire de nuit n’était pas facile, les phares des autochtones étaient réglés de façon a avoir toujours un phare en plein phare, et l’autre en code, ce qui faisait que lorsque nous leurs faisions un appel de phare pour leur demander de se mettre en code, il changeait de coté pour le phare.



Nous avions aussi les charrettes tirées par des chevaux qui roulaient aussi sur ces routes, et notre vitesse s’en ressentait car il nous fallait ce méfier de tout même du piéton qui pouvait traverser sans prévenir, après avoir passé un petit col, avant d’arriver sur la grande voie, qui menait vers Istanbul.





Mais sur cette quatre voies la circulation était tout aussi difficile, des véhicules qui remontaient l’autoroute à l’envers, des carrioles, tirées par des chevaux faméliques, des policiers qui faisaient la circulation en dépit du bon sens, des dolmus surchargés qui ce frayaient un passage au culot (le dolmus était des petits cars d’une quinzaine de places assises) le tout s’écoulait vers Istanbul je dirais presque joyeusement.

İstanbul (nom historique « Constantinople »), préfecture de la province du même nom, est la plus grande ville de Turquie avec 12 000 000 d'habitants (selon TUIK, 2006).

Située à cheval sur l’Europe et l’Asie, de part et d’autre du détroit du Bosphore, elle est généralement considérée comme européenne. Elle est au centre de l’une des plus grandes agglomérations du continent et constitue le principal pôle économique du pays. Elle est la seule ville au monde à être à cheval entre deux continents. Elle est considérée comme une sublime porte entre l'Europe et l'Asie.

Appelée aussi la Nouvelle Rome (d'ailleurs, comme Rome, Istanbul est fondé sur sept collines), Istanbul appartint tour à tour à la Grèce antique, à l’Empire romain dont elle fut la seconde capitale, à l’Empire byzantin, à l’Empire ottoman, puis, juste après la chute de celui-ci, à la Turquie. Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette histoire, et il y a peu d'autres villes ayant eu trois noms au cours de l'histoire. Du point de vue historique, on peut considérer qu'Istanbul est l'une des trois villes les plus importantes avec Athènes et Rome.

Les habitants de Byzance étaient les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains.
Les habitants d’İstanbul sont les Stambouliotes.




A 20 kilomètres avant d’arriver à Istanbul, j’ai fait connaissance avec le Londra Camping, le lieu pour moi nouveau, un camping, un hôtel, une piscine, un garage pour poids lourd, un parking TIR ; une station service, un magasin de produit, pour camion, un magasin de vêtements, un restaurant, et une boite de nuit. J’ai oublié des douches.



Les douches faisaient face aux toilettes, et n’avaient pas de fenêtres, l’hiver c’était un peu rude pour prendre la douche, mais l’habitude nous faisait oublier ce genre de problèmes. La piscine, surprise, l’eau était marron foncé. Le parking ressemblait parfois à un terrain de manœuvre. L’hôtel ou parfois nous prenions une chambre, était habité par quelques cafards, un endroit idyllique, pour les routiers.



Le restaurant servait des plats courants poulets frire, ou kébab (mouton) préparé de toutes les façons turques, la bière avait pour nom EFES birra, et elle était bonne, le vin était très riche en degré, et le Raki (le Ricard turc) était servi en bouteille.



Le tchaï coulait à flot, et le soir pendant et après le repas les esprits s’échauffaient sous l’effet de l’alcool, à cet endroit j’ai rencontré nombre de chauffeurs qui allait marquer de leurs empreintes cette route du moyen orient.




Le Jurassien, d’Artagnan, Grosdemange, le beau Ben, le Beau Bigarré, Cowboy, Rasbottines, Astérix, Hacquette, Jhonny, Valérie, le père Levet, avec sa femme, le père Rampon avec sa femme, gérard Brosse avec sa femme, le père et le fils Fievet, la famille Laheurte, Collomb Muret, les cousins (la famille Zaraoui), Adolf, la panthère Rose, bip,bip, Obélix, Lombart, Plaisant , le Curé, le Toubib, jean louis Bunet, la pipe, et bien d’autres qui ont laissés leurs photos en ce lieu devenu mythique pour les vieux chauffeurs, que nous n’étions pas encore.




De plus la mémoire est sélective et puis j’aurais de revenir sur tous ceux que je n’ai pas nommés et peut-être oubliés.
Donc le soir nous restions à discourir sur le monde en sachant que ce qui nous attendait n’était pas toujours une partie de plaisir, et qu’une fois en cet endroit nous avions mangé notre pain blanc. Au fait le pain turc était une vrai merveille surtout quand nous l’achetions le matin tout chaud sortie du four.



Nous avions aussi des contacts avec les gens du parking, nous jouions au foot avec un gamin qui avait été atteint de la polio, et il était heureux de jouer avec nous, nous avions de bon rapport avec Mèzout, qui par la suite vint et travailla en France, parfois la nuit des coups de révolver retentissaient, c’était des essais pour une arme, car certain chauffeurs s’équipaient de ce moyen de défense.





Le jour nous draguions les touristes que s’installaient sur le camping.
D’ailleurs parfois nous voyons arriver sur ce parking un camion qui venait en droite ligne d’Australie, c’était un camion type militaire, avec des bancs à l’intérieur, et les jeunes voyageaient assis sur les bancs, une fois au Londra ils installaient une toile de tente communautaire, et ils étaient surement heureux d’avoir fait un voyage aussi éprouvant.
Une autre figure de cette route était un car anglais qui lui venait jouer les touriste sur le camping, à l’intérieur des couples de jeunes gens surement friqués car au maximum 6 couples vivaient dans ce car.

Istanbul.

Istanbul est une ville chargée d’histoires, trois noms lui ayant été donnée, le premier Byzance, synonyme de richesse dans le langage courant, puis Constantinople, et pour finir aujourd’hui Istanbul.



Il est vrai que nous ne nous occupions que très peu de l’historique, d’Istanbul, quand nous rentrions nous savions que cette ville marquait la fin d’une première partie de voyage parfois très éprouvant, suivant les conditions de route, et que nous allions trouver en cette ville et au Londra camping un peu de repos, pour ensuite reprendre la route vers l’Europe. Dans l’autre sens, nous savions que la route qui était devant nous n’était pas de tous repos.



Certains chauffeurs, passaient leur temps sur ce parking, pour faire certaines réparations nécessaires, d’autres filaient sur la ville pour aller au Bazard, et parfois visiter, la ville.



J’ai visité cette ville, car elle était pour moi attirante, et puis comme je suis curieux, je voulais trouver les réponses à mes questions.




Pourquoi le surnom de la corne d’or ??




La réponse m’a é té donné par des gens de ma connaissance qui vivaient en cette ville, je vous la donne.



Cette apparence, était visible le soir et en été, en effet la ville est une ville sur l’eau, et pendant les grandes chaleurs cette eau se transforme en brume, et le soir vers 17 heures quand le soleil est bas sur l’horizon, ses rayons viennent illuminer cette milliers de gouttelettes en suspension, et cela ç pour effet de revêtir la ville d’un halo d’or.




C’est l’explication que j’ai et que j’ai retenu.


Souvent nous allions au Bazard, ou nous étions harcelés par les gamins qui vendaient tout et n’importe quoi.



Nous achetions des produits que nous considérions moins cher qu’en Europe, des colliers d’ambre, de l’or a 14 carats, des jeux d’échecs en albâtre, ou en marbre, nous nous faisions confectionner des chaussures sur mesures, et surtout nous flânions dans les allées de ce Bazard.