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Le Kossovo en Camion.







Dans la suite des aventures de Jean-Louis sur les routes d'Europe d'Asie ou d'Afrique, il nous narre son épopée au Kossovo ou, une fois encore, les camions ont apporté les aides humanitaires dont les populations avaient tant besoin.

C'est grace à lui et à des chauffeurs routiers de cette trempe, que bien des aides ont été distribué et bien des gens ont eu la vie sauve.

Jean-Pierre.



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Parfois je faisais des convois humanitaires, et ce n'était pas pour faire bien mais parce que je devais le faire pour des gamins qui avaient faim.

Pour ce voyage, je commencerais, en France, car le début est en lui même, un voyage, je me trouvais du coté de Lyon, quand un ami transporteur me donna l'information, une ONG cherchait des camions pour aller au Kosovo, l'ONG le Secours Populaire Français, avait mis en place une opération "mille camions pour le Kosovo". Je pris le numéro de téléphone de la personne qui s'occupait du voyage, et nous avons convenus un contrat de transport, avec un chargement à Chambéry, ou le lendemain matin je trouvais plein de personnes qui menait à bien une mission remplie de générosité.

Le chargement en lui même, de la nourriture, des vêtements, des produits de toilettes, enfin de tout ce qui est nécessaire pour avoir un peu de chaleur dans les rapports humains. Le soir avant de partir je devais d'abord me mettre en évidence sur la place principale de Chambéry et j'ai du être photographié, par des reporter , qui couvraient l'opération, mais je ne suis pas très photogénique et en plus je n'aime pas être pris en photo. Obligation m'était faite d'emmener avec moi un membre de l'ONG, il s'avéra un bon compagnon de route malgré mon mauvais caractère surtout au volant. Au matin je me trouvais sur le parking d'attente pour accèder au Tunnel du Frèjus.

Puis la route vers Bari, ou je prenais le ferry vers Bar, arrivée le surlendemain au matin, pour prendre le bateau le soir et passer, la nuit a bord. Surprise le Ferry Monténégrein, tout en étant propre sentait eh oui il sentait la merde, pas d'autres mots pour donner l'idée de l'odeur, le lendemain matin débarquement à Bar, et il fallait faire les formalités douanières pour allez plus avant.

Après quelques difficultés dues au fait que les pots de vin sont une institution dans ce pays, et après avoir trouvé la somme correspondante à l'ouverture de la bonne volonté des autorités douanières, nous avons repris notre chemin.

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Au départ de Bar nous devions prendre la direction de la capitale Podgorica, la route n'était pas désagreable, à la sortie de Bar il fallait passer par un col puis le route jusqu'à la Capitale était facile, seul quelques policiers, nous arrèttaient pour des infractions fictives, mais cela faisait partie de jeu, et j'étais pour ma part habitué à ces pratiques.

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Puis une fois le capitale passée, nous prenions la route en direction de Belgrade, et avant d'arrivée à une frontière de Bijelo, nous prenions la route de Bérane, la route était en plus mauvais état, mais ce n'était rien à coté de la route qui nous attendait après cette ville, car l'autre route passait par un col, ou deux camions devaient pour ce croiser faire attention au retroviseur.

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La nuit était tombée quand nous sommes arrivés dérrière le dernier camion qui attendait pour passer cette frontière. Je partis à pied vers les baraque de la douane, et je savais que nous étions prioritaire, du fait que le camion était sous le couvert d'une ONG, et ne transportait que des dons et donc n'avais aucune valeur marchande.

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Malgré toute ma bonne volonté nous dûmes attendre le lendemain matin.

Au matin avec de nouveau douanier nous pûmes nous remettre en route, et j'ai du doubler un nombre incalculable de camion et de voiture qui attendaient dans le froid. Tiens j'étais au Kosovo, je m'attendais a chaque virage de trouver des hommes en armes prêt à tirer sur tout ce qui bougeait, rien de tout cela, mais la guerre était présente dans ce car garé sur le bord de la route et qui était percé tel une passeoire des centaines de trous causé par des tirs de mitraillette, puis le descente du col, et un poste de police tenu par la troupe italienne, il fallait faire un zigzag pour passer entre les chevaux de frises, le militaire en poste me demanda ou j'allais, et la réponse lui convint car il leva la barrière. Mon invité forcé n'était pas très fière, et je sentais que la peur était prèsente en lui, mais je roulais calmement, et il finit par s'endormir.

La route plus j'avançais vers Pristina devenais de plus en plus dangereuse, plus de pont nous devions passer, directement dans les champs et gare à suivre la bonne trace, car l'enlisement était le résultat d'une erreur de parcours, la semi ballotait et prenait du dévers mais je devais passer et donc a moi de faire que cela passe, parfois un trou de bombe au milieu de la route, et encore un passage de fortune, et toujours la même angoisse, ne pas ce coucher, pas ou peu de circulation, et parfois quand je passais un endroit difficile, les véhicules qui venait en face attendaient que je soit passé. L'arrivée sur Pristina, me laissa perplexe, car la circulation était règlé par des Anglais, qui avait pour véhicule d'intervention un tank planté au milieu de la chaussée. Je devais me rendre à la base du Secours Populaire de Mitrovica, qui était tenue par des femmes remplies d'abnégation, et qui nous ont accueillit avec le sourire des gens qui ont donnés et qui vont donnés, pas de courant dans la maison, mais un téléphone cellulaire, avec amtenne parabolique, pas d'eau chaude, mais le repas fut le bienvenue, et surtout toujours le sourire des personnes présentes, il y avait même une vache dans son étable.

Le déchargement eu lieu le lendemain matin de bonne heure car je souhaitais repartir dans la journée, prèfèrant faire la route de jour, à midi je repassais devant le poste des militaires Français qui me saluaire, et juste une petite aventure, qui dénotait la nervosité des Kosovars, les anglais dans Pristina avaient jugés bon de dévier la circualtion dans une rue, ou une fois que je mis suis engagé seul un vélo pouvait me croiser, et un automobiliste plus nerveux que les autres me mis en joue avec un révolver, pour me faire comprendre qu'il voulait passer, et cet un homme agé qui l'arrêta dans sa volonté de me faire passer de vie de chauffeur à trépas sur un corbillard. Je suis retourné au Kosovo plusieurs fois au grand dame de mon épouse, mais j'ai toujours aimé le parcours du risque.

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Le plus beau camion conduit par un âne sera toujours une charrette.

Texte de: Delarue J-L