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La Roumanie en Camion.







Dans ma série des pays visités par Jean-Louis voici la Roumanie qu'il fit avant et après la chute de la terrible dictature communiste.

Ces souvenirs différent des miens mais ce pays était attachant, malgré la misère dans laquelle vivaient les gens.

Jean-Pierre

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J'ai fréquenté ce pays sous l'ancien régime et sous le nouveau, le seul changement qui y est intervenu m'a été annoncé par un ingénieur qui travaillait dans une usine à Zalaü, quand je lui ais demandé ce qui avait changé dans son pays sa réponse a été " nous sommes toujours aussi pauvres mais nous sommes libres"

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J'ai abordé ce pays avec beaucoup d'appréhension, car je savais que le régime qui gérait ce pays avait pour habitude de ne pas aimer les grandes gueules. Mon premier voyage c'est passé à chercher ma route je venais par la Hongrie, et j'allais livrer a Bucaresti

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La police à cette époque était comme dans beaucoup de pays dit pauvres une police qui cherchait surtout à prendre de la monnaie, et nous étions des proies car nous représentions le capitalisme. Une fois je du téléphoner à mon employeur, et pour cela je du me rendre à la poste centrale de la capitale, durée d'attente 4 heures, puis je pu enfin avoir mon employeur au téléphone, surprise nous n'étions pas tout seul, j'entendais des respirations, et des toux de personnes qui écoutaient notre conversation, mais nous n'avions rien à dire qui puissent les gèner car au bout d'un moment nous n'avons plus entendu de bruit particulier.

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Mais revenons un peu plus sur l'époque d'après, ou les gens étaient enfin libérés du joug du dictateur. Sur ce voyage je suis arrivé en Roumanie par le sud, et la douane de Ruse, ou Georgiu au choix. J'étais chargé de peinture anti rouille et surtout nous avions, car nous étions deux camions, quatre caisses deux sur chaque camion qui valaient 1 million de dollars la caisse, c'était des réducteurs électronique pour une usine de Zalau qui avait été racheté par les Américains, les caisses mesuraient près de deux mètres 70 de haut et dépassaient de la semi.

La libération du pays n'empêchait pas la connerie, car quand j'ai présenté les papiers aux douaniers, j'ai tout de suite compris que nous allions avoir des problèmes, 4 millions de dollars sur roue, une aubaine, d'abord regarder s'il ne manquait pas une virgule sur les papiers, puis transmettre les papiers au transitaire, qui lui n'avait pas la couverture suffisante, pour payer les taxes, donc appeler le transitaires de Zalau, pour savoir s'il pouvait descendre avec l'argent, une somme considérable en liquide, car à ce moment les chèques n'avaient que la valeur du papier et pas plus, résultat 3 jours d'attente avant qu'un douanier, qui n'avait plus faim, prenne la décision, de nous laisser passer, mais ce n'était pas fini, car avant de sortir de la douane il y avait une toise qui décida que nous étions trop haut, et de nouveau le porte monnaie, de plus il nous fallu acquitté la taxe écologique, eh oui la taxe écologique, nous avions séjournés trois jours sur un parking ou le mot toilette n'était pas connu, ou il nous fallait faire nos besoins au petit bonheur la chance, mais nous étions sortis.

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A la sortie de la douane, première grosse surprise, la déviation pour les pl était dans un tel état que pour faire des exès de vitesse il m'aurait fallu être un virtuose.

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Et le R380 tanguait de tout les coté, mais allez courage le camion, nous passerons, j'avais connu pire, et dans d'autre pays.

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Enfin nous avons attrapé la route de Bucaresti, et elle devint plus roulante. Mon camarade, n'était pas habitué à ce genre de pays, et je le sentais méfiant derrière moi, ou alors il visitait, il est vrai que la roumanie à de très beau paysage, mais nous étions en hiver et les températures voisinaient avec le moins 10° le jour et le moins 25° la nuit.

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La photo est un paysage d'été.

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La folie des grandeurs de bucaresti, mais nous nous ne devions passer dans la capitale pour aller gagner de l'argent, oui vous savez, vous mettez du plastique dans une fente, vous tapez des chiffres et si vous avez de la chance il vous marque votre gain et vous paye tous de suite.

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Le lendemain matin nous devions nous trouver à Bacau, sur un complexe qui appartenait à une grosse Ste Française, Nous étions un peu crasseux et notre seule idée était de trouver un hotel pour pouvoir prendre une douche, de plus comme nous roulions de nuit nous devions être méfiant, car les passages pour piétons ne sont que très peu respecté par les piétons, il n'était pas rare de voir des personnes marché au milieu de la route en pleine campagne.

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Enfin à la sortie d'un village j'aperçois un panneau marqué du sigle Hotel allumé, ma femme reprit espoir à la vue de ce panneau, température -20, nous garons les camions en prenant soin de les laisser tourner, puis nous allons demander deux chambres avec douches. Devant l'acceptation nous aurions embrassé le réceptionnaire. La chambre, froide, mais qu'importe, il fallait une douche, nous la trouvons au bout du couloir, et vite l'ouverture des robinets, l'eau coulait froide, et toujours froide.

N'écoutant que notre volonté nous avons pris une douche glacée, mais nous étions peut être frigorifiés mais propres, les surprises n'étaient pas terminées, car dans la chambre pas de chauffage, nous nous sommes enfouis sous l'édredon, et la chaleur des corps fit le reste, le lendemain matin surprise nous avons trouvés le radiateur, caché sous les couvertures.

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Après le petit déjeuner, nous nous sommes rendu vers l'usine, qui ce trouvait à une vingtaine de kilomètres. La journée pour faire la douane, quand a nous nous avons été faire un tour en ville, très très froid le climat, du verglas partout, et en decendant un trottoir, la cheville m'a lachée résultat retour au camion en taxi et dans la couchette impossible de marcher.

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Le déchargement fut épique car c'est mon copain qui dut le faire à ma place. Le lendemain matin makgré la douleur, nous avons remercié, la secrétaire qui parlait six langues, et qui aimait la France, elle travaillait à mi-temps 12 heures par jour, et gagnait à l'époque 3300 Leï par mois, juste une comparaison un paquet de Malboro valait 300 Leï.

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Nous avons repris la route après lui avoir donné un paquet de café en grain, car le café moulu n'est pas apprécié dans ces pays, et surtout oh!! comble du bonheur pour elle, un litre de lait en bouteille blanche.

En regardant la carte, nous avions deux possibilités pour aller vers Zalau, l'une par Brasov, l'autre en passant par le nord, et en suivant le cours d'une rivière, mon copain me dit en passant par le nord nous ne devrions pas avoir de problème car si on suit la rivière cela ne doit pas monter. Et surtout en redescendant par Brasov nous faisions un détout de plus de cent bornes, allez vogue la galère, nous voilà partis pas la rivière.

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Ce que nous n'avions pas prèvu c'est qu'il y avait un barrage à 1300 mètres d'altitude, températures -30 route verglacé et surtout pas de chaînes. De plus mes pneus étaient des rechappés qui offraient une surface trop plane pour ce genre de route, mais l'inconscience doublé de mon expèrience fit le reste et nous voila entrain de monter cette route, quand le gas oil commença a geler, j'étais à 100 mètres du col et à l'arrêt, thomas prénom de mon copain, était passé devant car lui avait une bonne monte de pneus. Il décrocha sa semi en haut et redescendit en solo pour me tirer, je lui dit de prendre ma femme à bord de son camion car elle commencait à être bleue, puis je réarmorçais mon camion.

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Après plusieurs éssais pour reprendre ma route, j'ai arrêter un camion roumain en six roues et surtout chargé de sable il avait une barre, très vite on s'accrocha, puis il me tira jusqu'en haut du col, ou je lui ai donné une cartouche de Malboro. Ma femme était collée contre le poële du restaurant grelottante de froid.

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Après un repas nous avons repris la route, et la descente elle fut un peu plus ardues, mais nous pouvions admirer le paysage, la température oscillait entre -15 et moins 25 et quand je vis une femme qui lavait du linge dans une rivière, je n'ai pu m'empêcher de dire à mon épouse que le confort avait du bon malgré tout.

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Un peu plus avant dans la journée nous avons doublé un "autocar" et quand je dis un autocar, imaginés une baraque de chantier sur roue tiré par un tracteur agricole. Puis nous sommes atrrivés sur la grande route qui fait Brasov Zalau, celle en fait que nous aurions dus suivre. Mon épouse qui ne connaissait pas ces pays regardait avec des yeux étonnées

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Nous étions un samedi et nous avions la ferme intention de prendre une chambre de motel, et nous en avons trouvé un avant d'arriver à l'usine Stilotube, celle qui avait été rachetée par les Américains, nous avons été les prévenir de l'endroit ou nous trouvions, et leur avons dit que nous serions la le lundi matin, nous avons décroché dans la cour de l'usine et remis les papiers pour la douane.

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Aller un peu de photos de la Roumanie.

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Pour vous faire rèver.

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Le temps de visite étant terminé nous allons prendre possession de notre chambre avec douche, et le première chose que nous avons fait est d'essayer la douche, pas d'eau chaude, pas de problèmes le camping gaz, une casserole, et de l'eau froide, que nous faisions bouillir, puis après avoir rempli un seau nous nous sommes lavés. ouf propre, un peu de repos quand j'ai entendu les glouglous dans la tuyauterie, et oh!! surprise de l'eau chaude, donc deuxième douches, car en roumanie ce que nous ne savions pas c'est que l'eau chaude est distribuée à des heures et des jours prècis.

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Le lundi matin, j'ai assisté, à un valse de pochons, dans lesquels il y avait des millions de Leï pour payer la douane en liquide, et vers 15 heures nous avons eut le droit de vider. Nous avons vue arriver une grue qui n'avait plus d'age, et quand elle a essayer de lever l'une des caisses, c'est elle qui c'est levée, en insitant ils sont arrivés à faire descendre les caisses.

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Aussitôt vide nous avons repris la route vers la Hongrie.

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Texte de: Delarue Jean-Louis